9 décembre 1942. Une date sombre dans l’histoire de la Tunisie.
L’histoire des Juifs de ce pays reste aujourd’hui encore relativement mal connue du grand public. Plus encore, leur histoire pendant l’occupation nazie. La Tunisie, à l’époque protectorat français, est le seul pays d’Afrique du Nord à avoir connu l’Occupation. Les lois de Vichy étaient en vigueur depuis 1940 ; mais c’est en 1942 que les troupes allemandes font leur arrivée brutale en Tunisie. Comme l’écrira Albert Memmi, l’histoire du monde rattrape violemment les Juifs de Tunisie.
La même histoire, cent fois répétée en Europe, commence : rationnements, port de l’étoile jaune dans les villes intérieures, réquisitions, spoliations, numerus clausus, amendes infligées aux communautés, le tout sous les bombardements intensifs des forces alliées. Le jour de la rafle, 2 000 hommes sont arrêtés, que les Allemands iront parfois ramasser jusque dans les synagogues.
En six mois d’occupation, de décembre 1942 à mai 1943, sur une population de 75000 Juifs, 4000 hommes seront envoyés aux travaux forcés dans des camps – sans compter les «Tunisiens de France » qui seront déportés à Auschwitz. Le grand organisateur, le colonel Walter Rauff, qui dirige les troupes SS, s’est déjà fait un nom. Le concepteur des chambres à gaz mobiles – où les gaz d’échappement étaient rejetés à l’intérieur du camion, provoquant ainsi la mort par asphyxie d’une cinquantaine de personnes -, c’est lui : 100 000 victimes en Ukraine, Biélorussie, Yougoslavie.
Claude Sitbon, qui prépare la sortie d’un livre sous la direction de Yad Vashem, explique : «La présence des SS aux côtés de la Wehrmacht prouve que les Juifs de Tunisie faisaient partie de la Solution finale. La défaite des forces de l’Axe à El Alamein et l’enlisement des Allemands à Stalingrad, ce concours de circonstances historiques, expliquent que les Juifs de Tunisie n’aient pas connu le même sort que ceux de Salonique. Car, finalement, Varsovie-Salonique-Tunis sont un même destin. Il n’y a pas à faire de différence entre Sépharades et Ashkénazes : tous les Juifs sont des survivants. »
Dans la ville de Grombalia, (à 40 kilomètres au sud de la capitale Tunis) certains ont pu être sauvé par des habitants loyaux qui leur offraient un logement et de la nourriture, jusqu à la libération. Les justes sont effectivement des braves et le temps qui passe valorisera leurs actions d’avantage avec un réel espoir de servir d’exemple et de modèle pour un avenir de paix et d’entente entre tous les hommes (4).
Le Bey de Tunis avait aussi une attitude courageuse dans cette période sombre de l’histoire de notre pays. Moncef Bey n’a pas favorisé la moindre propagande antijuive comme le firent les autorités de Vichy. Le souverain tunisien, Moncef Bey, monté depuis peu sur le trône avait assuré que les juifs étaient des tunisiens comme les autres. A la période de l’occupation nazie, il n’avait certes aucune possibilité d’empêcher les Allemands de se prendre à la Communauté Juive. Malgré l’antisémitisme de certains de ses sujets, il n’eut jamais une attitude hostile à l’égard des juifs tunisiens et, très habilement, il refusa de collaborer avec l’occupant allemand.
A noter que l’influence ravageuse de la propagande antisémite du Grand Mufti de Jérusalem, qui indiquait à Hitler quelles devaient être ses cibles dans le monde arabe et musulman, devait aussi produire ses effets dans la société tunisienne qui serait pourtant la première à payer le prix de son identité originale en voie de création.
