Artistes juifs d’avant-garde de Roumanie

Publié le : 22 novembre 2011
Print Friendly

Pour la toute première fois, le Musée d’Israël de Jérusalem, en collaboration avec le Jewish Historical Museum d’Amsterdam, accueillera une magnifique exposition sur un mouvement artistique majeur : l’avant-garde roumaine.

A travers les œuvres de sept artistes de renommée internationale ayant contribués, à partir d’Europe centrale, à révolutionner la scène artistique du début du XXème siècle, l’exposition vous invite à découvrir 80 œuvres créées entre 1910 et 1938, brossant des mouvements allant des balbutiements du dadaïsme au surréalisme.

Tristan Tzara, Victor Brauner, Marcel Janco, M.H. Maxy, Arthur Segal, Jules Perahim et Paul Paun. Ces sept noms peuvent ne rien évoquer pour bon nombre d’entre nous, il s’avère cependant que ce sera sous leur influence que naîtra une nouvelle génération d’artistes, faisant de Bucarest une capitale artistique incontournable.

Longtemps ignorée, l’avant-garde roumaine fait cependant pleinement partie des révolutions et transformations qui ont renouvelés l’expression artistique de l’époque, au même titre que le constructivisme russe ou le cubo-expressionisme de Bohême. Cinquante années de guerre froide entre l’est et l’ouest ont empêché la circulation de ces mouvements qui nous sont enfin connus, et dont nous savons désormais le rôle majeur qu’ils ont joué dans le monde l’art.

Explorant à la fois l’art néo-impressionniste d’Arthur Segal, les essais de Tristan Tzara, chef de file du dadaïsme, les travaux de Victor Brauner, éditeur de la revue « 75 H.P. » dans laquelle il écrit un manifeste, une partie des nombreux masques et paysages de Marcel Janco, l’intérêt de Maxy à partir des années 30 pour les thèmes sociaux, et l’implication de Jules Perahim et de Paul Paun pour le surréalisme, le Musée d’Israël met également en lumière l’importance et le rôle majeur de chacun de ces artistes sur l’histoire de l’avant-garde européenne.

Jewish avant-garde artists from Roumania au Musée d’Israël de Jérusalem, du 10 novembre 2011 au 18 février 2012. Tarifs, horaires et informations sur www.imjnet.org.il.

Merci au Musée d’Israël pour sa contribution à la rédaction de cet article.

Par Alon Hermet – JSSNews

 

8 Réponses à Artistes juifs d’avant-garde de Roumanie

  1. elia Répondre

    22 novembre 2011 a 00:42

    Je trouve que cette exposition est une très bonne chose même si je ne suis pas une grande fan de ces artistes car étant née là bas leur peinture exprime beaucoup trop de choses … la vie fut dure pour les juifs de Roumanie et c’est fou car en dépit du fait que je suis fière d’être né là bas, je n’arrive pas à aimer leur oeuvre…?
    Scoop : Suis négociante en tableaux et objets d’art :)

  2. mefaresh01 Répondre

    22 novembre 2011 a 01:20

    Pour les non-Parisiens……

    TRISTAN TZARA n’a pas été oublié à Paris……
    Il a sa rue dans le 18ème arrondissement

    Rue que connaissent bien des parents d’élèves de la Communauté…..

  3. jacqueline Répondre

    22 novembre 2011 a 12:24

    voici un autre artiste peintre juif Polonais !
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ilex_Beller
    qui est le père de Georges Beller , comédien

  4. brigitte dusch Répondre

    22 novembre 2011 a 12:27

    Une exposition que je ne verrais pas et je le regrette, car ces oeuvres énigmatiques à priori expriment en effet ce qui n’a pu se mettre en mots alors, comme le souligne Elia,
    C’est ce qui me semble montré à voir dans cette exposition. Mais doit-on parler de l’art ? Celui ci a t-il besoin des mots ? Alors que les toiles, les oeuvres parlent d’elles mêmes ?
    C’est l’intime qui est appelé ici, je pense…

    • elia Répondre

      22 novembre 2011 a 14:03

      Bonjour Brigitte, effectivement les mots seraient insuffisants, pauvres, voir dépourvue de leur sens pour ceux qui ne connaissent pas, qui n’ont pas vue, pas vécu … Avec cette exposition il me semble qu’un cour d’histoire est nécessaire. Shalom à tous

  5. CatholiC Répondre

    22 novembre 2011 a 17:13

    Le Jewish Historical Museum d’Amsterdam est pour moi même un lieu unique en Europe où je me suis rendu à plusieurs reprises aux fins de me documenter. Une maquette du temple, des projections, des objets d’art juifs et (c’est personnel comme passion) de l’argenterie de table formidablement ciselée qui me fait rêver encore alors que j’écris ces lignes. Je ne connais rien des artistes d’avant garde roumains et certainement il y aura exposition à Amsterdam ; de nombreux livres sur l’art juif sont en ma possession acquis sur place. Il n’est pas possible de les trouver ailleurs. J’ai déjà parlé de mon admiration pour Job Cohen qui a été le maire cohérent de cette ville étrange. Je l’ai croisé à une célébration catholique un soir d’inauguration dans l’église catholique du centre ville…entre deux policiers à cheval. Je ne sais ce qui m’a fait la plus forte impression, lui ou son oeuvre pacificatrice quant au quartier rouge. La discussion que j’ai eu alors avec un rédacteur de ce site « Marco » est encore dans ma mémoire. Que devient ce bougre de « Likoudi » (tel qu’il se définisait lui-même) ? Sa notion de juif responsable m’a profondément éclairé et son absence… je m’en sent victime voilà !

  6. Christiane Répondre

    23 novembre 2011 a 11:21

    Curieux, je me suis surprise à cliquer sur la news rien que pour revoir cette peinture. Je lui trouve une force, une puissance presque obsédante.
    J’aurais bien aimé être à Jerusalem pour aller à cette exposition.

    • CatholiC Répondre

      23 novembre 2011 a 14:56

      Un homme, élevé, regarde les choses à plat : un tronc de l’arbre de vie coupé. Lui-même érudit de l’histoire de l’esprit juif montre une détermination à s’engager dans une vision (lunettes) tout à fait sérieuse (expression) de son histoire, de notre histoire humaine, sans concession (le rouge).
      Christiane, vous êtes la vie de cette représentation, voilà tout.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *