Il y a 6 ans déjà, qu’Ilan Halimi a été retranché à la vie, aux siens, ses parents, sa famille et ses amis. Qui a oublié ces jours de janvier et février 2006, la découverte du corps d’Ilan, son corps mutilé, brûlé et finalement sa mort insoutenable ?
Cette nouvelle nous l’avons tous accueillie comme si Ilan était un frère ou un fils. Nul juif de France alors ne s’est plus senti comme avant. Nous étions partagés entre nausée, dégoût, crainte, abattement, effroi, colère et compassion. Un arbre* a été retranché de la forêt ! Et cet arbre manque terriblement.
Un goût de déjà vu nous a tous parcouru alors. Nous pensions aux générations de nos parents et de nos grands-parents. L’injustice, la terrible froideur des membres du « gang des barbares ». Pouvait-on même les qualifier de barbares ? Des êtres sans âme dont le niveau de cruauté n’avait connu aucun autre égal ces dernières années que le lynchage de deux soldats réservistes (Yossef Avrahami et Vadim Norzhich z’’l,) qui eut lieu à Ramallah le 12 octobre 2000.
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Ilan repose en paix aujourd’hui en Israël, tout comme Yosef et Vadim. Ils sont une plaie ouverte dans nos cœurs qui ne peut se refermer et ne se refermera pas. Il y a 6 ans, durant 24 jours, un garçon à qui la vie tendait les bras a été retranché de notre monde, du monde. 24 jours interminables comme le titre du livre de sa mère, Ruth (24 jours, la Vérité sur la Mort d’Ilan Halimi avec Emilie Freche, ed. Seuil).
Il avait 23 ans, il aurait dû en avoir 29 aujourd’hui, peut-être serait-il déjà marié, peut-être aurait-il déjà des enfants. Cela ne sera pas et ne pourra être parce que des monstres à l’apparence humaine, unis dans une bacchanale de haine et de perversion se sont acharnés sur un jeune homme, un jeune arbre qui n’aspirait qu’à étendre ses branches au fur et à mesure du cours de sa vie.
6 ans après, nous continuons de nous souvenir de lui, comme nous n’oublions pas non plus Yossef et Vadim, pour espérer avec l’aide de D’ qu’il n’y ait plus de ces crimes et que des parents n’aient plus à pleurer de futurs Ilan. L’an dernier pourtant ce fut la famille Fogel qui fut décimée.
Mais si un arbre est retiré de la forêt, d’autres pousses viennent à la vie autour de la souche de l’arbre abattu pour en protéger la mémoire et prévenir. Nous avons crié notre désespoir il y a 6 ans devant cette atrocité. Mais nous avons crié seuls. Nous avons attendus des jours durant que l’intelligentsia se lève et dise « nous sommes tous des juifs de France, nous sommes tous les parents de Ilan »…..nous avons crié dans le désert de France.
Trop de questions sans réponses, trop d’injustices. Trop d’hypocrisie ! Mais aujourd’hui point de polémique. Ilan vit au travers nous et personne n’ira cracher sur sa tombe. Reposes en paix Ilan, comme tous nos martyrs innocents, lâchement détruits par la seule haine du fait que nous soyons Juifs.
Ori Haaker-Chijner – JSSNews
*Ilan signifie arbre en hébreu
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alain
13 février 2012 a 17:51
pauvre garçon…
Mickael
13 février 2012 a 18:37
Paix a son ame! nous ne t’oublierons j’amais.
Amen
meller danielle
13 février 2012 a 19:04
J espere que le nazis Fofana crevera en taule
HAIM2MONTREAL
13 février 2012 a 21:19
on pourrait et on devrait l aider a mourir , et ca ne couterait pas cher ??????
brigitte dusch
13 février 2012 a 23:00
Comment oublier ?
Rachel 67
13 février 2012 a 23:18
Cet acte odieux m’avait scandalisée à l’époque. Quelle horreur pour Ilan ! J’espère que ses parents et ses sœurs ont réussi à traverser cette terrible épreuve.
En naviguant sur les convertisseurs du calendrier grégorien à l’hébreu, je viens de m’apercevoir que le 13 Février 2006 est en fait le 15 Shvat 5766, soit le jour exact de Tou Bishvat et de la semaine de la Paracha de Yitro !
J’aurais aussi eu envie de faire les pires supplices à ces barbares. Mais ca reviendrait à essayer de se substituer à D.ieu. Je ne doute pas une seconde qu’il a déjà un plan pour chacun d’entre eux et les pires plaies de l’Egypte ne sont rien à côtés ne sont rien à côté des sévices que la justice divine réserve à ces cas sociaux idolâtres obsédés par le fric et la haine des Juifs. D’ailleurs le cirque du Fofana n’est que la réaction puérile typique d’un gamin apeuré des « té-cis » qui fanfaronne en cour de Justice devant la famille Halimi pour cacher sa trouille.
Toute à l’heure, dans les fils sur Whitney Houston, je m’emmêlais les pinceaux entre la Paracha Yitro et Mishpatim. La conclusion de la Paracha Mishpatim rend parfaitement hommage à Ilan : « Enfin, celui qui est capable d’être proche de la présence divine / shékhina (qu’on appelle chalom) toute sa vie, après que D. a été avec lui toute sa vie, peut alors entrer se reposer en paix dans le Gan Eden. » D.ieu a d’une certaine manière déraciner l’arbre Ilan de Galout le jour de Tu B’Shvat pour le ramener auprès de lui au Gan Eden.
PS : A ceux qui s’indignent que si peu de non-Juifs s’en soient émus, je tiens à signaler qu’on n’a pas besoin d’être Juif pour s’émouvoir de ce crime abject. Moi aussi j’étais dégoutée. Mais étant à l’époque à l’autre bout de la planète, difficile de manifester à Paris. On exprime juste ses émotions différemment.
chantal
14 février 2012 a 14:24
L’humanité est malade, on aurait envie de tout foutre en l’air, d’éteindre la lumière, de fermer la porte et d’y accrocher une pancarte « fail ».
daisy
14 février 2012 a 18:10
je ne suis pas juive, mais ce crime abject m’ a touchée au fond du coeur
j en ai été malade si j avais habité près de Paris je serais allée à la manif; voilà le résultat de l islamisation de la France par des populations aux moeurs tribales et archaiques.Quant aux peines prononcées quel scandale,
Moria
14 février 2012 a 19:01
Impossible d’oublier !
Il s’appelait Ilan tel une jeune plante, un arbuste qui n’a pas encore poussé. C’est d’autant plus symbolique car son décès est survenu à la période de Tou Bichvat, la fête des arbres.
Et il se repose en paix à Jérusalem où plein d’arbre veuillent sur sa nechama à jamais.
salome
18 février 2012 a 09:19
L’indécence continue, aprés avoir apppris que l’autre (je m’auto censure afin de rester polie)l’appat a été remise en liberté conditionnelle, nous apprenons que le directeur de la prison de versaille , tombé « in love » vient d’écrire un livre sur sa relatioon avec cette fille, faisant la promotion de son bouquin sur différente chaîne TV… à aucun moment les « interviewers » ne lui ont demandé comment avait il pu tomber sous le charme d’une personne ayant par son action entrainé et participé à la mort barbare d’un jeune homme..