Un mythe s’effondre: la Turquie n’a jamais sauvée de Juifs sous les Nazis | JSSNews

Un mythe s’effondre: la Turquie n’a jamais sauvée de Juifs sous les Nazis

Publié le : 8 juin 2010

L’un des mythes nationaux les plus populaires, chez nous, en Turquie, repose sur la croyance selon laquelle des diplomates turcs auraient sauvé des milliers de Juifs condamnés à une mort certaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui permet à bon nombre de Turcs de s’enorgueillir de la leçon d’humanité que leur pays aurait ainsi donnée au monde. Mais cela s’est-il vraiment passé ainsi ?

Il faut d’abord savoir que les premières manifestations de sympathie à l’égard du nazisme apparaissent en Turquie dès 1933, c’est-à-dire dès que les nazis arrivent au pouvoir en Allemagne. Mais c’est véritablement à partir de 1937 que la propagande allemande prend son essor, avec l’ouverture d’un “office allemand d’information” à Istanbul, dans le quartier de Cagaloglu. Les articles et les caricatures visant les minorités – et en particuliers les Juifs – se multiplient alors dans la presse turque.

C’est aussi cette année-là que le gouvernement turc demande à ses représentations à l’étranger de ne pas octroyer de visas à des Juifs, sans que cette directive ait d’ailleurs un caractère contraignant. En août 1938, le décret n° 2/9498 stipule : “Les Juifs qui, quelle que soit aujourd’hui leur religion, sont soumis à des pressions concernant leurs droits de résidence et de voyage dans les pays dont ils sont ressortissants seront désormais interdits d’entrée et de résidence en Turquie.”

Cette politique s’est illustrée concrètement le 8 août 1939, lorsque le Parita – un navire emmenant en Palestine un groupe de 860 réfugiés juifs venus de plusieurs régions d’Europe – fut obligé, après diverses avaries, d’accoster dans le port d’Izmir. Bien que les réfugiés aient hurlé : “Tuez-nous si vous voulez, mais ne nous renvoyez pas d’où nous venons”, le Parita fut chassé sans ménagement du port d’Izmir par deux bateaux de la police maritime turque. Le lendemain, le quotidien turc Ulus titrait en une : “Ces bons à rien de Juifs ont quitté Izmir”.

Le Parita, en 1939, déversant un flots d'immigrants juifs en Terre Sainte

Il faut aussi rappeler que la signature du traité d’amitié turco-allemand, le 18 juin 1941, fut accueillie très favorablement dans le pays. Quand l’armée allemande attaqua l’Union soviétique, le quotidien officiel Cumhuriyet célébra l’événement quatre jours plus tard en titrant : “La nouvelle croisade !” Le rédacteur en chef du journal, Yunus Nadi, montra si franchement sa sympathie pour le régime hitlérien que certains le surnommèrent “Yunus Nazi”. Faik Ahmet Barutçu, député de Trabzon, rend bien compte dans ses Mémoires de l’ambiance qui régnait alors en Turquie : “La guerre germano-soviétique suscita dans le pays une véritable ambiance de fête. Tout le monde se congratulait. Les députés de l’As*semblée nationale turque se félicitaient de cette situation.”

Pendant toutes les années de guerre, la Turquie – qui est restée neutre jusqu’à fin février 1945 – a constitué l’un des rares territoires européens, avec l’Espagne, où les Juifs pouvaient espérer échapper au nazisme.

Mais il est rapidement apparu que cette porte de sortie n’était pas la plus sûre. L’épisode du Salvador l’a très vite démontré. Cette embarcation, qui avait été conçue pour transporter un maximum de 40 passagers mais qui transportait 342 Juifs fuyant une Roumanie marquée par d’effroyables massacres, arriva à Istanbul le 12 décembre 1940. Il était clair que ce cercueil flottant n’était pas en mesure d’aller beaucoup plus loin. Il n’en fut pas moins forcé par les autorités turques de poursuivre sa route. Les conséquences d’une telle décision ne se sont pas fait attendre : pas moins de 219 corps furent repêchés le lendemain au large de Silivri [à une soixantaine de kilomètres à l’ouest d’Istanbul], où le bateau avait été pris dans une violente tempête. Les morts furent enterrés au cimetière juif de Silivri. Et 63 des 123 rescapés furent expulsés vers la Bulgarie, tandis que les autres furent embarqués à bord du Darien II pour rejoindre la Palestine.

