Que celui qui a faim vienne et mange à notre table ! – Par Rony Akrich

Publié le : 6 avril 2012

Dès son adolescence, le Joseph biblique fut soucieux du problème des soubassements économiques de la société humaine. C’est pourquoi il rêve d’épis : «Joseph eut un songe et le conta à ses frères: ‘Nous composions des gerbes dans le champ, soudain ma gerbe se dressa, elle resta debout; et les vôtres se rangèrent à l’entour et s’inclinèrent devant la mienne’»(Genèse 27, 7).

Joseph témoigne ainsi de sa domination certaine du sujet, et ce n’est aucunement une coïncidence si, une fois en Egypte, il devient le grand intendant du «ministre des abattoirs» – en fait, le distributeur de nourriture pour l’Egypte tout entière.

Même en prison, derrière les coulisses de l’Histoire, Joseph poursuit et se consacre à l’organisation du travail et des assises économiques de la communauté humaine.

Il traduit les rêves du grand panetier et du grand échanson et lorsque plus tard, il se retrouve face au Pharaon, aussitôt il lui expose un plan de réaménagement de l’Egypte, mû non pas par une quelconque doctrine des fondements économiques en temps de crise, mais par D.ieu Lui-même. Le projet économique de Joseph s’achèvera par une politique de planification agraire du royaume d’Egypte, laquelle, en fin de compte, a façonné l’économie du monde antique dont l’Egypte était la charnière.

La Torah énonce avec une grande profusion de détails les choix économiques de Joseph durant ces années de calamité : la concentration des biens monétaires, l’acquisition du cheptel, l’achat des terres, le transfert des populations vers les villes, le système d’imposition, etc. Or ce programme a épargné du désordre et de la confusion non seulement l’Egypte, mais toute la communauté humaine de cette époque. «L’opération Joseph» parvient à créer des conditions plus justes et plus morales puisque les issues aux diverses difficultés de la société proviennent de D.ieu.

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Grâce à elles, l’intelligence divine a pu s’introduire dans le monde de la matérialité. Le vocable moderne nous révèle que le sens socio-économique de la démarche de Joseph doit se comprendre comme une économie centraliste.

En effet, il centralise et concentre les moyens de production en les nationalisant pour les redistribuer ensuite de manière appropriée et égalitaire.

Il ne procède ni au marché centralisé à l’extrême, ni à une économie libérale, mais tend vers une ingérence qui ambitionne une plus grande probité distributive. Au tout début, Joseph rassemble le fond monétaire égyptien, puis le bétail, et enfin il nationalise les terres, faisant disparaître ainsi la propriété privée.

Après la nationalisation des biens de production, il fait déménager le peuple vers les villes, et cet abandon contraint du milieu rural casse l’antique attache de la population à la terre et autorise une nouvelle structure socio-économique. Il procède alors à un nouvel ordre des moyens de production dont les usagers auront la totale responsabilité. Cette régionalisation subséquente permet ainsi la pérennité physique de la société. La prospérité de l’Etat sera ultérieurement réalisable grâce à une formule d’imposition moderne: 20% des revenus sont aussitôt transférés au royaume, les agriculteurs conservant 80% bien qu’ils œuvrent sur des terres, propriétés de l’Etat.

Le peuple égyptien proclame alors sa pleine gratitude envers Joseph: «Tu nous rends la vie! Puissions-nous trouver grâce auprès de mon seigneur et nous resterons serfs de Pharaon» (Genèse 47, 25).

Le peuple est disposé à abandonner sa liberté et à vivre dans des conditions de dépendance totale envers son souverain, mais Joseph repousse cette offre.

Certes, «il acquiert tout le sol de l’Egypte au profit de Pharaon», mais «acquérir» des êtres humains pour les rendre esclaves est en profonde opposition avec les vertus de justice et de moralité qu’il désire établir parmi les hommes.

« Celui qui engage des ouvriers et leur dit de commencer tôt et de finir tard ne saurait les y obliger, si commencer tôt et finir tard n’est pas conforme à la coutume de l’endroit. Là où la coutume veut qu’on les nourrisse, il est obligé de les nourrir; là où elle veut qu’on leur serve du dessert, il doit leur servir du dessert. Tout se conforme à la coutume de l’endroit.