JSSNews, Histoiredesjuifs.com, et Harissa.com
Yéhoudi
9 décembre 2009 a 14:37
le meilleur ouvrage a ce sujet
« Six mois sous la botte »
de Paul Ghez
Président de la communauté Juive a cette époque et Officier de l’ Armée Française …
Des Justes il y en eut parmi les Musulmans !!
et pas qu’un seul!!
a commencer par Moncef Bey qui fut pleuré a sa mort par TOUS les Tunisiens Musulmans et Juifs, il fut un grand homme!!
des Justes ? cet agriculteur de Grombalia un prénommé Abdelhamid qui sauva des dizaines de Juifs en les « embauchant » comme ouvriers agricoles
des Justes? la famille de Ahmed Sédraoui et sa femme Habiba (Allah ier7omhoum) qui recueillit mon oncle Shmouel évadé du camp de travail forçé de Djaafar el Tahatani
et dont le fils Bachir fut parmi mes meilleurs amis d’ enfance
donc de confondons pas tout …
quand a la Wermacht mon père Elie, Z’L, y fut embauché dans le service de santé
j’ ai toujours le bistouri et le scalpel qui lui servaient a opérer
jacqueline
9 décembre 2009 a 14:53
De cette sale époque il ne nous reste que des tristes souvenirs , dont les SS se sont charger de nous pourrirent la vie , et d’ ôter la vie à 6 millions de juifs en
Europe
emmanuel
9 décembre 2009 a 16:23
Si les RICAINS n’étaient pas là !!!!!
Nous serions tous ……….
je suis né en 1948 et mes parents m’ont parlé de cette chanson : « khamous zènè hi ;khamous zènè ….. »
chemaoun
9 décembre 2009 a 16:51
Emmanuel moi aussi je me rappel decette fameuse chanson, que ma pauvre Mère la chanter aussi avec fierté, car elle est une une victime de guerre civil, blessée par des éclats d’ Obus sur son corps, lors du bombardement de la Marsa ou elle travaillé comme couturière et ravaudeuse pour l’Armée Française.
jacqueline
9 décembre 2009 a 17:23
bonjour Simon , vous allez bien ?
chemaoun
11 décembre 2009 a 02:32
OUI, Jacqueline, merci je vais bien, j’espère de même pour toi, shabat shalom simon
bou bou aylik
9 décembre 2009 a 18:29
moi jme rapelle de la chanson
khamoush jana hey jeb el yasbana hey
allez va les juifs seront toujours la avec ashem no problem.
Maurice 2
9 décembre 2009 a 20:56
C’est Khamous jana khamous jana
Je dansais parait il sur la table à la libération
Mon père( Zl )une tête dure qui était directeur d’un grand magasin à Tunis et qui selon les lois de Vichy a été remplacé par un Italien avait été dénoncé et avait reçu une convocation comme travailleur obligatoire selon mon père les camps commençaient à se construire Il est rentré un midi me racontait ma pauvre mère a pris une poêle à frire a fait bouillir de l’huile et l’a versée sur ses avant bras en faisant attention de ne pas se bruler les mains pour pouvoir écrire
Il a de suite été voir un ami médecin non juif qui lui a fournit un certificat médicale et qui l’a soigné en signalant qu’il n’avait rien aux mains
il s’est présenté comme cela à la Kommandentur qui coup de chance lui a donner des travaux de peinture à faire il était tellement nul en travaux manuels que l’allemand qui le surveillait lui a foutu un coup de pied tellement fort qu’il a eu une fistule qui n’a jamais réellement guéri
Mon père ne s’est pas rendu compte en se brulant les mains qu’il risquais la mort un coup de bol qu’il soit tombé sur un ss qui l’avait affecté à la peinture
Mes seuls souvenir et j’avais moins de deux ans je me rappelle être dans les bras de ma mère lors des alarmes qui chantait avec moi de la fenêtre de la cuisine qui donnait sur une coure avec une voisine et j’ai la chanson et le bruit des bombes encore dans la tête
De temps en temps selon les rumeurs souvent fausses les juifs pensaient que c’est ce coin que les alliés allaient bombarder ou un autre et en fonction en allait ailleurs dans la famille quand on le pouvait
Et souvent chez une cousine de ma mère à l’Ariana pour ceux qui connaissent
Enfin il y en aurait à raconter
Grace à D.ieu ça n’a pas duré longtemps les alliées sont vite arrivés
Yéhoudi
9 décembre 2009 a 23:13
Punaise!!
y a que des chkeunes de Tunisie sur ce site !!!!
