Cinq ans après la décision de principe du gouvernement d’accorder à l’institut d’études supérieures d’Ariel le statut d’université, cet établissement s’est vu octroyer, cette semaine, par le ministre de la Défense Ehud Barak – dont le ministère a toute autorité dans les territoires – le titre officiel de « centre universitaire », précédant sa reconnaissance comme huitième université de l’Etat d’Israël.
Il s’agit en fait d’une décision symbolique, puisque des budgets d’Etat sont déjà alloués à cet établissement – qui compte plusieurs facultés où sont scolarisés plus de 12.000 étudiants et délivre des diplômes reconnus – bien qu’il soit situé au-delà de la ligne verte. Néanmoins, le parti Israel Beitenou qui avait fait de ce sujet une des conditions pour rejoindre la coalition, s’est félicité de l’application de cette promesse électorale moins d’un an après la constitution du gouvernement.
L’organisation de gauche « la paix maintenant » a accusé le parti travailliste, dont le chef, le ministre de la Défense Ehud Barak, qui a accordé le statut de centre universitaire à l’institut d’études supérieures d’Ariel, « de transgresser ses principes, et de pérenniser l’occupation des territoires de ses propres mains ».
Des mouvements d’extrêmes gauches comme « Shalom Akhshav » (la Paix Maintenant) se précipitent toujours de donner des jugements sur la présence israélienne en Judée Samarie. La Paix Maintenant (gauche sioniste) publie régulièrement des rapports, repris par l’ensemble des médias israéliens, sur la construction de nouveaux logements dans les localités juives situées au-delà de la Ligne verte (frontières de 1967).
Le terme « occupation » est souvent employé politiquement, sans égard à son sens général ou juridique. Le terme « occupation » est également employé par les mouvements de la gauche israélienne dans le contexte du conflit israélo-palestinien pour faire avancer l’argument selon lequel Israël viole la loi internationale en s’installant des habitations ou comme ici une université en Judée Samarie.
L’utilisation du terme « occupation » dans le discours politique au Proche Orient permet souvent de simplifier le débat. Il réduit les situations complexes des revendications et des droits par des catégories préjudiciables et prédéfinies entre le bon et le mauvais. On utilise le terme « occupation » comme péjoratif pour dénigrer ou délégitimer une partie à un conflit plutôt que d’affronter et de tenir compte aux aspects juridiques, historiques et humanitaires.
L’utilisation politique et abusive du terme « occupation » provoque ici un effet préjudiciable pour Israel. Les localités israéliennes de Judée Samarie sont légales aussi bien en vertu du droit international que d’après les accords conclus entre Israël et les Palestiniens.
Israël a pris le contrôle de la Judée Samarie lors d’une guerre d’agression déclenché par des pats voisin, de sorte que le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a pas exigé d’Israël de se retirer de tous les territoires qu’il a conquis, comme le souligne la résolution 242 du 22 Novembre 1967. La résolution du Conseil de Sécurité n° 242 et les suivantes 338…. reposent sur 2 principes : Israël peut administrer le territoire (conquis) jusqu’à ce que ses voisins arabes acceptent de faire la paix ; et quand la paix sera signée, Israël se retirera vers des frontières “sûres et reconnues”, qui ne seront pas forcément celles de la démarcation de l’armistice de 1949.
En effet, connu sous le nom de Cisjordanie (1) ce territoire à l’ouest du Jourdain ne peut en aucune manière, être considéré comme occupé, sur le plan de la loi internationale, car il n’a jamais obtenu une souveraineté reconnue avant sa conquête par Israël. A l’opposé de certaines croyances, il n’y a jamais eu auparavant un état palestinien, et aucune nation n’a établi sa capitale à Jérusalem, malgré que la ville fût sous le contrôle islamique pendant des centaines d’années.
Ces territoires sont au regard du droit international des territoires disputés et n’on pas occupé. Les accords d’Oslo ne comportaient aucune clause exigeant le « gel des implantations » et avaient explicitement repoussé ce sujet aux négociations sur le statut final.
Etant donné que la situation de ces territoires est en discussion, il est tout aussi légitime pour les Israéliens d’édifier leurs localités que pour les Palestiniens de construire les leurs. Cependant, par esprit de compromis, les gouvernements israéliens successifs ont indiqué leur volonté de négocier la question et ont accepté un gel volontaire de la construction de nouvelles localités, mesure destinée à inspirer la confiance. L’actuel gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahu a officiellement déclaré qu’il ne fonderait aucune nouvelle localité.
Par ailleurs, lesdites « implantations » n’occupent que 1,36 % du territoire de la Judée Samarie. Et c’est précisément après qu’Ehoud Barak se fut engagé à les démanteler qu’Arafat déclara la guerre, déclenchée après que Barak eut accepté l’établissement d’un Etat palestinien sur 97 % de la Judée Samarie et 100 % de la bande de Gaza.
Le gouvernement israélien qui empêche la construction juive en Judée Samarie, a même passé une proposition de loi, qui avait été déposée à la Knesset en février 2007 avec l’appui de 18 parlementaires, qui offre de créer une ville arabe en Galilée. Meir Chetrit a également octroyé à la localité de Kfar Kassem le « statut de ville », ce qui a permit à cette bourgade arabe de 19.000 habitants de bénéficier de budgets plus importants pour son développement. Le gouvernement israélien a même décider le 20 novembre 2008 de stopper le financement des implantations sauvages construites en jutée Samarie sans son autorisation.
Le sort des localités juives se décidera uniquement dans le cadre des négociations sur l’accord permanent, pas maintenant. Ce sujet ne doit être traités que dans le cadre d’un accord de paix définitif avec l’Autorité Palestinienne, et après un dialogue interne en Israel.
Les Palestiniens et leurs partisans tentent de promouvoir leur cause en faisant passer le moindre événement par le prisme des territoires contestés. Ce faisant, ils ont réussi à détourner le débat et à le dissocier de certains faits significatifs, réécrivant ou ignorant l’histoire et réinventant le droit international pour l’adapter à leurs objectifs. Ces faits ne doivent pas être oubliés.
Apres la décision du gouvernement d’accorder à l’institut d’études supérieures d’Ariel le titre officiel de « centre universitaire », le Conseil de Yesha s’est félicité de cette qualification. Il faut aussi remarquer que cet énorme effort consacré aux Universités reste unique dans la région. Israël est en 20ème position dans les dépenses pour les universités (8% du PIB !). L’un des plus grands succès de l’Etat d’Israël depuis 1948 est sans doute dans le domaine de l’Education. Dans le célèbre classement de Shanghai (classement des meilleures universités mondiales établi par des chercheurs de l’université chinoise de Jia-Tong), publié le 15 novembre 2009, on peut compter parmi les meilleures institutions académiques au monde, six universités israéliennes (2).
L’institut d’études supérieures d’Ariel, qui a obtenu le titre officiel de « centre universitaire » précédant sa reconnaissance comme huitième université de l’Etat d’Israël , va certainement développé une réputation de renommée mondiale et apparaître un jour dans le Top des meilleurs universités dans le monde. Depuis quelques années déjà, l’institut d’études supérieures d’Ariel en Samarie (http://www.ariel.ac.il) devenait un centre d’enseignement très actif, en raison du niveau élevé de son enseignement et de ses recherches.
Ftouh Souhail , Tunis
(1) Le nom “Cisjordanie” a été utilisé pour la 1ère fois par les Jordaniens en 1950, quand ils ont annexé cette terre pour la différencier du reste du pays (à l’ouest du Jourdain), et de la Transjordanie, communément appelée Jordanie (à l’est du Jourdain). Les frontières de ce territoire ont été établies une année auparavant, lors de l’accord d’armistice entre Israël et la Jordanie, qui a mis un terme à la guerre d’indépendance, au cours de laquelle 5 armées arabes ont envahi l’état d’Israël naissant. C’est à l’insistance de la Jordanie que les lignes de l’armistice de 1949, n’ont pas été reconnues comme frontière internationale, mais simplement comme ligne de séparation entre les armées, une ligne tracée en vert par les militaires, la fameuse “ligne verte”. L’Accord d’Armistice spécifie clairement qu’”Aucune disposition de cet Accord ne portera en aucune manière préjudice aux droits, revendications et positions de chaque partie, dans tout accord de paix ultérieur sur les questions palestiniennes, les dispositions de cet Accord n’étant exclusivement dictés que par des considérations militaires“
(1) L’Université hébraïque s’est tout particulièrement illustrée pour les sciences de l’informatique où elle se classe 25e ; l’Université de Tel-Aviv et l’Institut de Technologie de Haïfa se classent dans le top 150 ; l’Institut Weizmann dans le top 200, l’université Ben-Gourion du Néguev et l’université Bar-Ilan dans le top 400. Au total nous avons donc six universités israéliennes classées dans la liste des 500 universités mondiales. (Aucune université arabe n’est ne se trouve dans les liste des top 500)
trumpeldor
23 janvier 2010 a 21:11
Excellente universite dans une ville tres agreable a 15 min de Petah Tikvacision
Bonne decision quoique tardive de e barak
Maurice 2
24 janvier 2010 a 15:05
Je crains fort que cette décision qui était prévue depuis le jour même de la construction de cette université ne soit une manœuvre de ce filou de barak pour mieux faire avaler les pilules des destructions et des gels de construction à Yecha
De toute manière il avait avec livni et olmerde décidé de remplacer le maintien d’Ariel et d’autres gros regroupements par des remplacements de terres parce qu’il sait que faire quitter trois cent mille habitants d’une région est infaisable sans déclencher une guerre civile
Je n’ai AUCUNE confiance en ce type c’est un grand hypocrite