“Tuez-nous si vous voulez, mais ne nous renvoyez pas”

Après cette tragédie, la Turquie adopta, le 12 février 1941, un décret autorisant et organisant le passage de réfugiés par son territoire. Mais le texte limitait le nombre de réfugiés en provenance de Hongrie, de Roumanie et de Bulgarie à 4 500 personnes, au rythme maximal de 60 par semaine. Il fallait en outre satisfaire à toute une série de conditions pour pouvoir prétendre au statut de réfugié : avoir au préalable obtenu un “visa d’entrée pour la Palestine datant d’avant le début du conflit”, détenir un “visa de transit pour la Syrie”, ou “avoir suffisamment d’argent”. Il faut enfin préciser que ces “facilités” n’ont été ouvertes que pour une seule année.

Dans le droit fil de cette politique, les citoyens turcs juifs adultes furent forcés de faire leur service militaire dans des unités particulières, où “par précaution” on ne leur confiait pas d’arme et où ils devaient effectuer des travaux pénibles, selon le modèle qui fut appliqué aux Japonais des Etats-Unis internés à la même époque parce que considérés comme une “cinquième colonne”. Ces mêmes Turcs juifs furent ensuite soumis, à partir de 1942, à un “impôt sur la fortune”. Ceux qui refusèrent de payer cet impôt furent envoyés dans des camps de travail à Askale [nord-est de l’Anatolie].

Un nouvel incident marquant eut lieu le 12 décembre 1941 : le Struma, un navire usé et en fin de vie, tomba en panne dans le Bosphore, à proximité d’Istanbul. Il était parti du port roumain de Constanza, sur la mer Noire, avec 769 réfugiés juifs à son bord. Répondant à ses appels de détresse, des bateaux turcs remorquèrent trois jours plus tard le vieux navire jusqu’à Sarayburnu, au cœur d’Istanbul. Le moteur fut enlevé pour être réparé, mais, hormis des officiels turcs, personne ne fut autorisé à monter à bord. Les réfugiés du Struma furent confinés à bord, car les autorités turques étaient persuadées que leur véritable intention n’était pas de se rendre en Palestine mais de s’installer à Istanbul.

Simon Brod et Rifat Karako, qui comptaient parmi les personnalités les plus en vue de la communauté juive d’Istanbul, durent attendre dix jours pour être autorisés à accéder au Struma. Ce n’est qu’à partir de ce moment que fut distribuée aux passagers de la nourriture chaude offerte grâce aux 10 000 dollars que le Comité juif américain avait envoyés à cet effet au grand rabbinat d’Istanbul. La situation était bloquée : le capitaine du navire souhaitait débarquer tous les passagers et repartir en Bulgarie, tandis que les autorités turques voulaient surtout se débarrasser de ces réfugiés juifs.

Après soixante-trois jours d’une terrible attente, les autorités britanniques consentirent finalement à octroyer un titre de voyage à 28 enfants âgés de 11 à 16 ans. La Turquie, quant à elle, n’infléchit pas sa position et rejeta la proposition britannique. Une semaine plus tard, le navire reçut l’ordre de lever l’ancre et de partir en direction de la mer Noire. Mis au courant de cette décision, les passagers du Struma pendirent des deux côtés du bateau de grands draps où étaient écrits (en grandes lettres et en français) “Immigrants juifs”. Ils hissèrent également un drapeau blanc sur lequel était écrit : “Sauvez-nous”. Environ 200 policiers turcs prirent alors d’assaut le Struma et obligèrent – à coups de pied et à coups de poing – les réfugiés à rester dans les cales. L’ancre fut levée et le Struma remorqué vers la mer Noire. Le navire fut abandonné à son triste sort, sans moteur, sans carburant, sans nourriture et sans eau potable.

