Pour casser les prix, le gouvernement israélien casse les monopoles

Publié le : 25 avril 2012

Le cabinet israélien a approuvé dimanche un plan pour briser certains des plus grands monopoles du pays, dans le but d’accroître la concurrence et faire de baisser les prix, après des protestations sur le coût de la vie l’an dernier.

Israël possède l’une des plus fortes concentrations de pouvoir des entreprises dans le monde développé. Le gouvernement estime que les 10 plus grandes compagnies israéliennes détiennent 41% de la valeur du marché des entreprises publiques.

« La décision du gouvernement est une autre étape dans l’abaissement du coût de la vie», a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué. Il a dit au cabinet ministériel que de se débarrasser des monopoles permettra d’accroitre la concurrence.

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Les conglomérats auront à choisir entre la possession de grandes entreprises financières ou non financières. Les sociétés de portefeuille structurés comme des pyramides devront limiter le nombre de niveaux de filiales dont ils disposent.

Les groupes existants, qui détiennent actuellement des filiales cotées et qui ont à leur tour ont leurs propres filiales, seront autorisés a n’avoir que 3 niveaux de filiales. Les nouveaux conglomérats ne pourront en avoir que deux.

Les entreprises ont quatre ans pour s’y conformer.

Les manifestants de l’été 2011 ont largement dénoncé les conglomérats comme étant la cause de la hausse des prix des produits de base. A Tel-Aviv, nombreux sont ceux qui souhaitent relancer les protestations sociales dans les prochaines semaines.

A partir de maintenant, les entreprises ne peuvent détenir une société financière avec un actif de plus de 40 milliards de shekels (8 milliards d’euros) et dans le même temps être une société non-financière qui génère plus de 6 milliards de shekels de recettes.

En conséquence, le Groupe IDB devra céder Clal Insurance par exemple pour garder des compagnies clefs comme Cellcom, le plus grand opérateur de téléphone mobile d’Israël.

Delek Group aurait à décider entre garder la compagnie d’assurance Phoenix et celle de courtage Nessuah ou son entreprise de carburant – qui comprend un certain nombre de champs de gaz naturel au large.

La société de capitaux privés Apax Partners aurait besoin de choisir entre Tnouva (producteur agroalimentaire) ou la maison de courtage Psagot.

Une véritable révolution économique !

Paul Berda – JSSNews
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7 Réponses à Pour casser les prix, le gouvernement israélien casse les monopoles

  1. elieisr Répondre

    25 avril 2012 a 11:25

    si le marché n est pas ouvert a l export ca ne marchera pas.

    a moins d aider les entrepreneurs car pour monter en israel a priori(corriger si je me trompe) mais les aides sont inexistante (meme pas droit au assedics) dans ces condittion lacher son taf devient tres riqué surtout si on a une famille.

    dommage mais stupide surtout.

  2. Arik Répondre

    25 avril 2012 a 12:30

    @Eliesr c est faux il y a un panel tres important d aides aux entreprises qui exportent notamment de plus il existe comme en france une garantie de revenu minimum . celui qui veut en Israel peut.
    le probleme n est pas la: les grandes entreprises mettent la pression sur le gouvernement pour ne pas appliquer ou pour repousser ce dispositif car effectivement cela reviendrait a ce que shery arisson par exemple vende hapoalim ou shikoun binouy…

  3. Daz Répondre

    25 avril 2012 a 13:07

    C’est du chinois pour moi, personne qui pourrait expliquer plus simplement le contenu de cet article, l’économie, la finance et moi, ce sont deux mondes co-planaires.

  4. Daz Répondre

    25 avril 2012 a 13:07

    Non coplanaire*

  5. Ben Répondre

    25 avril 2012 a 18:29

    Enfin des mesures qui rendent le libéralisme propre, sinon on en arrive à un degré où même le communisme devient plus viable.

  6. Lionel Répondre

    25 avril 2012 a 19:38

    Normal, OCDE oblige… Il serait temps.

  7. Hazan Répondre

    20 mai 2012 a 13:27

    Seul un marche ouvert et concurrentiel est bénéfique pour le consommateur final
    Mais faire attention aux risques de chômage dues aux entreprises qui ne voudront plus rester dans la course
    Voir la Théorie de Keynes…….

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