
Au
départ, ce sont des amis venus assister à une manifestation aux Etats-Unis qui m’en ont parler. J’avais déjà lu ici ou là des articles dans la presse… Mais rien de réel, rien de concret.
Lucy et Jeane(prononcez Gin) ont observé de drôles d’insectes voler au dessus de l’assistance. « J’ai entendu quelqu’un dire, ‘Oh mon dieu, regardez ça’« , « J’ai regardé et je me suis
dit, ‘Bon sang, qu’est-ce que c’est’ ? Ca ressemblait à des sortes de libellules ou de petits hélicoptères. Mais je veux dire que ce n’était pas des insectes« .
A l’écart de la foule, Jeane les vit également. « Je n’ai jamais rien vu de tel de ma vie. Elles étaient
grandes pour des libellules. Je me suis demandé, ‘Est-ce mécanique, ou est-ce vivant ?‘ ».
Avec ces observations insolites, l’idée que le gouvernement américain utilise des robots-insectes pour espionner
les manifestants attise un peu plus la paranoïa parmi les adeptes de la conspiration.Visiblement, le public n’a pas été victime d’une allucination collective. Ces témoins ont donc bien vu des
objets volants inconnus – des OVNI au sens strict – évoluer dans le ciel.
Maintenant il faut essayer de déterminer s’il s’agissait de jouets téléguidés ou d’autre chose. Essayons de relier
ces observations à ce que nous savons sur les recherches en cours et notamment sur certains projets civils et militaires pour tenter de les identifier.
Nous savons à travers les publications scientifiques que les chercheurs de l’Université de Cornell étudient la
façon dont volent les insectes et notamment les libellules. On sait par exemple que les insectes volant utilisent des moyens biomécaniques pour voler, un procédé longtemps jugé
« t
Nous savons également que la CIA fut l’une des premières agences à étudier le sujet dès les années 1970. Son
département R&D a développé un « insectothoptère » qui ressemblait à une libellule et qui contenait un minuscule moteur à essence pour actionner ses quatre ailes. Il vola mais il fut considéré
comme un échec car il ne pouvait pas résister au vent de travers.
George Little, porte-parole de la CIA, a déclaré qu’il ne pouvait rien dire sur ce qu’avait fait la CIA depuis
cette époque. La direction de l’Office of National Intelligence, le Department of Homeland Security et les Services Secrets ont également refusé d’aborder la question.
Il existe également les drones dont le MQ-5B/C Hunter a récemment fait l’actualité en tuant pour la première fois
en Irak. Leur dimension vont de la maquette pour enfant au petit avion.
A titre privé, il est notoirement connu que l’association Ornithoper développe également des robots volants allant
de la taille d’un oiseau à celui d’un insecte.
On sait également que des bestioles similaires furent déjà utilisées au cours de la Seconde guerre mondiale et que
les technologies actuelles les ont rendu très sophistiquées.

A
titre militaire, en consultant les archives du Département de la Défense (DoD), on découvre les descriptions de près de 100 modèles différents de robots-insectes (robobugs) qui sont aujourd’hui
opérationnels, certains aussi petits que des oiseaux, les autres de la taille d’un petit avion. Bref, on est bien là à l’échelle du drone et cela n’est pas du ressort de la science-fiction
!
Ces documents disent que cette flotte de robots d’un nouveau type comptabilisait déjà plus de 160000 heures de vol
en 2006, quatre fois plus qu’en 2003. Un rapport récent de l’U.S. Army Command and General Staff College prévient que si les règles de trafic ne sont pas rapidement clarifiées, l’encombrement
provoqué par ces véhicules autoguidés « pourrait rendre l’espace aérien militaire chaotique et potentiellement dangereux« .
Seul problème, aucune agence (Ni le MOSSAD, ni la CIA) n’a admis avoir envoyé cette escadrille de
micro-drones espionner la population. Toutefois, un certain nombre d’agences gouvernementales et de sociétés privées reconnaissent qu’elles essayent d’en fabriquer. Certains groupes ont financé
des équipes qui élèvent des insectes porteurs d’une ordinateur sur le dos (on va pas dire qu’ils portent une puce!) dans le but de les utiliser comme agent espion. Les mouvements de leurs ailes
seraient contrôlés à distance. Ces « robobugs » pourraient suivre des suspects ou survoler des zones sinistrées à la recherche de survivants.
Le journaliste prétend même qu’ils pourraient suivre des missiles guidés jusqu’à leur objectif ! Mais dans ce cas,
on ne parle plus de robots-insectes mais de drones. Rappelons qu’un missile Yakont ou Milan vole à 2.5 fois la vitesse du son, soit 860 m/s. Costaux le robot-insecte ! Et plus encore quand on
sait que l’USAF pourrait élaborer des missiles à propulsion électromagnétique capables de voler à Mach 10 soit 12000 km/h (3350 m/s) et espère mettre au point des missiles volant à 7560 km/h soit
2100 m/s en 2015.