Un jour, Rabbi Yohanan ben Mathia dit à son fils : «Va, engage des ouvriers». Celui-ci a inclus la nourriture parmi les conditions. Quand il revint, le père dit: «Mon fils, même si tu leur préparais un repas égal à celui que servait le roi Salo­mon, tu ne serais pas quitte envers eux, car ce sont les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Tant qu’ils n’ont pas commencé le travail, va et précise: vous ne pourrez prétendre qu’au pain et aux légumes secs».Rabban Shimon ben Gamliel dit: «Il n’avait pas à le dire, car, en toutes choses, on se règle d’après la coutume de l’endroit ». (Traité de baba metsia)

Admirable attention portée au dessert, la nourriture y est subsistance. Nulle parole même provocante ne peut abîmer ces propos qui protègent incontestablement l’être humain, humanisme véritable, humanisme matérialiste.

Les cœurs s’épanchent aisément pour la classe ouvrière, les porte-monnaie plus douloureusement, ce qui s’entrouvre le plus péniblement, ce sont les portes de nos propres foyers.

La Michna témoigne du droit de la personne, comme l’assurait le marxisme humaniste, celui qui proclamait que l’homme est le bien suprême pour l’homme lorsqu’il est réellement homme et que celui ci cherche à savoir pourquoi l’homme, ami de l’homme, a pu, dans des situations définies, devenir l’ennemi de l’autre?

La seule combinaison d’une économie de marché abandonnée à son exclusive dynamique expliquerait-t-elle une telle malversation, véritable aberration où l’homme deviendrait son propre ennemi?Notre Texte exige une limitation aux caprices de l’économie ainsi qu’à son aliénation, il nous faut préciser d’autre part que la profession de foi où se place la Michna est symptomatique de l’humanisme juif. Défendre les droits de l’homme, c’est d’abord ceux de l’autre homme, ce n’est pas originellement moi, ce n’est pas la notion «d’homme» qui est le fondement de cet humanisme, c’est «l’autre».

Voici donc un certain nombre d’informations sur les vastes territoires du droit d’autrui: c’est une justice quasiment illimitée où je ne parviendrais pas à réaliser mes devoirs même si je possédais les richesses du roi Salomon. La Michna stipule une clause restrictive, il est question «d’autrui» qui descend d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, tranquillisez-vous, nulle pensée chauvine ici.

Dès que le nom d’Israël est rappelé dans le Texte talmudique, on doit incontestablement appréhender par là «le peuple d’Israël» qui, en fait, réalise une destinée unique mais aussi limitée: la vérité de la conception exprimée dans le Texte talmudique. Levinas dit: «On aura oublié qu’Israël signifie Peuple ayant reçu la Loi et, par conséquent, une Humanité arrivée à la plénitude de ses responsabilités et de sa conscience de soi». Les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, c’est l’Humanité qui n’est plus infantile.

Évoquons la tradition biblique et talmudique concernant Abraham, père des croyants et surtout le Patriarche qui sut accueillir et nourrir des hommes, celui dont la tente demeura ouverte aux quatre vents. Depuis ces entrées, il surveillait les passants quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent afin de les recevoir et de leur offrir un repas.

Nous connaissons l’un des menus proposés, par l’hôte, aux trois anges sans qu’il ne soupçonne à aucun moment leur véritable identité car bien sur, pour recevoir dignement des anges Harpagon lui-même aurait mis les bouchées doubles!

Abraham considère les trois passants comme des bédouins, trois nomades du désert du Néguev, il se précipite à leur rencontre en courant et les hèle par un «Messeigneurs». Les légitimes descendants d’Abraham sont ces hommes à qui le patriarche attribua une rude tradition de valeurs à l’égard d’autrui que l’on ne cesse de pratiquer, un enseignement dont on ne se sépare jamais mais où la responsabilité devient obligation à l’attention du corps, l’impératif de nourrir et de recevoir.

Ainsi inspirée, la filiation d’Abraham pourrait être de toute nation car tout Homme réellement «Homme» serait éventuellement de la descendance d’Abraham.

Raison pour laquelle Rabbi Yohanan ben Mathia est anxieux vis-à-vis de ce contrat établi par son fils et qui parait le satisfaire pleinement. «Il me sera impossible», dit il, «de faire face aux impératifs que tu as pris, même en fournissant aux ouvriers engagés les repas du roi Salomon, je ne pourrais aucunement m’acquitter envers eux et resterais redevable à jamais!»

