L’éducation de la haine en Norvège
Publié le : 15 mars 2010
La chaîne de télévision nationale norvégienne NRK a interviewé des enseignants de l’école primaire et du collège de villes ou l’immigration est très forte. Aucun professeur n’a parlé à visage découvert craignant des représailles. Tous sont donc restés anonymes.

Enseignant 1, une femme:
«Il ya une haine notoire contre les Juifs. Tout, depuis les blagues sur les morts jusqu’aux menaces manifestes. « Il est dit dans le Coran que vous êtes nés pour tuer des Juifs, tous les musulmans détestent les Juifs. Les Juifs doivent être tués s’ils viennent dans cette école », disent certains élèves. D’autres font l’éloge d’Hitler. Le pire à propos de cette haine du Juif, c’est qu’elle est devenue tout à fait légitime parmi les groupes d’élèves d’origine musulmane ».
Enseignant 2, un homme:
«Je vois la haine des Juifs en particulier pendant l’instruction civique. Élèves disent: « les juifs contrôlent tout, tout l’Occident est contrôlé par les Juifs. Plusieurs disent aussi qu’ils admirent Hitler, parce qu’il a tué les Juifs. Les attaques contre les tours jumelles de New York le 11 Septembre 2001 ont été l’œuvre des Juifs ». Dans ma classe, si quelqu’un soutien le terrorisme, il y a un élève pour protester. Mais si une s’élève contre les juifs, personne ne proteste. »
Enseignant 3, une femme:
«Plusieurs élèves rigolaient quand je parlait de l’Holocauste. Un garçon s’est levé et m’a ordonné d’arrêter de parler à propos des Juifs et de la Shoah. La plupart de ces enfants sont nés et élevés en Norvège. Je pense qu’il est choquant de constater qu’il est possible de grandir en Norvège avec de telles attitudes « .
Enseignant 4. un homme!.
« Maudit juif » est une insulte souvent utilisée pendant les cours. Si j’avais été juive, je l’aurais ressenti comme une violation. Ces déclarations sont un grand problème « .
Le gouvernement d’Oslo a t-il l’intention de réagir?
Par IsraelWhat. Traduit en français par JSSNews
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Sombre Italie. L’Italie sombre.
sim
15 mars 2010 a 15:09
les aryen sont de retour…?
phil01
11 avril 2010 a 17:53
Des bon-ariens ou des bon-muz ?
Marcoroz
15 mars 2010 a 15:21
En Norvège comme en France, il serait facile de mettre cette montée de l’antisémitisme sur le seul compte de la population immigrée des pays arabes; en réalité, ce sont les gauchistes qui ne cessent d’attiser l’antisémitisme au sein de la population arabo-musulmane (je n’excuse pas celle-ci pour autant).
salome
15 mars 2010 a 16:22
Les gauchistes y sont sûrement pour quelque chose mais je crois que cettte haine des Juifs qu’ont les musulmans c’est au sein de leur propre foyer qu’ils la développe..
Pour preuve, les propos d’enfants relayés dans l’interview des profs.
benny
15 mars 2010 a 16:30
il n est pas utile en effet d attiser la haine ancestrale des juifs car venant du coran mais les gauchistes attisent le feu ! en france il faut relire les declarations des jose bove inenarrable cretin pretentieux ou du maire de begles noel mamere et dire que ces gens seront peut etre un jour ministres . il faudra alors foutre le camp vite fait !!!
marco
15 mars 2010 a 16:30
Décidément, c’est leur terre qui est maudite !
aussi pourri que les Vikings,
Ils ont au moins un point commun avec les suedois , ils haissent les juifs !
bien qu’ils seraient bien incapable de nous reconnaitre dans un groupe !
juste de la haine , une alliance de haine arabo/nordique !
jacqueline
15 mars 2010 a 16:47
et vas y donc , après la Suède , la Norvège !!