Si certains amateurs prétendent que la technologie pour élaborer ces micro-drones « n’est pas encore
au point« , c’est mal connaître les activités du DARPA et du Mossad, les départements R&D, qui ont toujours une longueur d’avance.
« Rappelez-vous de Gandalf, le sympatique magicien du film

« Le Seigneur des Anneaux » qui utilisait un papillon de nuit pour appeler à l’aide« ,
faisait remarquer Amit Lal, au cours du symposium international « Flying Insects and Robots » qui
s’est tenu en août 2007 en Suisse. « Cette vision de science-fiction fait partie du royaume de la
réalité« .
Et de fait, à l’image de ce qu’a fait l’Université de Cornell, le DARPA a déjà monté un système informatique sur
un papillon de nuit au stade pupa (stade intermédiaire entre la chenille et l’adulte volant), le
transformant littéralement en cyborg.
Toutefois, en juillet dernier, Robert Wook et son équipe de roboticiens de l’Université d’Harvard ont réussi à
fabriquer un robot-insecte volant comme une mouche (première image) dont les ailes synthétiques effectuent 120 battements par seconde.
Reste le problème de la taille. Les experts considèrent qu’étant donné la taille réduite des « appareils » observés
par les témoins à Washington, la qualité des données récoltées serait inférieure à celle obtenue par les caméras et les microphones bas de gamme que vous pouvez acheter dans un magasin
d’électronique grand public. Accessoirement, on invoque le fait que le gouvernement ne passerait pas son temps à les utiliser pour surveiller quelques pacifistes sur son territoire mais les
enverraient plutôt sur les théâtres d’opérations en Iran ou en Irak.
Mais tempérons leur incrédulité car les chercheurs allemands du Fraunhofer Institut für Angewandte Optik und
Feinmechanik ont déjà développé la première caméra CCD à oeil composé. Certes, a elle seule elle est aussi grande qu’un scarabée, mais ce n’est que la première étape.
Certains parmi ceux qui ont entendu parlé des robots-insectes de Washington concluent que les « libellules » étaient
des drones envoyés par le gouvernement. Si ce n’est pas exclu, leur conclusion reste prématurée.
|
|
Mara Verheyden-Hilliard de l’association « Partnership for Civil Justice » enquête sur les rapports des témoins et a
ouvert une requête dans le cadre du Freedom of Information Act auprès de différentes agences fédérales. Si de tels appareils sont utilisés pour espionner des activistes politiques, elle considère
qu’ »il s’agirait d’une violation flagrante des droits civils du peuple« .
Pour de nombreux roboticiens, ce combat et le rôle technologique potentiel de ces objets paraît superflu,
rappelant que les caméras de surveillance sont déjà partout, et que ce n’est pas très différent.
Du reste, il paraît normal dans un pays démocratique que les citoyens soient clairement informés sur les actions
du gouvernement, mais celui-ci peut garder le silence sous le prétexte qu’il s’agit d’une question de sécurité nationale. Dans ce cas, seuls les sénateurs pourraient exiger l’ouverture d’une
commission d’enquête si la situation l’exige.
(En photo : Mouche électronique (développée par le mossad ?), ornithopteres (oiseau électronique) et papillon
cyborg)
syboule
24 novembre 2008 a 01:46
hallucinant …
va falloir se méfier encore plus des moustiques et autre bestioles à pattes multiple brrr
Nico CG
23 novembre 2008 a 03:08
c’est excellent…
J’adore.. Imaginez le concentré de technologie pour arriver à ca… C’est de l’ultra-miniaturisation…
Faut vraiment être mastok pour ca… Mais venant de la CIA et du Mossad… Tout est possible !
J’ai entendu dire que le mossad utilisait déjà ces bêtes lors de réunions ultra secretes en Iran… Info ou intox ? En tout cas… Merci pour l’info !
Et bravo
revolte
23 novembre 2008 a 04:47
Mais si je ne peux pas dire que cela m’étonne beaucoup, ton article me prouve encore une fois que nous sommes rentrés dans la quatrième dimension.
louloute
23 novembre 2008 a 02:56
Il y a aussi un livre de Weber qui parle d’une abeille télécommandé…
En effet, la fiction devient dépassée ! C’est beau la technologie… Enfin, si cela sert à des fins utiles, par pour regarder ses opposants…
Dracip27
23 novembre 2008 a 03:01
Et ben qui aurait put se douter,vite l’insecticide.Bonjour, je passais, un très bon blog, du genre que j’aime bien .Si cela vous tente, j’aimerai bien vous avoir dans ma communauté « Le champ du monde ».Certains gérants attendent patiemment, moi quand un blog me plait, je le dis et le fait savoir.
« On choisit ses amis, pas ses ennemis ». Bonne soirée.Dracip.
sellem
23 novembre 2008 a 01:39
c’est surréaliste!!!!!!!!!!!!
Caro
23 novembre 2008 a 02:32
entre les frontières du réel en effet.. digne d’un roman de science fiction ou d’espionnage !
kolakoka
23 novembre 2008 a 02:52
heyhey !!!
Et les ecureuil espion du massad, vrais ou faux ?