Israël : Stanley Fischer recommande une hausse des impôts pour faire face à l’augmentation de la dette publique

Publié le : 11 avril 2012

La Banque d’Israël estime que le déficit du budget 2013 atteindra 5% du PIB (10 milliards d’euros), contrairement à l’objectif de 1,5% du PIB (2.5 milliars)… Par conséquent, la Banque d’Israël, par la voix de son Gouverneur, dit qu’une hausse des impôts est inévitable, accompagnée d’une importante réduction des dépenses.

Stanley Fischer refuse de dire quels impôts doivent être augmentés. La semaine dernière, dans une interview au journal économique Globes, il avouait se « sentir mal à l’aise à la tenue de ce débat, ici et maintenant. »

La Banque d’Israël est particulièrement inquiète des chiffres calculés par un de ses plus grands économistes, Adi Brender, un expert dans l’analyse du secteur public. La Banque d’Israël ajoute que, en supposant que la croissance du PIB de 2,5% par an, le déficit de 2014 devrait grimper à 5,5% du PIB.

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La Banque d’Israël attribue une partie de l’augmentation de la dette publique à celle des dépenses mises en place pour suivre les recommandations du Comité de la Trajtenberg (comité mis en place après les troubles sociaux de l’été 2011). 1 milliard d’euro de dépenses supplémentaire dans le domaine de la défense, des engagements salariaux pris à l’égard des médecins et des infirmiers, des améliorations de salaires des enseignants et d’autres fonctionnaires…

En d’autres termes, le budget a déjà dépassé le plafond des dépenses courantes.

En outre, la Banque d’Israël estime que les dépenses Trajtenberg coûteront 1.2 milliard en 2014 et que celles de la défense passeront également la barre du milliard. Au total, avec les « à côté », il y aura près de 2.3 milliards de dépenses en trop.

La Banque d’Israël dit que l’inflation, qui se traduira par le plafonnement des dépenses, permettra de réduire les excès de dépenses.

Le ministère des Finances a aujourd’hui confirmé les estimations budgétaires de 2012, selon les quelles la dette publique dépassera les 3.7 milliards d’euros (3.5% du PIB). Cependant, le ministère rejette les estimations de la Banque d’Israël et tente d’éviter, ou du moins retarder, les décisions sur les hausses d’impôts.

Benjamin Amsellem – JSSNews
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9 Réponses à Israël : Stanley Fischer recommande une hausse des impôts pour faire face à l’augmentation de la dette publique

  1. Raphaël Répondre

    11 avril 2012 a 07:10

    Il ne faut surtout pas s’endetter ! Regardez la Grèce, l’Europe !

  2. mike Répondre

    11 avril 2012 a 09:51

    Avec Stanley Fisher à la tête de la banque D’Israêl , la crise on la connaitra pas, comme en 2008, c’est un bon economiste.

    La hausse des Impôts est donc inévitable.

  3. Douce France? Répondre

    11 avril 2012 a 13:13

    En somme, Monsieur Stanley Fischer, c’est la mise en œuvre du principe biblique de sollicitude à l’égard des pauvres qui met en danger Israël. C’est ça?

  4. Joseph Répondre

    11 avril 2012 a 22:14

    C est le moment de sortir la trésorerie
    Il y un an il criait sur les toit que les caisse étaient pleine.

    A l’époque je disais qu il n avait pas honte de dure ça alors qu une partie des israélien n avait pas de quoi manger.

    Comme quoi même les plus grands devrait apprendre l humilité

  5. elieisr Répondre

    11 avril 2012 a 23:02

    le pb c est que c est la classe moyenne (ou neo pauvres) qui vont encore trinquer.

  6. Ben Répondre

    12 avril 2012 a 01:51

    Ils le créent eux-mêmes l’endettement avec leurs taux d’emprunts délirants !!! Il faut que la banque centrale d’état prenne le relais et récupère son autorité sur les banques privées qui ne pensent qu’à satisfaire leur frénétique course aux bénéfices.

  7. Yehuda Répondre

    12 avril 2012 a 04:11

    Bah, Fisher, c’est un Attali, un Strauss-Kahn, il n’est pas sioniste mais internationaliste, ce n’est pas le bien être économique d’israël qui le réjouirait, mais la stabilité du système économique mondial.

    Je ne vois pas pourquoi on fait des têtes de proues de ces gens qui ne défendent en rien les valeurs des enfants d’Israël. Ils nous font du tort plutôt qu’autre chose aux yeux des nations.

  8. cognitif Répondre

    12 avril 2012 a 14:41

    Les rescapés de la Shoah vivant à ce jour en Israël vivent jusqu’à un âge avancé, mais leur qualité de vie est basse, ils n’arrivent pas à couvrir leurs dépenses alimentaires, et se sentent très isolés, selon une étude menée par le Fonds pour le bien-être des rescapés de la Shoah, à l’occasion de Pessah.

    Cette enquête analysant la situation économique des rescapés de la Shoah en Israël, et leur état psychologique, révèle que 50.000 sur les 200.000 rescapés vivant en Israël, ont besoin d’une aide du Fonds, soit une hausse de 120% par rapport à l’an dernier. En 2005 seuls 23.000 rescapés sollicitaient le fonds…

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