La Bible relate à quel point les banquets donnés par le roi Salomon au peuple étaient inouïs

et dénombre la quantité de bétail abattu à cet effet. L’étendue des devoirs à l’égard des hommes totalement « Hommes » n’a pas de limites, comme le signifiait le propos du Rabbin lithuanien Israël Salanter: «les besoins matériels de mon prochain sont des besoins spirituels pour moi».

La lignée d’Abraham possède une qualité de l’être qu’il est difficile de retrouver dans les promesses de l’Etat et les progrès politiques de l’Humanité, certes on se doit d’octroyer, mais de quelle manière? Il apparaît donc évident au travers cette analyse textuelle que tout s’engage par le droit de l’autre et par mon devoir illimitée à son égard, l’Humain est au-dessus des forces humaines.

Les enfants d’Israël sont programmés à cette exigence et sont suffisamment matures pour réaliser «l’Alliance». En conséquence le père dit au fils: «Détermine immédiatement l’idéal que tu as débridé; stoppe tout et définis les clauses. Hâte-toi de sceller les conditions du contrat avant que les travailleurs ne besognent car une fois la tâche entamée, je deviendrais redevable jusqu’à la fin de mes jours».

Le repas paraît menu bien qu’il soit varié, la Guemara questionnera plus loin: « pain et légumes secs» ou « pain de légumes secs»? En Hébreu, il suffit d’effacer une seule lettre – le vav – pour annuler la conjonction, et découvrir une nouvelle formule indiquant «pain de légumes secs».

Cette conjonction est essentielle, elle est aussi indispensable ici que la boussole est vitale pour diriger ses pas sur des chemins inconnus. Son absence nous mènerait droit au désastre.

Nous devons naturellement, même lorsqu’un accord délimite l’incommensurable de nos devoirs, que la frontière elle-même soit localisée, je veux dire que nourrir autrui c’est garantir à la nourriture la propriété de repas; ce n’est jamais la transformer en minimum vital. En alimentant autrui nous devons louer et rassasier, de quelque manière qui soit, son envie; sinon c’est l’échec.

Un être humain meurt de faim toutes les 4 secondes, ce qui fait 25000 chaque jour, plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans la famine… tandis que dans le monde occidental d’autres jettent à la poubelle 50% de la nourriture qu’ils achètent au supermarché.

Pour exemple, au Royaume-Uni, 1/3 de la nourriture achetée n’est pas consommée.

Rien qu’aux Etats-Unis, les pertes dans le système de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an.

A titre de comparaison, les besoins du Programme Alimentaire Mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars.

Chaque jour la Terre accueille 200.000 êtres humains.

D’ici 2050 la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d’habitants. Les chiffres avancés impliquent que d’ici là, il faudra augmenter la production mondiale de 50%.

Le bon sens voudrait que l’on décide de partager la nourriture et que l’on gère l’eau de façon intelligente.

Le monde a un besoin urgent d’une nouvelle agriculture. Nous ne prenons pas la mesure de la gravité du problème et nos intérêts vont ailleurs.

Depuis l’an 2000 les États les plus riches n’ont trouvé que 82 milliards pour mettre fin aux épidémies et à la faim, et pendant ce temps des milliers de milliards de dollars ont été brûlés par la crise financière.

Avec seulement 5% de ce qui a été versé aux banques depuis, on aurait pu améliorer les conditions de vie des pays en souffrance et enrayer la faim sur toute la Planète.

On baigne dans l’absurdité complète.

Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise alimentaire sans précédent sur la Terre et nous continuons à faire comme si de rien n’était, alors que la tension collective monte de partout

Où êtes vous donc mes pères: Abraham, Joseph, Salomon…? Aidez nous à nous aider!

Par Rony Akrich – JSSNews
L’auteur est Professeur d’étude Juive
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16 Réponses à Que celui qui a faim vienne et mange à notre table ! – Par Rony Akrich

  1. DANZIGER Répondre

    6 avril 2012 a 11:54

    article incroyable,

    une seule lecture n’est pas suffisante,

    je n’avais jamais poussé la réflexion jusque là

    sur le rôle de יוֹסֵף

    il faut aussi retourner aux bases,

    dans le texte.

    http://nachouraqui.tripod.com/id84.htm

    (trad. Chouraqui)

  2. DANZIGER Répondre

    6 avril 2012 a 11:56

    finalement ça rejoint ce que disait M. Thooris

    dans une tribune sur ce site,

    au sujet des ‘adorateurs du veau-d’or.