Le 24 février 1942, à 2 heures du matin, il fut coulé par un sous-marin soviétique. Lorsque des canots de sauvetage arrivèrent sur le lieu du naufrage, il ne restait plus des passagers que quatre corps qui flottaient. David Stoliar, un jeune homme âgé alors de 19 ans, fut le seul survivant de cette tragédie. Après avoir reçu des soins dans un hôpital militaire turc, Stoliar fut emprisonné dans une cellule de la direction de la police turque à Istanbul et interrogé pendant deux semaines. Lorsqu’il demanda ce qu’on lui reprochait, on lui répondit qu’il était “entré en Turquie sans visa”. Il fut finalement remis en liberté et Simon Brod, qui l’avait accueilli, lui expliqua que c’était un miracle d’avoir survécu à ce naufrage, mais qu’en réalité le véritable miracle, c’était qu’il soit ressorti vivant des griffes des autorités officielles turques alors qu’il était l’unique témoin de ce drame…

Le gouvernement turc ne s’exprima qu’une seule fois sur la tragédie du Struma et ce fut pour dire que la Turquie n’avait “aucune responsabilité dans cette catastrophe” et que la seule chose qu’elle avait faite avait été d’“empêcher des individus de pénétrer illégalement sur son territoire” !

La police turque fit alors savoir à la communauté juive d’Istanbul qu’elle souhaitait que “cette question ne soit plus abordée”. Ce qui fut fait. C’est ainsi que se clôtura l’épisode dramatique du Struma.

La Turquie maintint par la suite une politique très sévère à l’égard des réfugiés. En mai 1943, 20 000 Juifs de Bulgarie qui demandaient à pouvoir transiter par la Turquie pour se rendre en Palestine se virent opposer un refus de la part du gouvernement turc, qui déclara “ne pas pouvoir faire face aux problèmes qu’une telle situation pourrait engendrer”. Lorsqu’une demande identique émana de Juifs grecs, la Grande-Bretagne proposa la création d’un centre d’accueil pour ces réfugiés en Turquie, mais les autorités turques refusèrent.

Dans le contexte de cette politique, les diplomates turcs de l’époque n’avaient guère de latitude pour faire preuve d’héroïsme humanitaire. S’il est vrai que certains d’entre eux – et notamment Selahattin Ülkümen [consul de Turquie à Rhodes, qui en 1944 a sauvé des Juifs de la déportation et a par la suite été élevé au rang de “juste”] – ont commis des actes de bravoure, des doutes importants demeurent concernant l’héroïsme d’autres diplomates turcs, tels que Behiç Erkin et Necdet Kent [père de Muhtar Kent, le nouveau directeur mondial de Coca-Cola].

L’historienne et turcologue allemande Corrina Guttstadt a eu l’occasion d’aborder ce sujet dans un article récemment publié dans la revue d’histoire sociale Toplumsal Tarih.

Plaçant les Juifs apatrides et les Juifs polonais au plus bas de leur échelle de valeur, les nazis les ont envoyés en priorité dans les camps de concentration. Les Juifs citoyens de pays neutres tels que la Turquie ont par contre, en général, pu échapper aux arrestations et à la déportation.

Au moins jusqu’en 1943, un document attestant de la citoyenneté turque pouvait ainsi constituer une sorte de bouée de sauvetage. Pour autant, la version selon laquelle Behiç Erkin, en poste à Paris et ensuite à Vichy, aurait sauvé 20 000 Juifs en distribuant des documents d’identité turque relève de la fable. Ces documents de routine étaient distribués par les consulats turcs, en échange du passeport, aux citoyens turcs résidant à l’étranger dans le but de les contrôler. Les Juifs, qui avaient beaucoup de mal à les obtenir, étaient en fait obligés de se les procurer au marché noir.

