ChristianeTaubira, l’esclavagisme blanc, et les crimes contre l’humanité à géométrie variable

Publié le : 4 juin 2012
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ChristianeTaubira, l’esclavagisme blanc, et les crimes contre l’humanité à géométrie variable – Ne désespérons surtout pas les jeunes de nos banlieues

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Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 22 décembre 1998.
PROPOSITION DE LOI
tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crimes contre l’humanité.

« Les non-dits de l’épouvante qui accompagna la déportation la plus massive et la plus longue de l’histoire des hommes sommeillèrent, un siècle et demi durant, sous la plus pesante chape de silence. »

LOI
Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité
NOR: JUSX9903435L

Article 1

« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

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Ces derniers temps, la polémique du jour semble se porter sur la nomination de Christiane Taubira, fraichement parachutée, (contre toute attente apparemment), numéro trois du nouveau gouvernement de Jean- Marc  Ayrault, à la tête du ministère de la justice.

Nous avons eu droit, pêle-mêle, à un florilège de déclarations incendiaires à propos du caractère supputé hautement inflammable de madame Taubira, on peut donc  s’attendre à des retours de flammes. La toute nouvelle garde des sceaux de la Place Vendôme afficherait vraisemblablement un caractère bien trempé.

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Madame Taubira serait réputée intransigeante. Elle aurait de surcroit était condamnée le 27 septembre 2004 par le tribunal des Prud’hommes pour licenciement abusif, et rupture abusive de contrat, à verser 5300 euros après avoir exploité son ancienne employée. Et puis madame Taubira aura déjà fait couler beaucoup d’encre en annonçant sa volonté de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs, déclarant : « Les mineurs sont des citoyens en devenir  il est nécessaire de redonner à la justice des mineurs sa spécificité ». Soit.

Mais attardons- nous un court instant sur la nomination d’une (ex ?) Indépendantiste guyanaise, (apparemment repentie), à la tête du ministère de la justice de la République Française Une Et Indivisible, et convenons tout de même que c’est… original. Christiane Taubira aurait en effet déclaré au journaliste Kerwin Alcide, du journal France-Guyane : « Moi, je n’ai pas un discours indépendantiste, j’ai une pratique militante indépendantiste ». Nuance. Puis d’ajouter : « la première fois de ma vie que j’ai voté, c’était pour moi en 1993. J’étais indépendantiste, anti-électoraliste ». C’est logique, tout se tient. D’ailleurs, comme le disait si bien le grand Hillel : « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Si je suis seulement pour moi, que suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? » Dont acte.

Madame Taubira est elle, oui ou non, compétente pour diriger ce grand ministère régalien qu’est le ministère de la justice ? Personnellement, et en dépit des réticences susmentionnées, je ne vois aucune raison d’accabler madame la ministre avant même d’avoir pu la juger sur son bilan.

En revanche, il y a un point qui mériterait amplement d’être un peu plus abordé qu’il ne l’est, et même que l’on s’y attarde un tant soit peu, c’est l’esclavage, vu à travers le prisme de notre nouvelle ministre de la justice.

La question n’est pas de savoir si l’esclavage est une abomination, dans la mesure où la réponse est intrinsèquement dans la question.

La question est de savoir pourquoi seuls les Européens ou les Américains devraient choisir de se mortifier, de se flageller, et de s’auto-déprécier ad vitam-aeternam pour les fautes qu’ils ont commises, alors que ceux qui les accusent de tous les maux de la terre se compromettent dans les pires atrocités, et qu’ils se sont (eux aussi) amplement comportés comme des monstres en certaines périodes de leur histoire ? Au moins aurons nous eu la décence, en occident, de reconnaître les vils forfaits que nos nations ont perpétré dans le passé, et d’en demander pardon aux descendants de nos victimes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sont toujours les mêmes, les démocraties en somme, qui choisissent de présenter des excuses, ce qui est bien légitime au demeurant, mais un peu fatiguant à la longue.

Pour mieux comprendre ce phénomène, reportons nous aux ouvrages de deux affreux méchants qui devraient faire acte de contrition, à genoux, sous peine de se faire condamner à la lapidation en place publique, mais qui s’y refusent pourtant avec obstination. J’ai nommé Gilles-William Goldnadel (Réflexions sur la question Blanche : du racisme blanc, au racisme anti-blanc), et Pascal Bruckner (Le sanglot de l’homme blanc : tiers monde, culpabilité, et haine de soi ; et la tyrannie de la pénitence : essai sur le masochisme occidental).

Attention cependant au retour de bâton, la doxa alter-mondialo-tiers-mondo-relativiste est rancunière. N’espérez pas vous faire encenser  en citant nos valeureux amis dans les diners mondains. Vous risqueriez l’excommunication, et en prime de vous voir affubler du fameux adjectif qui vous rendra infréquentable, « réac », catalogué réac, la plaie.