  3. roger Répondre

    6 avril 2012 a 12:02

    Trop de gaspillages, trop de pauvretés et pas assez de partage:

    http://www.youtube.com/watch?v=NgV7gf-gC0M&NR=1

  4. Gérard Pierre Répondre

    6 avril 2012 a 16:18

    Cet article, d’une profondeur indéniable, me ramène aux exaspérations que je peux ressentir lorsque, pour toute explication à leur incapacité à régler les problèmes, j’entends les « experts » nous objecter : « c’est la loi de l’économie ! » …… et comme ils sont « experts » en la matière, nous sommes priés de faire profil bas devant l’immensité de leur savoir !

    Sauf que …… NON ! …… cette démission ne saurait valoir explication !

    Ces « experts » ont oublié un tout petit détail : l’économie et la finance sont des TECHNIQUES, … et toute technique se doit par essence même d’être au service de l’Homme ! …… ET NON L’INVERSE !

    Toute technique étant de création humaine, elle est donc imparfaite par nature, … ce qui ne signifie pas qu’elle soit pour autant impropre à l’utilisation ! …… Elle comporte simplement des avantages et des inconvénients. Il convient donc d’en utiliser tous les avantages tout en tentant de remédier aux inconvénients.

    Remédier aux inconvénients, c’est chercher à améliorer la technique, par des retours d’expérience analysés avec objectivité [*] par des essais répétés et mesurés, par de la recherche, par de la quantification, et par tous moyens utilisés dans un esprit de développement.

    Prétendre, en gardant les bras ballants : « c’est la loi de l’économie ! » c’est …… ou bien reconnaître son incompétence, …… ou bien avouer sa paresse intellectuelle ! …… à moins que cela ne consiste à ravaler sa fierté pour masquer de bas intérêts !

    En tant qu’Être humain, je trouve dégradant de me retrouver assujetti à une technique et d’en subir sa loi ! …… quand bien même cette technique s’appelât Économie ou Finance !

    La navigation aérienne est, elle aussi, une technique.

    Les progrès que cette technique a enregistrés depuis sa création sont innombrables. TOUS CEUX QUI L’UTILISENT EN BÉNÉFICIENT A PARTS ÉGALES, … l’équipage comme les passagers !

    Pourquoi l’économie et la finance, apparues dans notre monde bien avant l’aviation, n’ont-elles pas bénéficié proportionnellement de la même quantité de progrès ? …… la réponse est évidente : …… PARCE QU’EN CAS DE CRASH L’ÉQUIPAGE A TOUT PRÉVU POUR SAUVER D’ABORD SA PEAU ! …… et Deo Gratias pour celles et ceux qu’il a embarqués dans l’aventure !

    Quand le sort des grands patrons amoraux, des administrateurs égocentriques et des traders arrogants sera IRRÉMÉDIABLEMENT LIÉ à celui des citoyens au service desquels ils doivent être D’ABORD ET AVANT TOUT, …… alors, peut-être, quelque chose enfin changera !

    Peut-être alors entendra-t-on de moins en moins fort cet argument imbécile « c’est la loi de l’économie. » !

    *************************************************************************
    [*] et non sous des angles idéologiques.

  5. Ben Répondre

    6 avril 2012 a 19:45

    Ce article est très beau, cependant il me révolte, en effet, toute l’économie ultra-libérale qui règne en Israël et aux Etats-Unis(et bientôt en Europe si on met pas l’euro hors état de nuire en le jetant à la poubelle) est exactement à l’opposé de cette belle fresque. C’est un peu facile de se gargariser de textes anciens sans agir et se donner bonne conscience, surtout en étant du bon côté de la barrière, je connais assez la vie pour comprendre que juif ou pas juif aucune porte s’ouvre quand un hommes est à la rue. On marchandise à outrance les choses les plus vitales à la vie, on rends le stricte minimum inabordable pour une vie normale. Moi tant que ces requins de l’immo saigneront la population, tous ces beaux penseurs feraient bien de la fermer ! J’ai encore lu ce jour un articles sur les ravages que ces profiteurs font en Belgique(pays si paisible avant que l’économie s’américanise), la pauvreté augmente exponentiellement à cause du prix des maisons et des locations. Ailleurs un homme de 77 ans s’est suicidé devant le parlement Grec, un ancien pharmacien, le premier suicide social. HONTE A LA CLIQUE L’UNION EUROPEENNE et leurs maîtres à penser d’outre-atlantique qui les corrompent.