Arik
9 décembre 2009 a 23:22
Mon pere me raconte qu a l arrivee des allies tout le monde a Sousse allait les voir et les saoulait: « have you chwingom have you bonbon? »
David de Montreal
10 décembre 2009 a 06:34
@ Arik , viens-tu de Sousse? moi oui j’habite a cote de la fabrique de brique ma famille avaient un restau a cote du grand marche ya harsra ha oui pourquoi on appeler la plage « la quarantaine avec ce gros bloc carre en beton sur le bord la plage?
Samuel
10 décembre 2009 a 11:03
Même si l’Algérie n’a pas été occupée durant la guerre, le régime de Vichy y a été instaure jusqu’à l’arrivée des allies.
Les juifs ont été aussi soumis a ces lois indignes et de nombreux israélites ont été enfermes dans des camps situés dans le sud Algérien. Ce fut le cas de mon père très jeune a cette époque.
Il faut noter aussi le rôle déterminant et courageux de la communauté juive d’Afrique du nord qui c’est fortement impliquée dans la lutte contre le régime de Vichy et contre les Nazis
Yéhoudi
10 décembre 2009 a 12:55
Exact Samuel
peu de gens connaissent l’ existence de ces camps d’ Algérie
Jacob Oliel a fait un remarquable travail en publiant son bouquin il y a deux ans « les camps de vichy en Afrique du Nord »
jacqueline
10 décembre 2009 a 15:44
Bonjour David de Montréal , vous étiez sur Houmous ? et c ‘est vous qui avait un petit canichou gris ? si je me rappelle bien !!! Ouh la ça fait longtemps ..
David de Montreal
10 décembre 2009 a 18:54
bonjour Jacqueline oui c’est bien moi, plaisir de vous lire (elle est noire et non gris) adorable comme le votre:D
Arik
10 décembre 2009 a 20:53
@david: Mon pere travaillait dans une minoterie et mon grand pere etait courtier en huile, vous savez qu il existe une association des anciens de Sousse? Pour votre question, je vais me renseigner. Si vous voulez plus d info demandez a admin mon mail
GILBERT K
10 décembre 2009 a 22:42
Yehoudi , vous avez raison , le livre de paul Ghez est certainement le plus documenté et le plus authentique. il vient d’être réédité à paris.
il faut savoir que le même Paul Ghez a été trainé dans la boue par serge Moati dans « Villa jasmin » page 166 sans que cela ne fasse réagir quiconque à paris dans la communauté.
Maurice nous prouve que de nombreux témoignages sont encore à recueillir de ces évenements mais malheureusement trop peu parmi les historiens cherchent à réunir ces récits . Certains auteurs prétendent raconter cette tragédie en prenant soin d’éviter de faire parler les témoins…
Yéhoudi
11 décembre 2009 a 22:11
Salut Gilbert
je n’ ais pas lu villa Jasmin
Moatti est un brave garçon qui ne pouvait pas etre chose que gaucho comme son papa
Moatti que j’ ai connu a Carnot était pas né quand Paul Ghez allait prendre sa ration de désespoir tous les jours a la Kommandantur
ironie…..le Obersturmfuhrer qui le recevait a la succursale de l’ Ariana se nommait Pohl de son patronyme
je tiens l’ info de mon père qui fut réquisitionné de force pour etre incorporé dans le service de santé de la Wehrmacht
Mon oncle Mordékhai lui était larbin et homme de ménage au mess des officiers
les tables avaient en guise de nappes les Thalits des synas
le tonton Mardoché il a passé tout le temps au ménage et en passant la serppillière ils coupait les Tsitsit pour éviter la profanation
Yéhoudi
11 décembre 2009 a 22:15
APPEL a tous nos lecteurs et visiteurs Juifs Tunisiens ou autres
je cherche des photos de la Grande Synagogue de Tunis – Avenue de Paris
quand en Juin 1967 a la révélation de la défaite arabe , elle fut pillée,profanée et que notre Thorah sacrée fut souillée d’ urine et d’ excréments et lacérée …
merci d’ avance
s’ adresser a Admin pour éventuel envoi de documents
Yéhoudi
11 décembre 2009 a 22:18
PS: cette Synagogue na jamais été un repaire de sionistes a cette époque
simplement elle représentait le Juif haï et abhoré
sinon comment expliquer cet acte immonde commis par des Tunisiens Musulmans
pas un seul, pas une centaine…Mais plusieurs milliers qui pendant 5 heures s’ attaquèrent a tout ce qui est Juif
comme les pogroms de Chmielniki, de Kiev, d’ Odessa…..