En revanche, vous éprouverez peut-être, avec un peu de chance, ce petit bonheur délectable, consistant à vous faire haïr par l’extrême gauche, les tiers-mondistes, les relativistes de tous poils, les bobos biens pensants, les pan-arabistes, l’extrême droite, et les adeptes du politiquement correct… Tout un programme. Vous trouverez peut-être même du réconfort auprès des excommuniés de toutes les chapelles, les Goldnadel, les Bruckner, les Jeambar, les Rioufol, ou autres Pétré-Grenouilleau. A croire que les néo-réacs sont moins politiquement corrects que les progressistes bien-pensants. Mais dans quel monde vit-on ? Le purgatoire n’est peut-être pas si mal fréquenté après tout ?

Notre beau pays a célébré le 10 mai dernier, la journée de la mémoire de la traite négrière… « Transatlantique à partir du XVe siècle ». Mesdames et messieurs, baissez le rideau, fermez les yeux, il ne s’est rien passé auparavant, il ne s’est rien passé depuis.  Cette journée a été inspirée par la loi Taubira qui fit tant parler d’elle en son temps. De nombreux historiens se sont élevés contre cette loi, au motif que ce travail de mémoire devait être l’apanage des historiens, et non des politiques, du législateur, ou encore des juges. Cela peut sans doute se discuter, mais puisque la loi est passée, la question de la légitimité de cette loi ne se pose plus.

En revanche, se pose la question de la légitimité d’une réécriture partiale de la loi, dans le but avoué de ne pas déplaire à certaines couches de la population française, c’est là tout l’enjeu du débat. Un débat biaisé d’avance, en somme, parce qu’ethno-centré.

On connaît tous l’expression : « il ne faut pas désespérer Billancourt ». Le slogan est né en 1913, lors d’une des premières grèves chez Renault. Sartre aurait dit : « Il ne faut pas désespérer Billancourt » pour signifier qu’on est en droit de ne pas dire toute la vérité (en l’occurrence sur les camps en URSS) afin de ne pas désespérer ceux qui croient dans le progrès historique incarné par la patrie de la révolution. Toute ressemblance de ces propos avec ceux tenus, dans un tout autre contexte, par une ministre de l’actuel gouvernement, ne saurait être que purement fortuits…

Madame Taubira n’a pas forgé un faux avec sa loi. Le texte porte en son sein, c’est indéniable,  sa part de véracité. Disons plutôt qu’il y aurait  « mensonge par omission ». On n’est pas à une trentaine de millions de victimes prés, c’est certain, et faire des comptes d’apothicaire serait franchement mesquin, n’est-ce pas ? On ne va certes pas faire la liste de tous les êtres humains mis en esclavages depuis l’antiquité jusqu’à l’avènement de l’islam, parce qu’on ne s’en sortirait pas.

En revanche, on peut reprocher à Madame Taubira d’avoir pris des libertés avec l’histoire. Madame Taubira a tout simplement « omis » de mentionner  une très large part de la vérité, afin ne pas froisser certains de nos congénères, au motif ô combien fallacieux, que « les jeunes arabes.» [en France] « ne portent pas sur leurs dos tout le poids de l’héritage des méfaits des arabes. »

Madame Taubira aurait dû, pour être plus précise, et considérant la proportion de la traite intra-africaine dans le commerce des esclaves, rajouter au passage : il serait bien que « les jeunes noirs » [en France] « ne portent pas sur leurs dos tout le poids de l’héritage des méfaits des africains. »

Elle aurait sans doute aussi dû nous expliquer, dans la foulée, en quoi les jeunes Français étaient parfaitement aptes, eux, et eux seuls, à en supporter le fardeau. Avons-nous été reçus  aptes à l’examen psychologique de lever de poids (en kilos-fardeau) de culpabilité ? Cela pendant qu’on exemptait les jeunes gens [français eux aussi] issus des « minorités visibles », pour inaptitude congénitale ? Aucune explication n’ayant été donnée, nous ne nous perdrons pas en conjectures…. Soyons déjà fier d’avoir été reçu haut la main à l’examen de passage…

Vouloir célébrer une telle journée, commémorant une horreur pareille, proprement indicible, c’est très bien, et il n’existe aucune raison valable pour s’y opposer. Mais dans la société dans laquelle nous évoluons, il n’y a de place que pour une seule victime, la victime « teintée d’exotisme. » La victime blanche, le Français de souche, ou le « souschien », come diraient les sympathiques « indigènes de la république », n’ont malheureusement pour eux aucun des attributs propres à l’obtention de leur diplôme en victimisation. Dommage pour eux, quand on sait qu’un bon million d’Européens ont été raflés sur les côtes de l’Europe, avant d’être réduits en esclavage par les barbaresques arabes, et d’être déportés dans les pays du Maghreb, et du Machrek.