C ‘est un copié/collé du III eme Reich là-bas , c ‘est l ‘antisémitisme qui arrive au
galop au nord de l ‘ europe … je suis écoeurée
benny
15 mars 2010 a 16:57
ce sont des gens tres stupides ! ils ne voient pas une seconde dans quel piege ils se mettent ! jamais les juifs ou israel n ont cause le moindre tord a ces deux pays jamais ! je pense qu israel devrait reagir en rappelent ses ambassadeurs voire meme en rompant les relations diplomatiques pour cause d antisemitisme ce qui creerait un precedent interessant ! en effet jamais israel n a pratique cette politique c est un tord !
marco
15 mars 2010 a 17:05
Rompre les relations avec ses antisemites , ne ferait que les encouragés !
le fait d’avoir des relations avec Israel, leur donne une limite aussi infime soit elle !
Que les juifs qui vivent dans cet enfer se sauvent ! oui et pour leur securité
ils seront le bienvenues en Israel !
et laissons les s’autodetruire aprés, parce que c’est tous ce qu’ils sauront faire !!
L’ agence juive doit intervenir d’urgence !
Sauvez vous mes fréres !
benny
15 mars 2010 a 17:16
lors de la presidence tournante de l europe l a suede n a pas cesse d emmerder israel ! alors que la crise faisait rage en europe la suede qui presidait l europe n avait qu un seul et unique souci : ce qu ils appellent la cause palestinienne ! et l on etait alors au bord de la rupture oui il faut rompre pour faire exemple et pousser ces gens dans les bras de l iran . il serait assez rigolo de voir ces suedoises en tchador et … string coquin !
marco
15 mars 2010 a 17:20
Mais la guerre idéologique et sociale est déja en cours , dans les pays du nord,
c’est un secret pour personne, que la sexualité à la légére est un mode de vie chez les nordiques !
les muzz , sur place, semble bien s’y accomodé !!!
d’ou l’hypocrisie commune, et le ralliements d une tranche de la population vers les extremistes !
la guerre entre eux a déja commencé, et s’emplifira dés que le dernier juif sur place n’aura pas quitter ces terres maudites !
salome
15 mars 2010 a 20:37
Ces enfants sont nés et élevés en Norvége mais comme il l’est dit dans l’interview ce sont des muzzs donc les propos qu’ils tiennent ne sont malheureusement pas si etonnantes que çà…
J’ai moi même entendu des propos antisémites sortir de la bouche de petits musulmans ici en France…ils sont élevés dans la haine du juif, du chrétien …
Yéhoudi
15 mars 2010 a 21:27
« quelles que soient les richesses naturelles d’ un pays tant du domaine de son sous sol ou de la fertilité de sa glèbe,de l’ abondance de ses mers,l’ étendue de ses forets ………la plus grande sera toujours la compétence de ses habitants,le génie des hommes qui le peuple et sans lesquels régnent la misère et la sordide disette »…..
Fernand Braudel
La Méditérrannée a l’ époque de Phillipe 2
………………………………………………………. sans autre commentaire
Yéhoudi
17 mars 2011 a 11:58
coco??
tu couches ??
……………j’ aime bien les posteurs comme « corinne » qui sur un autre post feignent de savoir a peine parler français et sur un autre s’ expriment trés correctement
alors vous etes combien sur le meme Pc la Famille Racaille ??
maujo
15 mars 2010 a 23:16
c’est un copie collé de la haine enseignées dans les pays arabes à l’égard des juifs, que tous ces pays et ceux qui en acceptent les preceptes soient maudits
Winston
15 mars 2010 a 23:37
Ça fait partie de « l’enrichissement culturel »?
ruben
16 mars 2010 a 04:49
Quand les juifs sont visés c est l’occident qui est sur le point de disparaitre.
Apparemment ils ont vite oublié les prémices de la seconde guerre mondiale.
Dommage.
Averbukh
16 mars 2010 a 14:35
Le saviez vous, selon un journal norvégien, 30 scandinaves (norvege, suede, et danemark), viennent de rejoindre les rangs de… Tsahal !
