Fofana le Barbare: et en plus, il en a une petite!

Publié le : 30 mai 2009
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http://www.enjoyfrance.com/images/stories/france/news/Youssouf-Fofana.jpgQu’a t-il bien pu se passer dans la tête de ce délinquant islamiste pour se prendre pour un « martyr »? Comment est-il possible que
ce jeune homme, homo refoulé et muni d’un complexe d’infériorité dû à sa « couleur d’esclave » comme il le dit de ses propres mots, en vienne à se faire appeler « le chef des barbares?
Fofana aurait-il une petit cervelle ? Décryptage…

Après quatre semaines d’audience, la cour revient sur le calvaire d’Ilan Halimi,
retrouvé mort à 23 ans, torturé par le gang de Youssouf Fofana. Au coeur des débats, la personnalité d’un petit chef brutal et antisémite qui se rêve en martyr des juifs.

 

C’est une lettre d’avril 2007 adressée à l’un de ses avocats. Deux pages où Youssouf Fofana, «moudjadine
forever» [sic], comme
il se présente, définit les juifs : «Cellule terroriste mondiale qui divise les peuples, pilleurs de richesse, surtout de matière 1ère. Danger pour l’humanité. Se
considérant comme une race supérieure. Meurtriers de musulmans à échelle planétaire. Endoctrineurs, manipulateurs, ennemis à combattre pour le bien être de l’humanité. Allah Akbar…»
C’est
une avocate qu’il récuse, Me Isabelle Coutant-Peyre, parce qu’il la suspecte d’«être juive». Le procès du meurtrier présumé d’Ilan Halimi s’est ouvert voilà un mois devant la cour
d’assises de Paris. Des séances qui se tiennent à huis clos s’échappent des bribes de ses interventions, de ses délires, qui sonnent comme autant de revendications. Les débats ont jusqu’ici mis
au jour l’organisation ultrastructurée de son «gang des barbares», le chef Youssouf et sa bande aux ordres, des garçons et des filles très jeunes, souvent paumés, qui, avant l’enlèvement d’Ilan,
avaient déjà tenté de rançonner des victimes, juives pour la plupart.


Dans la surenchère
Cette semaine, la cour entend par le détail le calvaire d’Ilan Halimi et examine la personnalité de Fofana. Comment ce dernier a-t-il pu torturer à mort un garçon à
peine plus jeune que lui ? Où sont les racines de cet anti-sémitisme obsessionnel et primaire qui l’anime ? Depuis son arrestation, Fofana est dans la surenchère. Il prend un plaisir sadique à
assortir sa signature d’un «A mort Israël» au bas de chaque interrogatoire. Déclare quand on ne lui demande pourtant rien : «Je veux dire qu’à chaque fois qu’un juif meurt je suis
content.» Confie
à un magistrat, à propos d’une de ses collègues : «Moi, je vous aime bien, mais je préfère Mme Goetzmann parce que c’est une juive, et que je préfère avoir mes ennemis
en face de moi et pas d’intermédiaire.»
Celui qui toujours tient à se présenter comme «le chef» du «gang des barbares» insiste encore devant la cour : «Les juifs, je ne les aime pas.»

http://www.lalsace.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=5532510 height="428">La haine de soi
Entre les audiences, il consulte internet, lit les blogs qui le concernent,
demande à son avocat s’il a une idée du nombre de lecteurs sur le Net et s’il est repris par les médias arabes. Comme s’il fallait en rajouter, Youssouf Fofana s’invente sa propre histoire, raconte
aux jurés cette volonté qui l’animait, prendre «de l’argent aux juifs»«propre milice» et ainsi «libérer les Africains». Il adorerait qu’on finisse par le qualifier de
kamikaze, qu’on le voie en type habité par la foi, dévoué corps et âme à «la cause». Il se rêve en martyr, écrit en marge d’un procès-verbal, le 25 septembre 2007, qu’il est «le
symbolique trophée de guerre détenu par les sionistes»
, qu’à ce titre «les compagnies pétrolières au nom d’Allah voudront [le] récupérer». Au procès, il espère donc bientôt
se «casser», «sortir de prison», compte sur d’imaginaires Frères musulmans pour le libérer.
Fofana, martyr islamiste, personne n’y croit. Crapule sans grande envergure, Youssouf Fofana conserve une haute opinion de lui-même alors que sa vie est une succession d’échecs. Il l’a confié aux
experts psychiatres : «Vers 10 ans et jusqu’à 14 ans, je voulais devenir avocat et défendre les gens. A un moment, je voulais vendre mon imagination à des concepteurs de jeux vidéo.» Mais,
dès l’âge de 10 ans, il commet des larcins, connaît la délinquance, l’échec scolaire, l’argent facile. Youssouf Fofana est, selon les experts, un type «normalement intelligent» et qui n’a
«pas la dimension d’un idéologue».
 