Finalement, on a peu ou prou remplacé la date officielle de l’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848, pour celle du 10 mai 2001, jour du vote de la loi Taubira, qui se voit ainsi « sanctifiée », en dépit de la demande persistante d’abrogation de cette dernière par de nombreux historiens. Comme l’écrivait Eric Conan dans le journal l’Express en mai 2006, « c’est un tournant de la politique mémorielle », en ceci que : « c’est non pas une date du passé qui est choisie pour commémorer un événement du passé, mais le présent qui commémore son propre regard sur le passé. » Je cite : « d’une tragédie qui appartient à la longue histoire de l’humanité, elle ne retient, sur une séquence courte, que les faits imputables aux seuls Européens blancs, laissant de côté la majorité des victimes de l’esclavage. » Or la traite dans son ensemble « comprend également la traite arabo-musulmane, laquelle a duré [infiniment plus longtemps] du Vlle au XXe siècle, et la traite intra-africaine, toutes deux [considérablement] plus meurtrières. »

Le chercheur et historien Olivier Pétré-Grenouilleau, pourtant intègre et reconnu, a été attaqué en justice parce qu’il rappela ces faits tragiques, dans toute leur globalité, et sans parti-pris. On l’a crucifié sur la place publique pour avoir osé énoncer ces vérités simples, et pourtant indiscutables. Christiane Taubira a donc volontairement cadenassé une vérité très partielle dans sa loi, et l’a officialisée comme étant La Loi officielle de la république française. Selon madame Taubira, le fait que l’historien continue d’enseigner ses « thèses » aux étudiants, tout en étant payé par l’éducation nationale, « pose un réel problème. » Eric Conan cite aussi Roger Botte, chercheur au centre d’études africaines du CNRS, qui « constate qu’il privilégie la traite transatlantique, par rapport à celles des négriers africains, du fait de la pression des représentants du monde arabe et des états africains. »

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme(le HCDH), il existe encore aujourd’hui des millions d’esclaves, adultes et enfants, hommes et femmes, dans ces pays, en Mauritanie, au Niger, au Soudan, et ailleurs, dans presque tous les pays du Golfe notamment. Certaines grandes organisations et ONG ont pu racheter des milliers d’esclaves à leurs négriers, moyennant des rançons  substantielles.  Cédant à la pression des ONG, un chef targui du Niger, Amrissal Ag Amdague, a accepté, le 10 mars 2005 de libérer 7 000 esclaves coutumiers contre espèces sonnantes et trébuchantes !  Certains Africains ont réussi  à s’affranchir du joug de leurs oppresseurs (arabes ou africains), et à faire publier leurs calvaires en occident, pour qu’on n’oublie jamais.

Le journaliste Jean Pierre Tuquoi, posait en 2003 la question du tabou entourant l’une des plus grandes tragédies de l’histoire de l’humanité. Le numéro de la revue Histoire a « le mérite de se risquer sur des chemins rarement explorés. » Pourquoi, en effet, continuer d’occulter ce débat, lorsqu’on sait pertinemment que les traites intra-africaines et arabo-musulmanes, ont fait chacune des millions de victimes de plus que les traites dites transatlantiques ?

Dans l’hebdomadaire Le Point début 2007, il est écrit avec justesse que « faute d’avoir été soumis plus tôt à la décantation historique, l’esclavage est devenu un sujet politique, sinon polémique.» L’auteur rappelle que l’esclavage a eu lieu sous toutes les latitudes, sur presque tous les continents, dans pratiquement toutes les civilisations. J’ajouterai même, qu’à ma connaissance, hormis chez les aborigènes d’Australie, presque tous les peuples ont pratiqué l’esclavage sous une forme ou sous une autre. Alors pourquoi cette falsification hypocrite de l’histoire se perpétue t-elle en toute impunité, de nos jours ?

Prenons quelques exemples tout de même assez frappants. Primo, selon l’historien Ralph Austen, de 1450 à 1860, les Européens ont déporté environ 11 millions d’Africains. La traite intra-africaine a fait environ 14 millions de victimes, tandis que la traite arabo-musulmane a fait environ 17 millions de morts, et qu’elle se poursuit encore de nos jours. Secundo,  « ce n’est qu’en 1920 que sera fermé au Maroc le dernier marché aux esclaves… cette traite servait autant les intérêts économiques, que l’expansion politique et religieuse de l’islam. » Tertio, « en 1923, l’admission de l’Ethiopie  à la Société des Nations se fera moyennant son engagement d’abolir toute forme de servitude, près d’un tiers de ses habitants étaient alors des captifs… »

Le site d’Amnesty International  Marseille, après avoir lancé une campagne envers les plus hautes instances de l’état mauritanien, a appelé début mai 2012, à une manifestation de soutien à Paris. Ceci après que des militants pour l’abolition de l’esclavage aient été arrêtés avec violence par la police, puis emmenés vers une destination inconnue, où ils risquent désormais la peine capitale. En effet, selon le journal, « le chef de l’état mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a déclaré devant une foule de manifestants rassemblés dans la cour du palais présidentiel, qu’il appliquera, avec la plus grande sévérité, la charia islamique à l’encontre de monsieur Biram Ould Abeid, et de ses codétenus, tous membres de l’initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie. » Mais qu’ont donc pu faire ces gens, pour encourir ainsi les foudres des autorités du pays ? Et bien les manifestants avaient organisé« un autodafé de livres de jurisprudence islamique jugé par eux comme étant le fondement de la législation traditionnelle esclavagiste en Mauritanie. Les ouvrages incinérés sont une référence juridique pour les adeptes du rite Malikite en vigueur en Mauritanie, et dans une large partie de l’Afrique. Ils codifient, entre autres, les rapports entre personnes serviles, et personnes libres, le statut de l’esclave, les règles des transactions impliquant vente ou prêt d’esclaves… il s’agit des ouvrages de Khlil, Eben Achir, et Elhattab. Pour ne pas choquer les croyants, les militants abolitionnistes avaient retiré de ces ouvrages toutes les pages contenant des versets coraniques, ou des Hadits (paroles) du Prophète Mohamed. » La réaction des abolitionnistes visait à dénoncer publiquement le prêche officiel d’un imam saoudien qui invitait les riches saoudiens à acheter des esclaves en Mauritanie, de manières à les « affranchir », pour « se faire pardonner certains pêchés.» Le site précise que si « cet odieux trafic est connu de tous, c’est la première fois qu’un prêche public encourage l’esclavage, et qu’il est relayé en Mauritanie. »