La télé NRK dont parle l’article affirme même que des norvégiens faisaient déjà parti des unités d’élites israéliennes qui ont combattus victorieusement à Gaza l’an passé!
http://www.norwaypost.no/content/view/23336/26
corine01
17 mars 2011 a 11:44
ca crain, les démocratie les plus juste du monde héberge des typ qui se batte pour les facho israelien, y devrai les expulser quil croupissent dans leur fosse a merde fasciste du MO
Yéhoudi
17 mars 2011 a 12:28
ça c’est coco du coté pile
Coco pile, je te pose la meme question qu’ a coco face (ou fesse)
tu baises ??
jacqueline
16 mars 2010 a 14:51
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1) Le pillage des banques.
En janvier 1939, Adolf Hitler prépare activement la guerre. Il est furieux, car il vient de prendre connaissance d’une note confidentielle, datée du 7 janvier, préparée à son intention par le président du directoire de la Reichsbank, Hjalmar Schacht. Le ton du message est en effet alarmant. Le IIIe Reich, explique Schacht, est au bord de la banqueroute: «Il n’y a plus de réserves ni de devises à la Reichsbank » Les réserves constituées par l’annexion de l’Autriche et par l’appel aux valeurs étrangères et aux pièces d’or autochtones sont épuisées. Les finances de l’Etat sont au bord de l’effondrement», écrit-il. L’Allemagne qui, quelques mois plus tard, va lancer ses troupes à l’assaut de la Pologne, de la Tchécoslovaquie, de la Belgique et de la France a les caisses vides. Hitler sait que l’or est le nerf de la guerre moderne. Il permet d’acheter les matériaux stratégiques nécessaires aux forces armées du Reich. Dès le début de la guerre, c’est donc de manière systématique que les nazis organisent le pillage. Les victoires éclairs de la Wehrmacht (l’armée allemande) en juin 1940 marquent le début d’une chasse au trésor sans précédent. Dans tous les territoires occupés, les services de la Reichsbank, les SS, les Affaires étrangères et les services économiques de divers autres ministères participent au pillage des lingots, des pièces, des bijoux et des devises. Le bras opérationnel de ce gangstérisme d’Etat, ce sont les commandos mobiles, les Devisenschutzkommandos, «les commandos de protection des devises». Leur pouvoir est illimité: ils fouillent les caisses d’épargne, les banques privées et leurs filiales, collectent l’or des bijoutiers, des joailliers, écument le marché noir, saisissent des biens privés et forcent les coffres de certains clients des banques.
Les résultats sont à la hauteur des espérances des nazis. Pour la seule Belgique, entre novembre et décembre 1940, la curée des commandos de «protection des devises» rapporte l’équivalent de 4 320 millions de francs actuels et de 250 millions de devises. Revers de cette efficacité: rapidement, le territoire belge n’est plus une source attractive. Le salut pour les nazis vient alors des Pays-Bas. Ils mettent la main sur 100 tonnes d’or de la banque nationale complétés par le butin des commandos de devises, en tout l’équivalent de 5400 millions de francs réactualisés. L’essentiel de ce magot de guerre paie les livraisons d’acier, de tungstène, de pétrole, du wolfram en provenance des pays neutres » Mais le gisement néerlandais s’épuise aussi. L’or de la Banque nationale belge (BNB), mis à l’abri en Afrique, devient alors un enjeu central pour les nazis. Le 26 juin 1940, quatre semaines après la capitulation de l’armée belge, le roi Léopold III, prisonnier de la Wehrmacht, demande au Führer de bien vouloir rapatrier l’or belge, qui serait caché à proximité de Bordeaux. Les Allemands interrogent les autorités de Vichy. Avec diligence, la réponse française énumère les réserves d’or déposées à la Banque de France: 4 944 caisses qui contiennent effectivement 221, 730 tonnes d’or de la Banque nationale belge, 1 208 caisses, soit 57 tonnes d’or polonais, 10 tonnes d’or luxembourgeois, letton, lituanien, norvégien et tchèque. Tout cet or avait été confié à la Banque centrale française pour le mettre en lieu sûr. Mais Vichy précise que cet or n’est plus à Bordeaux, il est sur le continent africain. En effet, le 18 juin 1940, le même jour où de Gaulle avait lancé son appel à la France libre depuis Londres, vingt-quatre heures après que le maréchal Pétain eut demandé un armistice au IIIe Reich, une escadre d’or, comme au temps des galions espagnols, avait levé l’ancre. Elle était chargée