quels trait d’ union funeste……
Maurice 2
11 décembre 2009 a 23:43
Arik je viens de lire que tu es originaire de Sousse
Saches que quand j’étais étudiant à l’école supèrieur de Commerce de la Rue de Marseille à Tunis je devais faire des Stages et j’ai fais un stage chez le commissaire aux compte de mon père et figure toi que j’ai tenu la comptabilité d’une société d’huile qui s’appelait GANEMOIL de Sousse c’est peut etre de ta famille ?
Sousse où j’allais en Mahané avec le Bné Akiva
et par la suite Skanes tout à coté où ej passais des Week end ya hassera ils nous ont tous volés ces crapules mais les souvenirs de notre jeunesse ils ne peuvent nous les retirer ainsi que notre rancune à leur égard ces voleurs
Et ils osent prétendre qu’on étaient bien chez eux ykhli dar omom
Arik
12 décembre 2009 a 21:36
je vais demander a mon pere ca serait une drole de coincidence!
Maurice 2
12 décembre 2009 a 00:19
Yehoudi
il y a un juif qui se dit photographe et qui sévit sur facebook qui a fait passer une vidéo de la grande synagogue de Tunis un certain freddy enta zebi
Je me suis coltiné à lui sur Juif.org ou il avait présenté ce lèche cul la Synagogue soi disant préservée grâce à l’amitié que portent les Tunisiens aux Juifs tu t’imagines le tou3ayba
Mon sang n’a fait qu’un tour tu me connais je ne supporte ni la lâcheté ni les mensonges
Cette photo montrait une synagogue vidée de sa substance inaugurée par sitruk qui n’en loupe pas une quand il s’agit de jouer au dhimmi
Les femmes étaient au rez de chaussé avec les hommes bien que séparés ce qui voulait dire que le premier réservé aux femmes n’était plus praticable
Le nombre de sièges étaient diminué de moitié
Etaient présenst environ une trentaine de personnes
les allées étaient devenues des boulevards les lustres n’existaient plus
Plus un seul Kandile (veilleuses pour nos morts)
Et même la partie centrale où officient les rabbins et qui sert aussi de Houpa pour les mariages et les bar mitsvot n’existaient plus
Sitruk a fait sa prière sur les marches d’escalier devant l’armoire où sont normalement rangés les Sifrey Torah
Cette Syna je l’ai fréquenté tous les vendredi et les fêtes je la connaissais comme ma poche c’était en plus notre lieu de drague privilégié le vendredi soir c’est aux abord de cette Synagogue que je faisais la quête pour le KKL
Et ce mec a osé dire qu’il fallait remercier le gouvernement tunisien
Que je racontais des sornette et que cette synagogue n’a JAMAIS érté autrement
Incroyable la lâcheté de certains pour faire des vacances à bon compte
Que veux tu je ne supporte pas les menteurs et les lâches et surtout les falsificateurs
Cerise sur le gâteau Yehoudi pour te dire à quel point ce type m’a débecté c’est qu’au début de sa vidéo il a commencé par montrer le fronton de la syna extérieur Magen David en zoum avec comme musique d’ambiance l’hymne tunisien
Tu connais comme moi :Alla kalidi (yekhli dar omom) ya diman Inchalla el youm kbel men 3adoua
Edith Shaked, usa
14 décembre 2009 a 22:46
Le meilleur livre sur Juifs d’Afrique du Nord DANS la Shoah est le best seller:
Among the Righteous – Lost Stories from the Holocaust’s Long Reach into Arab Lands
by Robert Satloff, 2006
Edith Shaked, Holocaust educator