Entre 1941 et 1944, la Turquie, plutôt que d’accueillir de nouveaux citoyens, a surtout procédé à des annulations de citoyenneté pour 3 500 citoyens turcs vivant à l’étranger au prétexte qu’“ils [n’avaient] pas participé à la guerre d’indépendance” [1919-1922] ou qu’“ils [n’avaient] plus pris contact avec un consulat turc depuis cinq ans”. Or il apparaît que l’écrasante majorité des personnes concernées étaient juives. Le 17 juin 1942, c’est-à-dire lorsque le diplomate Behiç Erkin était en poste en France, la police française chargée des rafles de Juifs s’adressa aux responsables nazis pour savoir comment elle devait traiter les 150 Juifs turcs internés dans le camp de Drancy, “qui [attendaient] toujours de se voir reconnaître la citoyenneté turque par le consulat de Turquie”. Les autorités consulaires turques répondirent que “ces individus [n’étaient] pas des citoyens turcs”, ce qui les condamna à être déportés vers les camps d’extermination ! En février 1943, les autorités consulaires turques en France n’ont reconnu la citoyenneté turque qu’à 631 Juifs turcs sur une liste de 3 036 noms fournie par les autorités allemandes et n’ont octroyé in fine un visa d’entrée pour la Turquie qu’à 114 d’entre eux. Même les Allemands furent surpris par une telle attitude. Bref, Behiç Erkin n’a pas sauvé, comme on le prétend, 20 000 Juifs, mais seulement 114.

Quant au deuxième Schindler turc, Necdet Kent, qui a prétendu avoir sauvé 80 Juifs turcs sur le point d’être embarqués dans des trains par la Gestapo à la gare Saint-Charles de Marseille, son récit suscite bon nombre d’interrogations. Necdet Kent ne donne ni noms ni dates. Il prétend avoir reçu du courrier de Juifs qu’il aurait réussi à sauver, mais il n’a jamais été en mesure de citer leurs noms, au motif qu’il aurait égaré les lettres. Quant à Sidi Isçan, qui aurait également participé à ce sauvetage en tant qu’adjoint de Kent, il n’a jamais confirmé la réalité des faits. [Il est aujourd’hui décédé.]

Serge Klarsfeld a prouvé par ses travaux qu’aucune déportation de Juifs n’avait été organisée depuis la gare Saint-Charles de Marseille. Les responsables de Yad Vashem, le musée de l’Holocauste de Jérusalem, ont expliqué à l’historienne Corrina Guttstadt que cela faisait des années que le ministère des Affaires étrangères turc faisait des démarches pour que la médaille de “juste parmi les nations” soit donnée à Necdet Kent [décédé en 2002], mais que cela n’était pas possible dès lors qu’il n’y avait aucun document qui témoigne des faits d’héroïsme qui lui sont attribués.

On le voit, la politique de “neutralité active” de la Turquie fut indéniablement entachée par la sympathie affichée par Ankara à l’égard du nazisme. Contrairement à ce que l’on a souvent prétendu, la Turquie n’a pas sauvé des milliers de Juifs, mais a contribué, par sa politique très restrictive à l’égard des réfugiés, à ce que des milliers de Juifs périssent. Dans la mesure où bon nombre de pays européens ont fait preuve de la même attitude à cette époque, il n’y a sans doute pas de raison d’en éprouver plus de honte qu’eux. Mais tirons les leçons de l’Histoire. Et, surtout, n’inventons pas de faux héros et de fausses histoires pour nier notre responsabilité dans les souffrances des victimes.

Ayse Hür – Historienne spécialisée dans l’étude des politiques turques à l’égard des minorités au XXe siècle.

