Rencontre avec un ingénieur atomiste israélien (2ème partie)

Publié le : 8 novembre 2008
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La première partie de l’article est plus bas dans le blog. Vous pouvez également la retrouver en cliquant dans la
partie « République Islamique d’Iran ».

Mon ingénieur atomiste est également revenu sur les moyens qu’a l’Iran pour envoyer sa bombe sur Israël par
exemple. Au cours des dernières années, il à souvent entendu des arguments comme « Israël ‘a rien à craindre, l’Iran n’a pas de bonne aviation ». Faux et archi-faux selon
l’expert.

L’Iran n’a certes pas terminé de développer son Shahab 5, les ayatollahs peuvent quand même envoyer une bombe sur
Israël… Par quels moyens ? « Un Boing 747 qui s’écraserait sur tel-aviv, un bateau qui exploserais au large d’Israel et encore bien d’autres méthodes » (a ce propos, lire l’article « la bombe
flottante »). En gros, l’Iran, même sans missile vraiment développé a la capacité d’attaquer Israël.

Je lui demande alors :  » Concrètement, Israël pourra t-il survivre à une attaque nucléaire ? ». Il me réponds oui
avec certitude. Il m’explique ensuite la portée que la bombe aura sur les générations à venir et me dit qu’il faudra reconstruire pas mal en Israël. Il insiste sur le fait que beaucoup de gens
mourriraient de cette bombe… Mais il espère aussi que la communauté internationale se mobilisera en faveur d’Israël. Il pense qu’en très peu de temps Israël pourra se remettre sur ses pieds.
Que les palestiniens n’auront plus aucune légitimité. Il parle ensuite de l’engagement américain de détruire l’Iran et son gouvernement si quelque chose comme cela devait
arriver.

Surpris, je lui demande pourquoi seulement le gouvernement américain… Il me répond en sourriant que la Chine
n’attaquera jamais l’Iran. Les contrats chinois y sont bien trop important. Les russes n’ont plus de feront pas de mal à la bête. En Europe, l’Allemagne tire des profits gigantesque à « traiter en
cachette avec l’Iran », la « Suisse est le banquier de la République islamique », « l’Angleterre n’a plus les moyens de s’engager en Iran », la « France n’a pas assez d’hommes pour le faire », etc…
Triste civilisation.



Quel est donc le remède pour prévenir plutôt que guérir ? Aux
yeux du spécialiste, le meilleur remède reste la négociation. Il sait que l’Iran gagne du temps en jouant ainsi mais quand il parle de négociation il ajoute « avec des spécialistes connaissant la
culture Perse ». Seul de vrais négociations peuvent empécher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire. Ceux qui parlent de guerre, à ces yeux, oublient certains points.

1 : Une guerre unifierais le pays derrière son leader
2 : La guerre ne ferait que retarder de 3 à 5 ans l’obtention de la bombe (ils n’ont peut etre plus le matériel,
mais gardent les connaissances)

Il souhaite aussi la prise de sanctions plus sévères. Il faut interdir aux iraniens de sortir de chez eux en ne
leur fournissant plus aucun visa, même touristique.

A ceux qui parlent de révolution du peuple, il ne pense pas que cela arrivera. Le peuple est certes mécontent,
mais ne peut rien faire. Pour l’instant en tout cas ! La seule chose que l’on peut prévoir pour l’instant, c’est la future défaite d’Ahmadinejad aux présidentielles de 2009. Qu’importe,
Ahmadinejad n’a aucun pouvoir de décision en Iran puisque ce sont les ayatollahs qui tiennent le pays.

Enfin… Un avenir bien sombre s’annonce ! Espérons que le nouveau président du monde saura y faire avec les
ayatollahs.

 

2 Réponses à Rencontre avec un ingénieur atomiste israélien (2ème partie)

  1. yoyo

    9 novembre 2008 a 00:59

    Excellent resume, bravo et surtout merci!

  2. Aurélien Royer

    9 novembre 2008 a 04:32

    Espérons aussi qu’Obama sera tenir ses promesses. Il avait annoncé des discussions avec tous ceux que les républicains et noé-cons appelent les ennemis de l’Amérique. Si le dialogue est la meilleure solution, il faut donc que son administration en fasse une priorité… attendons de voir. J’ajoute que l’Europe a sans doute un rôle à jouer dans cette affaire, en participant à l’intiative de convoquer une grande réunion régionale. Car, au Proche-Orient, tout est lié !