Youssouf Fofana ne s’aime pas, il va re porter cette «haine de soi» sur les autres, et plus tard sur les
juifs. Le fait qu’il soit un homosexuel refoulé n’arrange pas les choses. Petit, il a «la haine» à force de «voir sa mère nettoyer les chiottes». Fatouma, qui l’a choyé, aimé
comme quatre. Youssouf, né en 1980 avec un souffle au coeur, a eu le privilège d’avoir sa mère rien que pour lui jusqu’à l’âge de 2 ans et demi. Le père vitrier travaille beaucoup, il n’est pas
souvent là, les trois aînés vivent avec la famille en Côte d’Ivoire. Puis un petit frère handicapé arrive, l’aîné rentre en France, les autres suivent. La famille s’entasse dans un deux-pièces du
12e arrondissement avec sanitaires sur le palier. A l’adolescence, Youssouf se renferme. Il n’ose avouer son homosexualité à ses amis. Les autres le dérangent, ceux qu’il «ne pouvait pas fixer
dans les yeux»
, comme l’a dit l’une de ses grandes soeurs aux enquêteurs, parce qu’il avait le sentiment de n’être rien au milieu d’eux. Il est bègue, se retranche dans le silence. Quand il va
voir des filles pour « faire semblant d’être normal« , il ment, «je leur faisais croire que j’étais le garçon idéal» : «un voyou», comme dans les faits divers.
Au collège, qu’il quittera à l’automne 1998, il se bat, est «absent», «agité», «désinvolte». Toute la famille est dupe de ses dérives. Fatouma le couve, le couvre. Elle a peur qu’il fasse
des bêtises. Alors elle l’arrose, lui donne de l’argent quand il veut. Suivi par la PJJ (Protection judiciaire de la Jeunesse) dès 1995, Fofana joue au dur devant les éducateurs. Il tente de
«déstabiliser l’autre», cherche à inverser les rôles, «donne des ordres». A la fin d’un entretien en 1998, il dit : «A quoi ça sert, une éducatrice ? Moi, je vous
utilise.»

Youssouf Fofana se rend 63 fois à la mission locale pour l’emploi entre septembre 1999 et mars 2005. Un conseiller en orientation écrit à son compte: «Il est très matinal, mais il ne fait rien
?[...]. Il veut tout avoir tout de suite.»
Il fait semblant de chercher du travail, alors qu’il vole des voitures, des scooters, braque des magasins ou des bars-tabac, cagoulé, armé de fusils
à canon scié. Il est envoyé en prison. Découvre le mitard, pense au suicide. Entre en religion. Les experts psychiatres notent en 2006 la marque de ses cinq prières quotidiennes sur son front. Son
frère aîné dit qu’«il n’était plus le même» depuis sa première incarcération. Lui se proclame «barbare, enfant des cités». C’est dans ces années-là qu’il acquiert cette assurance
nécessaire pour ensuite asservir et manipuler une trentaine de jeunes du quartier : «J’étais le chef, oui, ils m’obéissaient tous.» Aujourd’hui, Youssouf Fofana croit faire des assises où
il comparaît le lieu de sa consécration. Il oublie qu’il n’est plus rien. Pour personne. Même sa mère ne viendra pas le
défendre. Elle a fourni un certificat médical à la cour.

 

JSS et Elsa
Vigoureux

 

3 Réponses à Fofana le Barbare: et en plus, il en a une petite!

  1. Miss+Caustic

    30 mai 2009 a 00:46

    Magnifique article !!!

  2. jasmine

    30 mai 2009 a 02:02

    Article intéressant mais sur quoi vous basez-vous pour affirmer que Youssouf Fofana est un homosexuel refoulé ? 

  3. JSS

    30 mai 2009 a 02:02

    Cela fait partie des déclarations des différents psy (présents depuis son internement et au procès)…
    Et il me semble également avoir lu cela dans un rapport officiel (a confirmer)