Merci à Michael C. pour l’info, publiée sur hassidout.org

24 Réponses à Un mythe s’effondre: la Turquie n’a jamais sauvée de Juifs sous les Nazis

  1. Heval Répondre

    8 juin 2010 a 16:13

    Monsieur Adler, grand défenseur de la Turquie terroriste, va pas être content de lire ça !! :)

  2. Trumpeldor Répondre

    8 juin 2010 a 16:22

    N’oublions pas que la sublime porte a accueilli beaucoup de sepharades d’espagne apres 1492

  3. Heval Répondre

    8 juin 2010 a 16:22

    J’ai lu l’article très rapidement, pour l’instant, je sais pas si il évoque cette information: en 2005, mein kampf a fait un carton en Turquie !

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/mein-kampf-et-neonazisme-en-6686

  4. jacqueline Répondre

    8 juin 2010 a 16:25

    le contraire m ‘ aurait étonné !! malgré leur laïcité ils sont arabisant ..et maintenant
    plus radicale qu ‘ avant !
    et pour rappel

    Le mardi 8 Juin 2010
    10708 Internautes ont signé l’appelRAISON GARDER

  5. némésis Répondre

    8 juin 2010 a 16:52

    Tout comme l’article du naufrage du Struma, cet article est excellent mais………
    Pourquoi sortir les dossiers maintenant ? Ces faits que vous dénoncez aujourd’hui, vous ne les avez pas découvert aujourd’hui!
    Je n’ai aucune sympathie pour le pouvoir turc, idem pour l’idéologie islamique que les états musulmans pratique et impose.
    Plusieurs fois sur ce site je me suis accroché avec quelques personnes (Juif bien sûr) concernant la turquie. Combien de fois ai je dis que cette alliance israelo-turque était contre nature, odieuse (du fait du passé de la turquie) et honteuse ? Combien de fois ai je dis que ce pouvoir (turc) et son peuple (vous le voyez aujourd’hui) est raciste ? Ce qui m’a valu toutes sortes d’insultes et autant de preuves d’amour de juifs pour la turquie. Où sont ils d’ailleurs tous ces protecteurs de la turquie moderne et LAIC ?
    Cette politique qu’Israel a mené était un très mauvais calcul, mais le problème c’est que cela ne s’arrete pas là. Je le vois bien aujourd’hui. Je vois des commentaires qui misent sur la chute d’erdogan pour reprendre de plus belle l’histoire d’amour israelo-turc. Sachant pertinement que ce peuple vous detestes, seriez vous prêt encore à cette alliance ? Seriez vous prêt à enterré tous les dossiers sales de la turquie que vous sortez aujourd’hui (comme par magie), génocide arménien, massacre des kurdes et ignorance de leur droit les plus élementaires, génocide pontique et assyro chaldéèn, occupation de Chypre, assassinat de religieux chrétien, ainsi que cette histoire du Struma, qui n’est pas la seule d’ailleurs (la preuve avec cette autre article d’aujourd’hui). Retomberez vous dans cette amnésie ? Est ce que l’état d’Israel ne comprend pas l’erreur en fricotant cette fois ci avec l’Azerbaidjan, le cousin turc (un peuple deux état) qui vous deteste tout autant mais qui vous fait des courbettes, jusqu’au jour où! Et cette fois ci, vous vous indignerez encore ? Désolé, mais autant le peuple juif possède des ressources d’intelligence incroyable, autant leur choix politique est vraiment très mauvais.
    Pourquoi alors parler de reconnaissance d’Israel du Génocide Arménien (même si bien sûr je le souhaite profondement)? Si Israel le fait maintenant, cela aura forcement un mauvais goût pour tout le monde. Pour les arméniens, qui ne sont qu’un moyen de pression sur la turquie (les morts n’ont pas de langue pour s’exprimé), pour les juifs, qui enverrons le message suivant, nous savions pour le génocide, nous avons nié pour nos intérêts. Pour les turcs, qui confirmeront que le génocide n’existe pas et qu’Israel le reconnait pour les punirs. Pour la communauté international et l’opinion public, un signal que la justice a moins de valeur que les intérêts nationaux.
    En attendant la suite……….
    Quoi qu’il en soit, je suis de tout coeur avec Israel.