de 288,730 tonnes d’or. Les Etats-Unis étaient la destination prévue, mais les bateaux britanniques ne viendront pas au rendez-vous. Cap est donc mis sur le Sénégal, loin de Hitler et des champs de batailles européens. En France, les autorités pétainistes veulent croire qu’elles tireront profit d’une politique de sacrifice volontaire et de collaboration avec le IIIe Reich. De leur propre initiative, elles proposent à Berlin de servir d’intermédiaire pour récupérer l’or. Après tout, le Sénégal est une colonie française. La réponse allemande claque comme une gifle. Le 12 septembre 1940, Johannes Hemmen, le chef de la délégation allemande chargé de récupérer l’or belge, lance au gouverneur de la Banque de France, Bréat de Boisanger: «En Belgique, c’est nous qui sommes les maîtres. Nous avons donc tous les droits sur la Banque de Belgique, et c’est à titre de client que je vous demande de mettre notre or en sécurité. Je vous prie de le faire transporter en Belgique, ou tout au moins à Paris.» Cette exigence est contraire au droit international. Mais on n’en est plus là. Les Allemands ont déjà fait main basse sur l’or autrichien après l’Anschluss, puis sur celui de la ville libre de Dantzig. Pour l’or belge, les nazis mettent cependant les formes: ils convoquent une conférence le 10 octobre 1940 à Wiesbaden. Le gouverneur de la Banque nationale belge, Janssen est écarté; officiellement, «il est subitement tombé malade». C’est von Becker, un commissaire allemand, qui le remplace. Les nazis se font le porteur d’un (faux) message de Janssen, qui demande le rapatriement de l’or belge. Le droit mis au pas, reste à récupérer l’or pour Hitler. Vichy vient une seconde fois au secours des Allemands. C’est novembre 1940. Pétain décide d’accomplir «un geste symbolique de réconciliation» avec le IIIe Reich. Il envoie deux avions chercher quelques tonnes d’or au Sénégal pour les livrer aux nazis. Puis, Vichy ordonne, sans en avertir les gouverneurs des banques centrales, de livrer la totalité de l’or belge aux Allemands. L’opération est en soi risquée: seule la voie de terre qui passe par la savane sénégalaise vers le désert saharien offre une sécurité suffisante face aux sous-marins et aux avions alliés. Qu’importe! Les caisses d’or partent pour une invraisemblable odyssée. C’est d’abord Thiès, puis la ville de Kayès à l’intérieur des terres, Bamako sur la rive gauche du Niger, Kukikuru, tête de ligne du chemin de fer et ancienne capitale du Soudan français. Là, les caisses sont transbordées dans des camions légers ou sur des bateaux sur le Niger, mais les inondations bloquent le convoi. Après des mois d’attente, les caisses parviennent à l’oasis de Tombouctou, puis atteignent Gao, la ville sainte des musulmans d’Afrique occidentale. Nouveau transbordement et cette fois, c’est à dos de chameaux ou sur des camions, que les caisses chargées d’or parcourent les 1 700 km de piste jusqu’à Colomb-Béchar, dans le sud algérien, puis par train (1 600 km) parviennent jusqu’à Alger. Là, des avions-cargo français, puis des appareils allemands les conduisent à Berlin. En tout, un voyage de dix-huit mois. Le dernier transport atteint la capitale allemande le 26 mai 1942. Impuissants, les Belges protestent. Falsifiés, les lingots sont acheminés en Suisse afin de servir l’effort de guerre nazi.
2) L’or des victimes.
Dès l’été 1942, les camps de concentration et d’extermination livrent leur effroyable butin: dents en or arrachées, montures de lunettes en or, alliances, bracelets, chaînes de montres » Selon les déclarations de l’arracheur de dents de Treblinka, «deux valises de 8 à 10 kilos sortaient chaque semaine du camp», soit l’équivalent de 2 millions de francs suisses de l’époque, rien que pour ce camp relativement peu rentable. Le Reichsführer Heinrich Himmler suit de très près ces opérations. Ainsi, fin juin 1944, il demande à la direction du camp de concentration de Birkenwald, quelle est la quantité d’or disponible sur-le-champ. Un télex dresse la liste macabre: quelques plaquettes d’or, un pendentif de montre et six chaînes, ainsi que des bracelets et des «pièces détachées», en tout 4,399 kilos, d’une valeur, au cours officiel, de 10 marks et 85 pfennigs. Himmler ordonne que 3 kilos soient transférés à la Reichsbank immédiatement et que le reste serve à titre exceptionnel à des fins de «corruption et de renseignements».