    • Gally Répondre

      6 avril 2012 a 23:30

      Tiens, en espérant que la lecture te rendra un peu moins borné, parce que ton anti-américanisme et ton anti-capitalisme binaire commence à fatiguer (et oui, j’ai bien dit anti-capitalisme, parce que tes « solutions », ça s’appelle le socialisme et c’est ce qui tue à petit feu les économies européennes, cela et pas un supposé et fumeux complot américain).
      https://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme
      http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes

      • Ben Répondre

        7 avril 2012 a 02:11

        Merci de cesser de me poursuivre comme un furet, si tu ne sais pas faire la différence entre libéralisme et ultra-libéralisme c’est ton problème pas le mien. Aussi je n’ai pas besoin de me faire cataloguer dans une mouvance politique, je suis un centriste, je suis donc au delà de tes considérations antagoniques. Si il me plait de penser que les américains sont les plus grands requins de la planète ça me regarde, j’ai le droit de donner mon avis général sur un forum, je ne vise personne; je suis simplement écœuré que comme en Europe en Israël(la grande réussite économique) des gens dorment aussi dans la rue. Il n’y a pas de complot américain, mais un il y a un plan à peine voilé de domination économique et politique à l’échelle mondiale qui se fait au dépens la souveraineté de nombreuses nations dont leurs peuples rejettent ce modèle. Si quelques paranoïaques antisémites associent cela à un complot sionisto-américano-juivo-machin truc ça relève d’un autre problème.
        Stratégiquement je suis heureux que les USA sont alliés d’Israël, mais c’est pas pour autant que je dois accepter tout ce qui vient d’outre-atlantique, leur cauchemar climatisé qui le gardent chez eux. Si il te plait de bouffer de la merde et d’écouter leur boumbadaboumbadaboum à longueur de journée qui chez eux fait figure de musique grand bien te fasses; moi c’est pas mon terreau. Les quelques pays où j’ai voyagé qui ne sont pas encore standardisés à cette sous-culture préfabriquée en conserve, au bout de 3 jours j’avais l’impression de renaître !

        • Gally Répondre

          7 avril 2012 a 12:45

          Te « poursuivre comme un furet » ? :lol: :D

          Ce qui est amusant, c’est que tu ponds un laïus pour affirmer ton droit à exprimer tes opinions, mais que tu me dénies de fait le droit d’en faire de même : une version très socialiste de la discussion :mrgreen:

          NB : merci pour ta « documentation » (il m’a fournit une série de liens hors de propos qui n’ont rien à faire sur cet article), mais quand je vois que l’une de tes références, Pierre Hillard, est l’un des intervenants habituels du réseau Voltaire, ces gauchistes complotistes dirigés entre autres par un Libanais pro-Syrien, je me permets de me marrer doucement ^^
          NB2 : amusant que tu ne relèves pas un point des textes que je te donnes et qui montrent clairement que tes idées de gauche ont toujours porté intolérance, racisme et envie, l’inverse parfait de ce que tu prétends en affirmant qu’Israël « ultra-libéral » serait plus égoïste que ton Europe adorée et en pleine déliquescence.
          NB3 : je te ferais remarqué en passant que cette Asie du Sud Est devant laquelle tu te pâmais il y a quelques jours est, niveau capitalisme sauvage, bien plus brutale que les USA, et que ce ne sont pas les USA qui ont créé le système social monstrueusement inégalitaire de ces sociétés, vu qu’elles ont toujours été monstrueusement inégalitaires : un peu de cohérence ne te ferait pas de mal, ne crois-tu pas ?
          NB4 : ne te plains pas, je ne te remets pas dans le museau la fascination pour une certaine ordure que tu as exprimé un certain soir des 2 dernières semaines ici, et qui en dit long sur ton esprit tordu…

          • Ben

            7 avril 2012 a 17:12

            Je ne suis pas de gauche puisque j’ai toute ma vie voté à droite, être de droite ne signifie pas se comporter comme un tyran, j’en ai une autre conception que le libéralisme destructeur et despotique à l’américaine. Concernant l’Asie tu as mal lu mon post, il faut dire que j’ai tendance à les poster rapidement sans les rectifier avant, ils ne sont pas toujours clairs.
            Tu te laisses piéger par des mots et par les grands courants de pensées, pour moi la réalité est bien plus complexe. Je ne réagis jamais en regard de mon origine ni en regard de ce qui se passe en Israël, mais à partir du lieu et de la société où je vis, je vois ce qu’il s’y passe. J’ai aussi une autre conception de la relation entre le juif non israélien avec Israël, pour moi Israël n’a dans mon identité pas plus de poids que ce que la France à de poids dans la conscience d’un québecois.
            Concernant « l’ordure » en question c’est un grand patriote qui défends les intérêts de son pays de manière tout à fait justifiée, je partage 90% de son positionnement politique(alors que je ne suis pas français). Je ne m’intéresse qu’aux fortes personnalités et aux électrons libres qui se dressent contre l’establishement, je suis moi-même depuis dix ans activiste anti-Union Européenne afin que les pays d’Europe et leurs peuples respectifs se libèrent de cette nouvelle Union-Soviètique ultra-libérale, de cette fabrique à misère qui heureusement est au bord de l’implosion.

          • Ben

            7 avril 2012 a 21:05

          • Gally

            7 avril 2012 a 21:10

            Es-tu bien sur que me provoquer soit une marque d’intelligence ?

          • Ben

            7 avril 2012 a 22:26

            Je te provoque pas, mon furet a en plus le type juif-polonais, il ressemble à Roman Polansky

  6. roger Répondre

    7 avril 2012 a 14:25

    Il ne faut pas comparer l’économie mise en place par Joseph avec l’économie mise en place par les hommes, la première est divine, elle est supérieure et n’a pas pour objectif que la vie humaine, et la deuxième a des objectifs différents, notamment de pousser à la consommation à tout prix et ne tient pas compte de l’épuisement des ressources de la terre!!

  7. grimm Répondre

    7 avril 2012 a 17:12

    une économie au service de l’homme.

    certes, mais je ne vois pas du tout comment la mettre en place.

    en attendant, nous avons l’économie de marché capitaliste
    qui élève peu à peu le niveau de vie des populations

    gardons là, avec ses défauts.Toutes les solutions de remplacement ont échoué.

    • Ben Répondre

      7 avril 2012 a 18:42

      C’est effectivement ce que l’économie devrait faire, mais ici en Europe tout se dégrade depuis l’introduction de cette bureaucratie monstre, l’Union-Européenne soutenue activement par les Etats-Unis, les américains ne pensent qu’à leurs intérêts immédiats de leurs grands groupes sans se soucier des peuples. Il suffit de consulter les données macro-économiques(soigneusement mises à l’écart par l’establishement)des pays restés hors de l’euro ou de l’Union et de les comparer avec les pays ayant intégrés l’Union, les chiffres sont éloquents. La variété politique est une nécessité, elles sont comme autant de soupapes de sécurité qui empêchent en cas d’erreur politique et économique d’entrainer tout un continent à la dérive. Pour moi variété politique et étatique est constructif, tout ce qui est immuable et monolithique meurt, l’économie elle-même se nourrit d’une constellation d’opportunités qui fluctuent au gré des changements et des concurrences entre états. Tous les empires finissent par s’effondrer d’eux-mêmes car ils transportent en eux le ferment de la dictature, sans lequel les empires ne seraient pas. L’empire actuel est au service de puissants groupes financiers et industriels qui imposent leurs normes aux gouvernements et détruisent systématiquement toute économie locale. Depuis que la Pologne est dans l’Union-Européenne j’ai vu en dix ans la moitié de leur production nationale alimentaire(de qualité) être balayée au profit de produits standards immondes(j’en ai la colère qui me monte rien que d’y penser). Partout où s’installe la logique des grands groupes au dépends des peuples ayant perdu leur pouvoir de décision, la vie se transforme en une sorte d’esclavage aseptisé où les joies les plus naturelles et les plus simples, comme bouffer un truc normal, devient un privilège.

  8. Zuhurbelea Répondre

    1 juin 2012 a 22:07

    Shalom,

    Tikun Israël passera par ce système et ces valeurs.

    A moins qu’une entité économique ou financière parvienne à mobiliser l’état et ainsi s’opposer à l’ Avènement de la Torah..?

    Chiches ?

    Shalom

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