    • M.S. Répondre

      9 juin 2010 a 12:16

      Némésis, je vous ai déjà rappelé la connexion malsaine entre l’Asala et le FDLP d’Habache ainsi que leur complicité dans certains attentats anti-israéliens.
      J’ai pas envie d’y revenir mais il y a eu aussi de lourdes erreurs politiques du côté arménien qui expliquent pas mal de choses.
      Vous n’aviez rien à gagner à fricoter avec l’internationale des brutes épaisses.

      Mais bien sûr, ces dérives ne représentent pas tout « le peuple arménien », comme la connerie d’Erdogan et des islamistes ne représente pas tout « le peuple turc ». D’ailleurs la preuve c’est que l’historienne qui a écrit ce rappel d’histoire est elle-même turc (si je ne m’abuse).

      • némésis Répondre

        9 juin 2010 a 14:27

        M.S. je vous ai déjà demandé de me donner vos sources, vos references. De toute l’histoire de l’arménie, jamais vous ne trouverez une quelconque histoire de ce type (attentat anti-israelien, sauf dans votre caboche). Expliquez moi, je n’attend que ça. Vous nous faites rire mon bonhomme. C’est de la pure science fiction votre scénario. Les Arméniens n’ont rien a voir avec Israel et les Israeliens, pourquoi auraient ils commis des attentats contre Israel? Allez y, sortez moi une preuve. Sinon , abstenez vous, c’est commentaire sont pour des tucs ecervellés. Trouvez moi un article, trouvez moi un attentat d’une organisation arménienne contre israel.
        Sinon, moi aussi je peux raconter des histoires. Les juifs ont massacrés des millions d’arméniens, ça vous va comme argumentaire, et bien sûr, je garde mes sources. Un peu facile non ?

        • M.S. Répondre

          9 juin 2010 a 17:19

          Vous êtes naif ou quoi Némésis ?

          Lisez simplement l’article de wikipédia sur l’Asala, il y a toutes les références concernant les liens avec le FDLP, et le mélange des genres au Liban.

          On en a déjà parlé de toute façon et sur ce sujet, votre amie Anahide au moins a été très claire.

          • némésis

            9 juin 2010 a 19:12

            Si moi je suis naïf, vous vous avez un très très sérieux problème de compréhension du Français. Monsieur, ou voyez vous écrit sur Wikipedia que l’Asala a mené des attentats terroriste contre Israel, non mais c’est fou ça ! Où ça ? Faites moi donc un copier collé, ça prend 2 secondes.
            Moi je vous le répète, l’Asala a mené des attaques exclusivement, relisez bien, EXCLUSIVEMENT contre des cibles turcs! TURCS vous lisez bien là. En quoi voyez vous Israel la dedans ? Allez mon bonhomme, apportez moi une preuve!
            Concernant Anahide, la seule chose qu’elle a dit, et je le dis aussi, l’asala, du fait de son pays de création (le LIBAN) a entretenu des liens avec divers groupe terroriste du liban, y compris palestinien mais sans jamais prendre part à aucune de leur action, car leur combat n’a jamais été le nôtre. Le combat de l’Asala était la cause Arménienne, la reconnaissance du génocide, la libération des territoires arméniens occupés et nuire aux intérêts turcs.
            Prenez le temps de lire un peu pour une meilleure compréhension avant de dire n’importe quoi.
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_secr%C3%A8te_arm%C3%A9nienne_de_lib%C3%A9ration_de_l'Arm%C3%A9nie

      • némésis Répondre

        9 juin 2010 a 21:11

        De plus, par rapport à votre argumentaire stupide et risible, je vais apporter une explication supplémentaire.
        Les décisions politique d’Israel proviennent de l’état d’israel. Vous quand vous comparez l’arménie et ses erreurs politiques, vous êtes à côté de la plaque, car l’asala n’etait pas issue de l’état arménien, c’etait un groupe terroriste indépendant basé au liban, tout simplement parce qu’ à cette époque l’arménie n’était pas indépendante, mais était une république socialiste soviétique d’Arménie. La RSS d’Arménie, ça vous dit quelque chose.