Amel Daddah, dans le Monde Diplomatique, écrivit en 1988 un article concernant la situation dramatique des tribus Harratines dans le pays. [PS : L’islamologue Malek Chebel, dans son ouvrage : « l’esclavage en terre d’islam », précise qu’il a lui-même pris la mesure de la mise en esclavage des noirs Harratines par les bédouins en Mauritanie, lors de ses voyages.] « Pourquoi maitres et esclaves soninkés ne peuvent-ils toujours pas reposer dans le même cimetière ? Pourquoi les esclaves halpularens bénéficient-ils d’un accès si réduit à la terre, principale source d’émancipation économique au sein de cette communauté ? Pourquoi est-il encore jugé scandaleux et indécent, qu’au sein des ethnies afro-mauritaniennes, un homme d’origine servile prétende épouser une femme n’appartenant pas à sa caste ? » Malgré quelques menus progrès en faveur de la communauté harratine dans le pays, les améliorations sont encore très lentes, et la route est longue. L’esclavage a tout de même déjà  été aboli trois fois, sans grand succès apparemment. Une première fois, par l’administration coloniale au début du siècle. Une seconde fois, par l’état indépendant mauritanien en 1960. Puis une troisième fois, par un communiqué du Comité Militaire de Salut National en 1980. Les citoyens harratines sont maintenus dans une situation extrêmement précaire, du fait du système de caste, dans lequel ils sont perçus comme étant véritablement la cinquième roue du carrosse. L’auteur précise que 17 ans après avoir été promulgué, en 1988 donc, le texte  de loi portant sur l’abolition de l’esclavage en Mauritanie n’a toujours pas été suivi d’un décret d’application…  D’après Amel Daddah : « Une telle lenteur n’est pas sans relation avec l’importance de l’identité islamique, en tant qu’instrument de légitimation du pouvoir : remettre en cause la légitimité de l’esclavage reviendrait, en quelque sorte, à porter atteinte aux préceptes de l’islam, religion officielle de l’état, partagée par l’ensemble des Mauritaniens. » Dans l’ordonnance de 1981, l’article le plus étoffé, officialise le principe de dédommagement des maitres, mais n’engage, je cite : « aucune mesure en faveur des affranchis pour en faire des Mauritaniens de première zone, c’est-à-dire des citoyens soumis aux mêmes obligations, et jouissant des mêmes droits que tous les autres nationaux. »

L’ambassadrice américaine Jo Ellen Powell était interviewée par  John D. Sutter  sur CNN le 17 mars 2012. La Mauritanie à été le dernier pays au monde à abolir l’esclavage. Traduction de certains passages en français.

PS : J’ai choisi de ne pas traduire toute l’interview dans son intégralité. Je ne le traduis donc pas de façon littérale, en revanche je prends grand soin de garder « la lettre et l’esprit » de chaque déclaration de l’ambassadrice américaine.

« L’esclavage en Mauritanie à persisté pendant des siècles, et ce n’est qu’en 2007 que ce pays d’Afrique de l’ouest a voté une loi définissant comme criminel le fait qu’un être humain soit la propriété d’un autre être humain, et de le (ou la) forcer à travailler sans être rémunéré en contrepartie. »

« Bien entendu, les USA reconnaissent que la Mauritanie a encore un problème à l’heure actuelle avec l’esclavage. C’est d’ailleurs un problème tellement grave que notre gouvernement émet régulièrement des protestations très vives au gouvernement mauritanien, ainsi qu’à la société civile. Nous continuons de nous battre, afin qu’il y ait un réel changement sociétal et culturel, et nous espérons qu’un jour, la Mauritanie reconnaîtra que l’esclavage est une pratique parfaitement inacceptable, et répugnante. »

« Nous continuons à faire pression sur le gouvernement, pour qu’il reconnaisse enfin qu’il a le devoir d’agir lorsqu’il y a des allégations avérées concernant des cas de mise en esclavage, et plus que cela, pour que la Mauritanie clame haut et fort que pratiquer l’esclavage au XXIe siècle, est inacceptable. »

« J’ai rencontré à la fois des activistes et des citoyens qui m’ont décrit de manière rigoureuse  leurs conditions de servitude. Comme vous pouvez l’imaginer, ces témoignages vous soulèvent le cœur […] il ya surtout des enfants qui ont été privés de toute opportunité d’éducation, et qui n’ont jamais vécu autrement qu’en travaillant chez des propriétaires, contre une rémunération ridicule,  et sans avoir la possibilité de vivre leurs vies d’enfant normalement, je dois dire que c’est très triste. […] Cette situation dramatique ne pourra évoluer véritablement qu’à l’ instant où la société elle-même se lèvera pour dire que tout ceci est inacceptable, et que cela doit enfin changer.»

Nous ne nous attarderons pas sur les très nombreux cas d’esclavage sexuel commis en Lybie par Mouammar Kadhafi, puisqu’il en a été très largement question très récemment, à la suite de la chute du dictateur. Précisons néanmoins, même si les journaux en ont abondamment parlé, que ce soit dans le Sunday Times, le Monde, dans le JDD, le Huffington Post, ou ailleurs, que leurs conditions d’esclavage étaient parfaitement inhumaines. Plusieurs centaines de femmes en tout, ont subi des sévices d’une rare bestialité, et d’un sadisme abject. Emprisonnées de force, enlevées à leurs familles dés l’âge de 15 ans pour servir de filles à soldats. Des jeunes femmes que « le guide » « refilait » tel un kleenex à ses amis, ses parents, et à d’autres chefs d’états africains. Les fameuses « amazones » servaient en réalité, (en majorité), d’esclaves sexuelles à satiété. Le viol était utilisé comme arme de destruction physique et psychologique contre les opposants. Kadhafi avait acheté des containers entiers de viagra pour que ses soldats violent les femmes des mouvements rebelles. Les jeunes filles étaient forcées de boire et de se droguer avec le « guide », puis devaient aller en catastrophe à l’hôpital se faire recoudre…

En 2008, le Comité Contre l’Esclavage Moderne (le CCEM) dénonçait l’affaire des princesses de l’hôtel Conrad à Bruxelles.  La Chambre du Conseil de Bruxelles ordonnait alors le renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles de sept princesses et de leur majordome, pour « traitements inhumains et dégradants », et diverses infractions à la législation sociale. Une femme, qui avait réussi  à s’échapper donna l’alerte. La famille princière du Golfe, qui occupait un étage entier du palace, 54 chambres, dont la suite royale, avait littéralement réduit en esclavage ses 23 domestiques. Début juillet 2008, la police belge fit une descente à l’hôtel pour les libérer de leur calvaire. Après enquête approfondie, les princesses furent renvoyées devant un tribunal, mais ces dernières, ainsi que leur mère, avaient déjà regagné depuis longtemps les Emirats Arabes Unis.

Le même comité contre l’esclavage a récemment fait état d’un cas qui a bouleversé de très nombreux téléspectateurs. Un cas qui est très loin d’être un cas isolé au Liban. La représentante spéciale de L’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage, Gulnara Shahinian, demande une enquête approfondie au gouvernement libanais après le suicide d’une employée de maison éthiopienne. L’image avait beaucoup choqué l’opinion publique, Alem Dechasa, la domestique, avait été rouée de coups en pleine rue par le directeur d’une agence de placement d’employées africaines, parce que littéralement pétrifiée de peur par la famille, elle refusait de retourner chez eux.  La vidéo  avait alors été vue plus d’un demi-million de fois sur YouTube.  Après avoir été terriblement rudoyée, la femme avait été trainée de force dans la voiture. Hospitalisée après un bref séjour en prison,  cette dernière s’était suicidée pour échapper définitivement aux griffes de ses bourreaux. La domestique ne parlait ni l’arabe, ni l’anglais, ne connaissait personne, était littéralement séquestrée  et maltraitée, et n’était pas payée.  Plus de 200 000 domestiques, originaires de la corne de l’Afrique, ou d’Asie du sud est, travaillent dans des conditions très dures, et souvent infernales, au Liban, où les cas de suicides par désespoir sont relativement fréquents. Le journal Le Monde cite une enquête réalisée par une association, dans laquelle il est précisé que 88% des employeurs reconnaissent confisquer le passeport de leurs employées…  Et que 31% d’entre eux admettent les enfermer à la maison !!! L’homme responsable du tabassage en règle de la domestique éthiopienne n’a jamais été inquiété par la « justice » de son pays.

Terminons enfin notre tour d’horizon, (lugubre certes, mais non fantasmé), par le cas des  « enfants jockeys », réduits en esclavage dans le Golfe arabo-persique. Tout d’abord, il faut savoir que cette pratique ignoble n’est officiellement interdite aux Emirats Arabes Unis, que depuis 1993… mais qu’elle perdure malheureusement, parce que la loi est fréquemment contournée à l’occasion de courses de chameaux organisées par de riches émirs. Cet odieux trafic d’êtres humains aurait concerné, d’après RFI, 30 000 enfants, depuis 30 ans. En septembre 2006, Valérie Gas évoquait pour RFI le cas retentissant outre-Atlantique, d’une procédure engagée aux Etats-Unis  contre l’émir de Dubaï, Cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, son frère, ainsi que de hautes personnalités du pays pour « enlèvements et trafic d’êtres humains présumés. »  Valérie Gas expliquait ainsi dans son passionnant reportage : « Les accusations sont graves. L’émir de Dubaï, Cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, et son frère, Cheikh Hamdan ben Rached Al-Maktoum, seraient les principaux organisateurs d’un énorme trafic d’enfants destinés à fournir des jockeys pour les courses de chameaux. Des milliers de jeunes garçons, parfois âgés de deux ans à peine, auraient été enlevés dans des pays asiatiques et africains, notamment au Bengladesh, au Pakistan et au Soudan, pour être ensuite vendus et envoyés dans les camps d’entraînement aux quatre coins des Emirats. Là, les enfants auraient été particulièrement maltraités. Ils auraient été privés de nourriture et de sommeil pour ne pas prendre de poids, auraient subi des injections d’hormones pour ne pas grandir, auraient été forcés à travailler par des températures insoutenables -les camps sont dans le désert. Certains auraient même été victimes d’abus sexuels. D’autres auraient perdu la vie. L’acte d’accusation est particulièrement sévère. Il évoque «l’un des plus grands scandales humanitaires de ces 50 dernières années» et dénonce le caractère «inimaginable au XXIe siècle» d’un tel trafic d’enfants esclaves à l’échelle internationale. Sa rédaction a été inspirée par un rapport du département d’Etat intitulé Trafficking in persons report, publié en juin 2005, qui décrivait le fonctionnement des réseaux de kidnapping et les conditions de vie inhumaines des enfants réduits en esclavage dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient. Et pourtant, une loi existe aux Emirats arabes unis depuis 1993 pour interdire la participation des enfants aux courses de chameaux qui sont particulièrement dangereuses. Mais elle n’a pas changé grand-chose aux habitudes. On continue à les employer notamment dans les courses privées organisées par les richissimes cheikhs de la région, qui apprécient particulièrement cette distraction. L’accusation dénonce l’existence d’une véritable «conspiration» du silence qui a permis la poursuite de ces actes pendant des années. Elle estime que l’émir de Dubaï et son frère y ont tenu le rôle central et insiste sur la cruauté dont ils ont fait preuve vis-à-vis de petits garçons parfois âgés de seulement 2 à 4 ans : «Cheikh Mohammad et Cheickh Hamdan traitaient mieux leurs chameaux que leurs enfants esclave »s. La plainte a été déposée par six familles, dont les noms n’ont pas été communiqués. Elles ont choisi d’engager la procédure aux Etats-Unis en raison de l’existence d’un texte datant de 1789, Alien Tort Statue, qui permet de poursuivre des actes répréhensibles menés hors du pays. Et comme la famille Al-Maktoum possède un ranch en Floride, c’est à la cour fédérale de Miami que les plaignants se sont adressés, il y a une semaine. L’émir de Dubaï et son frère ont été, quant à eux, informés de ces accusations il y a 3 jours, mais n’ont pas réagi pour le moment. Ils ne sont pas les seuls concernés. Plusieurs centaines d’autres responsables des Emirats arabes unis sont aussi impliqués. Les plaignants demandent que les organisateurs de ces trafics soient punis et que les victimes soient indemnisées. Le préjudice subi par les enfants tant sur le plan physique que psychologique est énorme. Celui de leurs parents aussi. L’acte d’accusation évoque le fait que «les accusés ont privé les parents de leurs enfants et les garçons de leur enfance, leur futur et parfois leur vie, pour de lâches raisons de distraction et de gain financier». S’il paraît peu probable que les responsables soient punis, il sera aussi difficile d’évaluer le niveau d’une éventuelle compensation financière au regard de la gravité des actes commis et de l’ampleur du trafic dénoncé ».

En 2012, rien ne laisse pourtant présager que les puissants souverains régissant ces royaumes puissent un jour être sérieusement inquiétés, compte tenu de leurs statures dans le monde des affaires, et de l’impunité totale dont ils jouissent au sein des monarchies du Golfe. Pour mieux appréhender le phénomène d’impunité totale dont jouissent ces Emirats, je recommande la lecture d’un ouvrage passionnant, « McMafia, au cœur de la criminalité internationale », de Misha Glenny, chapitre 7 : Xanadu II (pages 256 à 285 pour la version courte sur les Emirats). Un livre extraordinairement documenté, écrit par l’un des plus éminents spécialistes du genre, et qui décrit remarquablement bien le dessous des cartes.

Citons deux livres courageux et remarquables sur ces sujets difficiles, et qui méritent autant d’attention que la traite transatlantique, n’en déplaise à madame Taubira. « La malédiction de l’esclavage » par Tidiane N’Diaye, et « L’esclavage en terre d’islam », de Malek Chebel.

L’écrivain Pascal Bruckner écrivait, dans « le sanglot de l’homme blanc », cette phrase absolument remarquable : « nous autres, Européens, avons été élevés dans la haine de nous-mêmes, dans la certitude qu’au sein de notre culture, un mal essentiel exigeait pénitence. Ce mal tient en deux mots : colonialisme et impérialisme. La mauvaise conscience oriente le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le tiers-monde, surtout depuis la fin de la guerre d’Algérie. Elle a crée le « tiers-mondisme », idéologie désignant l’Europe et l’Amérique comme la cause unique de tout ce qui est négatif dans l’histoire. C’est elle encore qui oppose un Sud radieux, peuplé d’agneaux et de martyrs, à un Nord rapace, habité de loups et de nantis. »

Arnaud Israël – JSSNews
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17 Réponses à ChristianeTaubira, l’esclavagisme blanc, et les crimes contre l’humanité à géométrie variable

  1. benny Répondre

    4 juin 2012 a 09:57

    madame taubira dès sa surprenante nomination a telephonè a l ignoble gaby cohn bendit son meilleur ami ! rappelons que ce con est negationniste !!! et parait il d origine juive comme ils disent !!! cherchez l erreur !!