A Auschwitz, les dents étaient extraites tout de suite après que les victimes eurent été asphyxiées dans les chambres à gaz et avant que les corps ne soient brûlés dans les fours crématoires. Ce travail était fait par des dentistes de la Sonderkommando (section spéciale composée par les prisonniers eux-mêmes), appelés dans le jargon du camp Goldarbeiter. Refondu en lingots, l’or était ensuite envoyé sous escorte à Oranienburg près de Berlin, où se trouvait un bureau de la SS chargé de la gestion des biens, qui le remettait ensuite, ou du moins en grande partie, à la Reichsbank. Shlama Dragon, juif polonais, ancien membre de la Sonderkommando, qui a travaillé dans les chambres à gaz au camp d’Auschwitz et qui a réussi miraculeusement à survivre, raconte: «Quand le médecin du camp, Joseph Mengele, constatait que les hommes étaient morts, il disait: « Es ist schon fertig (c’est déjà fini), un SS ouvrait les portes des chambres à gaz, et nous, munis de masques, on enlevait les corps. Dans un couloir, les coiffeurs coupaient les cheveux, dans un autre compartiment, les dentistes enlevaient les dents.»
La Banque centrale du Reich réceptionne donc l’or et les devises des juifs, mais aussi celui des adversaires du régime en fuite ou assassinés. Les bijoux à faible teneur en or ainsi que les pierres précieuses sont écoulés sur le marché parallèle des pays neutres surtout en Suisse par des «collaborateurs». Ceux-ci encaissent des francs suisses et des dollars utiles pour le commerce extérieur allemand. L’or de meilleure qualité est refondu pour être transformé en lingots, exporté et masqué ainsi de sa véritable origine. Le rapport Eizenstat (du nom du sous-secrétaire d’Etat américain au Commerce) demandé par Bill Clinton et publié en 1996 note: «Une partie au moins de l’or vendu à l’étranger avait été arraché aux victimes des camps de concentration ainsi qu’à d’autres civils.» Quand les soldats de la 9e division d’infanterie américaine entrent en Allemagne au printemps 1945, ils mettent la main sur 100 tonnes de lingots d’or cachés par les nazis dans les mines de sel de Merkers, et trouvent en même temps des valises entières de couronnes, de montres, et de bijoux en or volés aux juifs. La Reichsbank avait ouvert un compte intitulé «Melmer», du nom d’un responsable SS, sur lequel était déposé l’or volé. Un câble de l’ambassade des Etats-Unis à Paris informe début 1946 le département d’Etat que 8 307 des lingots récupérés à Merkers «ont peut-être été fondus à partir de couronnes dentaires récupérées sur des cadavres». Des voix s’élèvent alors pour proposer de procéder à l’analyse de l’or récupéré, celui de Merkers comme celui que la Suisse va restituer conformément à l’accord de Washington, afin de déterminer ce qui provient des banques centrales européennes, et ce qui provient des victimes de l’Holocauste. Mais la proposition est écartée. «Nous ne savions pas qu’on pouvait déterminer si cet or provenait de dents, de bracelets ou d’autres sources», a expliqué dans une interview au Los Angeles Times Seymour Rubin, un diplomate américain à la retraite (d’origine juive), qui avait négocié avec les Suisses en 1945/46.
Aujourd’hui, le rapport Eizenstat constate: «Il existe des preuves indiscutables que l’or volé par les nazis à des civils et à des victimes des camps était systématiquement reçu, classé, vendu, nanti, déposé ou converti et fondu par la Reichsbank en lingots d’or, puis placé dans les réserves d’or monétaires de cette dernière au côté de l’or volé ailleurs en Europe.» Fondu, l’or SS était impossible à distinguer des lingots d’or volé dans les différentes banques centrales des pays d’Europe occupés par les nazis. Ainsi, l’analyse d’une opération de fonte de florins néerlandais volés, effectuée en 1943, par l’hôtel des Monnaies prussien, indique que 37 kilos d’or fin provenant de pillages SS avaient été ajoutés pendant l’opération. En l’espèce, cet or fut vendu presque en totalité à la Suisse.