        • M.S. Répondre

          10 juin 2010 a 01:02

          Une présentation de l’Asala … pas du tout « indépendante » :

          http://www.terrorwatch.ch/fr/asala.php

          Les extrêmes se rejoignent toujours.
          Pour le reste, tout le blablabla concernant « les turcs » ceci, « les arméniens » cela, ne valent pas mieux que « les juifs » ceci ou cela.
          Je vous ai fait remarqué que la personne qui a écrit cet article est une historienne turc, vous semblez avoir raté cette information importante.

          Par ailleurs et pour finir, je ne suis pas un homme mais une femme :-)

          • némésis

            10 juin 2010 a 13:53

            M.S. Pardonnez moi, je ne savais pas que vous étiez une femme.
            Bon, quoi qu’il en soit, comme vous le dites, la personne qui a rédigé cet article est turque, donc aucune crédibilité.
            Par ailleurs, je ne cautionne pas les extrêmes, le terrorisme et le fanatisme, mais je persiste et signe, l’asala n’a jamais visé autre chose que des cibles et intérêts TURC et rien d’autre, affirmer le contraire est franchement ridicule.
            Excusez moi si le ton était sec, mais bon.

  6. alain Répondre

    8 juin 2010 a 16:55

    il aura fallut que ce pays se dirige tout droit vers l’islamisme,pour dévoiler son vrai visage..à quand la reconnaissance du génocide arméniens?

  7. salome Répondre

    8 juin 2010 a 17:53

    Avec un passé et un présent aussi lourd, la turquie voudrait faire croire au monde qu’elle fait dans l’humanitaire en envoyant des rafiots dans une intention pacifique…

  8. marco Répondre

    8 juin 2010 a 17:55

    Chasse le naturel , il revient au Galop ………….

    • jacqueline Répondre

      8 juin 2010 a 18:36

      d’ autres flottilles se préparent en turquie pour gaza !! rebelotte pour la provoc
      sauf que Tsahal ne se laissera pas avoir une deuxième fois !!! et Netanyahu
      ne doit pas céder à toutes leurs volontés malsaines

  9. David Répondre

    9 juin 2010 a 02:10

    La Turquie n’a aucune leçon à nous donner!
    C’est probablement un des états les plus racistes, barbares et envahisseurs!
    Les arméniens, les grecs, les kurdes, les chypriotes, les bulgares peuvent en témoigner!
    Ils nient le génocide arménien, ils bombardent sans cesse des villages kurdes sans compter les persécutions subit par le peuple kurde, ils continuent d’occuper Chypre illégalement depuis plus de 30 ans !

    Occuper un Etat souverain et a fortiori membre de l’UE n’est pas contraire au droit international??!!

    Elle n’a aucune crédibilité pour se permettre de nous donner des leçons d’humanité! Son passé mais aussi son présent la discrédite !

  10. Jean Répondre

    9 juin 2010 a 08:07

    Némésis,

    La politique de l’Etat d’Israel ,de rapprochement avec la Turquie ,n’a été qu’une politique d’Etat, cynique,pragmatique, pro américaine

    Ce n’est pas très flatteur , certes ,pour l’Etat d’Israel

    La position des juifs , israéliens ou autres, est différente.