  2. mike Répondre

    4 juin 2012 a 11:04

    Dans l’article , Taubira condamné en 2004 pour licenciement abusif, Hollande n’avait pas promis que son gouvernement n’aurait aucun ministre qui auraient été condamnés ou seraient condamnés,

    Après Ayrault , Montebourg , voilà Taubira, elle est beau le gouvernement irréprochable.

  3. david c Répondre

    4 juin 2012 a 11:46

    Agissons pour les législatives !

  4. karamel Répondre

    4 juin 2012 a 12:55

    Superbe !

  5. KESEM Répondre

    4 juin 2012 a 14:02

    Le peuple a tellement souffert depuis des siècles, qu’il faut qu’il rattrape son histoire.

  6. subliminalsong Répondre

    4 juin 2012 a 15:49

    castafiore des DOM TOM !

  7. guy Répondre

    4 juin 2012 a 21:00

    Oui cette femme a été condamnée pour licenciement abusif.Mais le pire est qu’elle soit à la justice.Pauvre France avec des gens pareils au gouvernement:sectaires,anti-Français,partisans de la justice de classe,auto-satisfaits,mais surtout d’une incompétence crasse.

  8. Armand Répondre

    5 juin 2012 a 02:37

    Elle ne va pas nous bassiner pendant 5 ans avec çà . Elle n’a qu’à passer le Séder avec nous à Pessah. Ainsi elle saura que nous aussi étions esclaves . D’ailleurs les pyramides nous appartiennent .

    • Gally Répondre

      5 juin 2012 a 02:56

      Pas les pyramides, elles ont été construites après le départ des Hébreux.

      Les villes de Pitom et Ramsés par contre, oui.

      • Ben Répondre

        5 juin 2012 a 04:56

        Les pyramides, les pyramides..franchement, qu’est ce que ce tas de pierres au fin fond du trou de balle de l’Afrique qui pue la crotte de chameau vient occuper l’esprit de l’israélien moderne qui pour une moitié sont issus d’Europe et abreuvés à 20 siècles de culture européenne, on pourrait pas un peu voir les choses sous un angle plus contemporain que ce fatiguant prisme biblique de l’hébreu antique? Le pont Charles à Prague passant au-dessus de la Vltava est aussi lié à l’histoire juive que vos amoncellements de blocs au bords du Nil, le judaïsme a plus rayonné au-delà du Proche-Orient que sur sa terre d’origine.

        • Chennik Répondre

          5 juin 2012 a 11:55

          Les pyramides sont un exploit, d’ailleurs de nos jours ça resterai très difficile voire impossible de construire de tels bâtiments. Alors si elles datent de + de 2000 ans…

          Un peu de respect face à la grandeur et au génie, merci.

  9. Armand Répondre

    5 juin 2012 a 03:11

    Merci Gally . Eh bien on va constituer un dossier pour les villes de Pitom et Ramsés . La place Tahrir va s’enflammer une nouvelle fois . Quelle rigolade !

  10. BENY Répondre

    5 juin 2012 a 11:06

    JE REPONDS A BENN GALLY CONNAIT SON HISTOIRE, LES JUIFS ONT ETE LES PREMIERS A SONNER LE GLAS DE L’ESCLAVAGE IL Y A 3325 EN AYANT ETE AFFRANCHIS PAR L’ETERNEL PAR LA SORTIE D’EGYPTE. CECI ETANT « PITOM » en Hébreu PI TEHOM = « LE GOUFFRE DE L’ABIME », « RAMSES » RÂ MESSES = « LA SUCCION DU MAL » EST BIEN LA PREUVE APPORTEE , A CEUX QUI EN DOUTAIENT, TOUT AU MOINS LINGUISTIQUE, QUE LES ESCLAVES JUIFS DE PHARAON ETAIENT LES BATSSEURS DE CES PYRAMIDES