En Allemagne, en tout cas, les archives de la Reichsbank sur l’or nazi en provenance des camps ont mystérieusement disparu. Hersch Fischler, un historien, a découvert début 1997, aux archives fédérales allemandes de Coblence, qu’en 1948, les Américains ont remis à la Bank Deutscher Länder (prédécesseur de l’actuelle Bundesbank) les archives de la Reichsbank concernant l’or nazi. Il a mis la main sur un document indiquant que des archives, comprenant 25 chemises relatives aux livraisons d’or venant des camps, ont été données à la Bank Deutscher Länder. Or, aujourd’hui, la Bundesbank, héritière de la Bank Deutscher Länder (et installée dans le même bâtiment) affirme ne pas avoir lesdits documents.
3) La machine à blanchir suisse.
Le pillage massif et systématique de l’or dans les pays occupés et des victimes du nazisme n’était pas une opération laissée au hasard: elle était essentielle au financement de la machine de guerre allemande » Parmi les pays neutres, la Suisse fut le principal banquier et intermédiaire financier des nazis», commente le rapport Eizenstat. La Suisse a-t-elle été le receleur de Hitler et de sa politique de pillage systématique? Et si tel est le cas, la politique de collaboration économique de la Suisse a-t-elle prolongé la guerre et occasionné des victimes supplémentaires? C’est, résumé à grands traits, la perspective américaine dès 1944, qu’a repris le rapport Eizenstat. Le gouvernement suisse rejette toujours ces accusations qu’il estime infondées. Si les interprétations divergent, les faits, eux, ne sont pas contestables. Depuis mai 1940 et la défaite de la France, la Suisse, encerclée par les forces de l’Axe, est dans une position difficile. Elle craint d’être à son tour avalée par la Wehrmacht. Elle mobilise ses soldats, mais son plus grand atout dissuasif, tient à son rôle de plaque tournante et à l’importance du franc suisse demeuré la seule devise convertible durant toute la guerre. Ce point est capital. La machine de guerre allemande a désespérément besoin des pays neutres: la Suède lui fournit le fer et les roulements à bille. Le Portugal livre plusieurs ressources minérales indispensables, dont le tungstène, un additif utilisé dans la production d’acier et nécessaire à la construction d’armes de qualité (lire page VIII). L’Espagne maintient un commerce actif de biens de matières premières. La Turquie fournit le chrome. Ces pays n’acceptent pas le reichsmark en paiement. Les nazis doivent régler en or ou en devises négociables sur le marché, au mieux en francs suisses. Mais après la défaite allemande de Stalingrad, plusieurs pays neutres s’interrogent s’il est encore souhaitable d’accepter de l’or «allemand» douteux. N’est-ce pas plus sage de refuser cet or, pour s’épargner des difficultés politiques dans l’après-guerre? Bientôt, l’Espagne et le Portugal ne veulent plus d’or «allemand». Le rôle de la Suisse devient alors capital. Walther Funk, président de la Reichsbank constate: «La Suisse est le seul pays où d’importantes quantités d’or peuvent encore être changées en devises.» En juin 1943, il écrit même que l’Allemagne ne peut se passer de l’aide suisse pour l’échange de l’or, «ne fût-ce que deux mois». Dans un rapport confidentiel de trois pages daté d’octobre 1942, Paul Rossy, vice-président de la BNS (Banque nationale suisse), tire les conclusions: «Le Portugal n’accepte plus l’or de la Reichsbank en paiement, en partie pour des raisons politiques, sans doute aussi, pour des raisons juridiques.» Il ajoute: «De telles objections tombent si l’or passe entre nos mains. Nous devrions y réfléchir.» Comme le dit Werner Rings qui a été écrit l’ouvrage le plus documenté sur la question (1), Rossy a une idée de «prestidigitateur»: transformer de l’or allemand en or suisse. Une parfaite opération de blanchiment qui se concrétise par des opérations triangulaires: Hitler livre contre des francs suisses de l’or volé, puis paie avec ces devises, les matières premières stratégiques en provenance de Turquie, du Portugal, d’Espagne » Ces pays vendent ensuite leurs francs suisses contre de l’or porteur d’un certificat d’origine suisse. Ils se voient ainsi délivrés de toute critique alliée: ils peuvent prétendre n’avoir fait qu’acheter de l’or à la Suisse. Ils sont «blanchis»: le tour de passe-passe a réussi. Lorsque, en 1943, les Alliés mettent en garde les neutres contre le fait d’accepter l’or du Reich, il est trop tard: 756 millions de francs suisses d’or «allemand» (dont 411 millions d’or belge) ont déjà pris le chemin de Berne. Pour toute la durée de la guerre, 1,7 milliard de francs suisses passent par la Suisse. Les deux tiers de l’or vendu ont été illégalement acquis, pillés essentiellement à la Belgique et aux Pays-Bas. De facto, sans bruit, en pleine guerre, la Suisse détient le monopole du marché de l’or. Les chambres fortes de la BNS en sont l’épicentre. Le «génie» du marché triangulaire imaginé par Paul Rossy fait que des opérations de vente de produits stratégiques ne se concrétisent financièrement que par des déplacements de quelques mètres dans les caves de la BNS.
Ce marché est indétectable en surface. Il suffit aux employés de la BNS de transvaser de l’or d’un dépôt à un autre, sans même changer de salle. Tout l’or est en effet entreposé dans une pièce de 120 mètres carrés, 39 000 lingots de 12,5 kilos sont soigneusement disposés sur des étagères, 48 tonnes en tout. Le gouvernement suisse a donné sa bénédiction. Une note confidentielle des Affaires étrangères de mai 1944 constate avec une franchise surprenante: «Les paiements allemands à la Suède s’effectuent généralement par de l’or à Berne où les lingots sont poinçonnés à son chiffre » Evidemment, le public n’en sait rien et la Suède n’est pas mentionnée dans les articles de presse comme un acheteur de l’or volé ou pillé. La Suisse lui sert, en somme, de paravent et de sauvegarde.».
4) Le règlement de l’après-guerre.
Dès 1943, les Alliés commencent à faire pression sur les neutres pour refuser l’or des nazis. En 1944, Américains et Britanniques déclarent que les transactions sont illégales et qu’elles ne seront pas reconnues dans l’après-guerre. Lorsque les Alliés sentent que la victoire a changé de camp, Washington lance le coup d’envoi de l’opération «Safehaven» (ainsi appelée parce qu’il s’agit d’éviter que les avoirs nazis volés trouvent «un refuge sûr») confiée à des agents des services secrets de l’OSS, l’ancêtre de la CIA. L’objectif est triple: il s’agit de bloquer le transfert d’avoirs allemands vers la Suisse et les neutres, de récupérer l’or volé et de prévenir toute renaissance ultérieure du nazisme, en évitant que le IIIe Reich ne déplace ses ressources hors d’Allemagne. En janvier 1945, le président Roosevelt écrit à son homologue suisse, von Steiger: «Ce serait une chose terrible pour la conscience, pour tout Suisse aimant la liberté, de se rendre compte que son pays a freiné les efforts d’autres pays aimant la liberté pour débarrasser le monde d’un infâme tyran » Je m’exprime en ces termes parce que chaque jour où la guerre se prolonge coûte la vie à un certain nombre de mes compatriotes.»
Churchill est tout aussi clair. Mais la BNS et les banques privées suisses continuent de travailler jusqu’à la fin de la guerre avec les nazis. Survient la paix. Les Alliés exigent que la Suisse restitue l’or volé. Les négociateurs alliés estiment qu’entre 200 et 398 millions de dollars-or volés sont en Suisse à la fin de la guerre (environ 9 et 18 milliards de francs d’aujourd’hui). C’est une négociation homérique qui s’engage au début 1946 à Washington. Pendant soixante-huit jours, les Suisses inventent mille prétextes, font preuve d’un juridisme sans limite, épuisent leurs négociateurs. A la veille de la conférence, ils nient même avoir reçu de l’or volé pendant la guerre. Pendant la conférence, ils s’en tiennent à une lecture restrictive du droit international et des lois suisses. Les Américains veulent boucler la négociation rapidement pour donner la priorité à la reconstruction de l’Europe. Les Britanniques ne veulent pas que ces discussions s’éternisent. Selon un mémo du 22 janvier 1946 de la British Embassy à Washington, «les gouvernements neutres sont moralement et économiquement dans une position beaucoup plus forte pour résister à des sanctions qu’ils ne l’étaient durant les hostilités. De plus, les Alliés ne peuvent imposer les mêmes pressions morales et économiques». La guerre froide commence. En réalité, reconnaît le rapport Eizenstat, «l’objectif principal des Alliés» (dans l’immédiat après-guerre, ndlr) était la sécurité en Europe». Il fallait éviter que l’or ne soit récupéré par les nazis en fuite, consolider le front antisoviétique, et remettre sur pied une Allemagne de l’Ouest démocratique. Il n’était pas question de se mettre les «neutres» à dos pour dédommager les juifs.
Devant l’inflexibilité suisse, les Alliés réduisent alors leurs prétentions à 130 millions de dollars (soit dix fois plus au cours actuel), puis à 88 millions, montant de l’or volé en Belgique que les Suisses reconnurent posséder.Finalement, ils paient 58 millions de dollars en 1946 pour «solde de tout compte» (environ 3 milliards de francs d’aujourd’hui), concernant toutes les prétentions éventuelles sur les transactions entre la Suisse et la Reichsbank. Avec un culot sans limite, les négociateurs suisses ont fait inclure dans le préambule, que la Confédération ne jugeait pas fondée en droit «la restitution de l’or», mais que le gouvernement suisse était «désireux de contribuer à la pacification et à la reconstruction de l’Europe, y compris le ravitaillement des contrées dévastées» (!). Le 25 mai 1946, l’accord de Washington est signé. Les Américains lèvent le blocage qu’ils avaient imposé sur 5 milliards de francs suisses (de l’époque) qui se trouvaient sur leur territoire et déchirent la liste noire d’entreprises suisses qui commerçaient avec les nazis. La Suisse vient de réussir son entrée dans le système économique de l’après-guerre. En septembre 1946, la commission tripartite est établie pour examiner les demandes des gouvernements et non des personnes privées en vue de la restitution de l’or monétaire volé. Composé de représentants des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, le mandat de cet organisme est de s’assurer que chaque pays demandeur obtienne restitution par l’intermédiaire du Gold Pool mis sur pied par ses soins , en proportion de ce que les Allemands avaient volé. Une dizaine de pays émettent des revendications: l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, la Tchécoslovaquie, la Grèce, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.
Yéhoudi
17 mars 2011 a 12:30
Jacqueline, je voudrais te dire que PERSONNE ne lit des copié collé aussi longs
je me permets de te le faire remarquer parce que ça peut agacer du monde
passe le lien…c’est suffisant
jacqueline
17 mars 2011 a 13:52
Bonjour Yéhoudi , vous avez raison , mais c ‘est bizarre je n ‘ais pas le souvenir d’avoir faire un C/C sur ce sujet là , et surtout aussi long !
c ‘est plus que bizarre ..
Averbukh - DANGER
16 mars 2010 a 15:40
GROS DANGER !
Les juifs norvégiens pourraient être emprisonnés car… JUIFS !
Vous ne me croyez pas, et pourtant!
La croix rouge norvégienne vient de publier un communiqué de presse qui dit que chaque juif pourrait être poursuivi en justice si Israël n’enquetait pas sur les crimes de guerre présumés.
INCROYABLE !!!
Un juif qui paierait car Israël (dont ils n’ont meme pas la nationalité) se défend ?
BEURKKKKKKKKKKKKKKKKKK
http://www.israelwhat.com/2010/03/15/red-cross-suggests-norwegian-jews-be-tried-for-war-crimes/
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