    Certes, des gens comme A. Adler ou F. Encel ,comme par ailleurs la plupart des gens de gauche, ont toujours vu ,

    Se prenant pour d’immenses stratèges politiques,

    Avec beaucoup de complaisance et d’amitié la Turquie à cause de son appartenance à l’O.T.A.N., à cause de sa non-arabité, à cause de son passé récent de laïcité et de modernité

    D’un bon oeil

    Ils se lourdement trompés car ils ont été dépassés par la démographie explosive du monde musulman _cause majeure du sous développement et de l’insatisfaction des populations ,toujours à la recherche d’un bouc émissaire_

    Qui a fait retourner la Turquie vers l’islam politique

    Mais maintenant que l’islam laisse découvrir ,comme pernicieuse sa facette majeure ,

    A nous d’en tirer les conséquences

    Vous savez la Turquie ,d’où se sauvent, émigrent tant de gens , n’est pas un grand pays. C’est un banal pays musulman

    • némésis Répondre

      9 juin 2010 a 20:31

      Jean,

      on est d’accord.

  11. Yéhoudi Répondre

    9 juin 2010 a 08:53

    Et quelle différence entre Hadj Guillaume et Herr Dogan ??

    aucune !!

    l’ allemagne fidèle a une tradition Turcophile a reçu des millions de miséreux Turcs qui ont envahi toutes les sphères
    et pourtant contrairement au Maghreb l’ allemagne n’ a jamais colonisé la Turquie .

    Asinus Asinum Fricat ??

  12. tadios Répondre

    16 avril 2012 a 12:08

    @Jean,
    ne pas confondre Frédéric Encel et Adler.
    Encel est un géopoliticien parfaitement clairvoyant, quant à Adler, lisez cela, relevé dans une correspondance au Figaro , vous comprendrez :
    « Mr. Adler, soit disant un « historien », déforme intentionnellement les réalités historiques, ce qui n’est pas étonnant pour nous, vu l’influence du passé familial de ses parents sur son caractère et ses opinions personnelles, son père étant un ingénieur constructeur des voies ferrées de l’Empire Ottoman et sa famille maternelle, Bauer, qui réside en Turquie depuis le début du XXème siècle. »
    Pour ce qui concerne l’alliance d’intérêt économique et stratégique d’Israël avec les turcs, elle est non seulement contre nature et immorale, mais sans issue.
    voyez les alliances tout azimut des turcs.
    la seule alliance pérenne envisageable pour Israël c’est les perses, vieille civilisation, qui n’ont rien à voir avec les arabes et les turcs et l’arc sunnite.
    c’est sur une évolution en Iran qu’il faut miser.

  13. David5 Répondre

    16 avril 2012 a 17:01

    Les turcs avaient et ont toujours du sang sur les mains !

  14. Ottoman Répondre

    7 octobre 2012 a 01:03

    La vérité est amer, les belligérants qu’est les arméniens , les juifs, et les pkk et non les kurdes car j’en suis un parmi des millions, suscite un vif regard des petites thèses à qq shekel et qui essaient de fourguer aux plus démunis de savoir…. Arrêter de dire des atrocités mensongères, l’empire ottoman ou bien le l’histoire des turques c’est 2000 ans d’histoire (avis aux ignorants), a donner beaucoup de son savoir à l’Europe car les turques a l’origine sont fort et ne fait que des envieux…. Moi ce que je sais, nous sommes tolérant, le contraire des visions de nos voisins arméniens, israélites, et pkk…. Mettez des faits, des archives mais arrêtez de remplir les commentaires inutilement….on peut tous s’imaginer une histoire sans aucune vérité ….merci

  15. Turc d'asie central Répondre

    10 octobre 2014 a 04:29

    Je ne pense pas qu’il faut dire que les Turcs n’ont jamais sauver de juifs pendant la seconde guerre mondiale car même le grand-père de Sarkozy a été sauver par les Turcs, moi j’aime bien les juifs mais n’oublier pas que les arméniens font tout pour diviser la Turquie, il y a beaucoup d’infiltrer en Turquie pour faire des attentas et mettre sa sur le dos des Turcs il n’y a jammais eu de Génocide mais par contre il y a bien eu un génocide Azerbaïdjanais fait par les Arméniens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *