Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a appelé lundi à des négociations directes avec Damas. Il rencontrera, mercredi, son homologue français, Bernard Kouchner, précisément venu encourager la reprise du dialogue avec la Syrie.
“Je suis prêt à rencontrer les Syriens à tout moment et en tout lieu, afin de commencer les négociations”, a annoncé Lieberman devant la commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense.
Lors de sa visite à Paris la semaine dernière, le Premier ministre Binyamin Netanyahou avait déjà invité la Syrie à reprendre le dialogue. Le président syrien Bashar el-Assad avait cependant refusé. Seule solution selon lui : des négociations indirectes par l’intermédiaire d’Ankara, et non de Paris comme l’espéraient pourtant le président français, Nicolas Sarkozy, et Netanyahou.
“La Syrie devra s’éloigner de l’Axe du Mal”, précise néanmoins Lieberman. “Nous avons affirmé de manière claire que nous sommes prêts à engager des négociations et voulons parler de paix, sans conditions préalables. Seulement les Syriens ne sont pas prêts à la démocratisation, ni à s’ouvrir au reste du monde. Leur intérêt principal est seulement de maintenir le pouvoir de la dynastie alaouite Assad.”
Kouchner doit arriver en Terre sainte mercredi 18 novembre, pour une visite de deux jours. Il rencontrera les principaux dirigeants israéliens, dont Netanyahou et le ministre de la Défense Ehoud Barak. Au programme des discussions : le nucléaire iranien et les pourparlers avec les Palestiniens et la Syrie. Le ministre français prendra ensuite contact avec les dirigeants palestiniens.
JSSNews et Jpost