  11. BENY Répondre

    5 juin 2012 a 11:28

    LE REGROUPEMENT DES JUIFS VERS LEURS TERRE D’ORIGINE, ALORS QUE LES PEUPLES ONT TENDANCE A S’EXPATRIER, ET QUITTER LEUR PAYS DE NAISSANCE, (MIGRATIONS EUROPENNES, ASIATIQUES, AFRICAINES DE CES DERNIERS SIECLES) PERTES DES VALEURS D’IDENTITE ET DE NATION A L’OPPOSE DU RETOUR AUX VALEURS MORALES, HISTORIQUES ET CULTURELLES AU JUDAISME AUQUEL NOUS ASSISTONS, EXPLIQUE PEUT ETRE LE « REJET » D’ISRAEL PAR CES NATIONS QUI SE »CHERCHENT » ET QUI NE SE RETROUVENT PLUS.LA DIFFUSION, LE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE ET PAS SEULEMENT L’HERITAGE HUMANISTE DONT ISRAEL EST PORTEUR DEPUIS DES SIECLES N’EST PAS FORCEMENT BIEN VU PAR CEUX QUI PERPETUENT CONSCIEMMENT OU NON UNE FORME DE NEO COLONIALISME ET DE DEPENDANCE ECONOMIQUE DES ETATS A REGIMES DESPOTIQUES D’AFRIQUE ET D’ASIE.L’ESCLAVAGISME SOUS UNE AUTRE FORME, MOINS VISIBLE CONTINUE, ET LA NATION QUI DERANGE DEPUIS TOUJOURS C’EST BIEN SUR ISRAEL. IMAGINONS L’ARGENT DES PETRO DOLLARS ASSOCIES A UNE MAIN D’OEUVRE BON MARCHE D’AFRIQUE ET D’AFRIQUE DU NORD, ET AU SAVOIR FAIRE D’ISRAEL DANS TOUS LES DOMAINES QUE NOUS LUI CONNAISSONS ! C’EST LA COREE DU SUD OU TAIWAN A UNE HEURE DE VOL DE MARSEILLE OU UNE HEURE ET DEMI DE BERLIN OU LONDRES !
    CETTE « REVOLUTION » ATTEND SON PRINTEMPS! MAIS QUI LA REDOUTE ? ….A VOUS DE DEVINER.

  12. Tidiane N'Diaye Répondre

    14 juin 2012 a 12:30

    Bonjour
    Merci d’avoit cité mon ouvrage : Le Génocide voilé (Gallimard) Car dans ma démarche j’ai toujours privilégié le vrai sens de l’histoire à savoir restituer des faits avérés rien que des faits avérés. Et non les dénonciations selectives et autres approches militantes de l’histoire. Voilà pourquoi j’étais à l’aise en publiant mon étude sur la condition des Falachas en Israel, qui n’avait rien d’antisémite comme j’avais aussi rappelé la condition des premiers « Orientaux’ ayant accompli leur Alya. Certains avaient pensé que mes origines africaines ou la religion musulmane des Sénégalais motivaient certains jugements durs contenus dans l’ouvrage. Mais mon article dans Israel Magazine dénonçant les manoeuvres pernicieuses des conférences de Durban et de Genève avec des accents de culpabilisation selective et d’antisionisme totalement hors sujet, remettent les choses en place quant à mes motivations. Puis après avoir publié trois ouvrages sur les horreurs de la traite transatlantique, mon dernier ouvrage a bouclé la boucle en étalant les horreurs génocidaires de la traite arabo-musulmane. Ceci parce que : Les misères, la pauvreté, la longue stagnation démographique et les retards de développement actuels du continent noir, ne sont pas le seul fait des conséquences du commerce triangulaire, comme bien des personnes se l’imaginent, loin de là. Bien qu’il n’existe pas de degrés dans l’horreur ni de monopole de la cruauté, l’on peut soutenir sans risques de se tromper, que le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les Arabo-musulmans, furent pour l’Afrique noire et tout au long des siècles, bien plus dévastateurs que la traite transatlantique. De même que l’islamisation de nombreux peuples négro-africains et tout ce que cela a engendré, comme les Jihads, n’en fut pas moins à la source d’innombrables implosions. Par exemple, la seule guerre sainte menée par ce chef arabe soudanais, mystique, illuminé et qui se prenait pour un Mahdi (descendant du Prophète), tout le Soudan depuis l’Océan jusqu’en Égypte englobant tous les plateaux de l’Afrique – du Nil jusqu’au Zambèze -, était livré aux chasses à l’homme et à la vente de captifs. Cet espace immense deux fois grand comme l’Europe, certains explorateurs évaluaient sa population au XIXème siècle, à environ cent millions d’âmes. Pour avoir une idée du mal, il faut savoir que ces mêmes observateurs, avaient constaté que pour chasser et enlever de force cinq cent mille individus, il fallait en faire périr près de deux millions d’autres (résistants ou fuyards.) Ainsi si les naissances avaient cessé à l’époque, en moins d’un demi-siècle, les régions de l’intérieur de l’Afrique ne seraient plus de nos jours, qu’une solitude désolée.

    Ces implosions précoloniales ont indéniablement éreinté les peuples africains, qui n’ont pas eu de répit depuis l’arrivée des Arabes. Leur conquête du continent noir, avait inauguré l’ère des ravages permanents des villages et de terribles guerres saintes menées par les convertis, pour se procurer des captifs chez des voisins qualifiés de païens. Lorsque cela ne suffisait pas, ils razziaient d’autres supposés « frères musulmans » et confisquaient leurs biens. Sous cette traite arabo-musulmane, les peuples africains étaient ponctionnés et pris en otage en permanence. Alors pourquoi ne parler que du crime des Européens alors que cette dernière nous est bien connue et est largement débattue depuis des décennies. Voilà pourquoi la publication de mon ouvrage « Le génocide voilé » est venu remettre les pendules à l’heure n’en déplaise aux adeptes d’une certaine solidarité religieuse incitant à l’antisémitisme et à la dénonciation selective de l’occident…
    Cordialement
    Tidiane N’Diaye

    • Gally Répondre

      14 juin 2012 a 13:26

      Non Monsieur N’Diaye : merci à VOUS d’avoir écrit cet ouvrage, qui casse les reins à une certaine propagande et à le courage de s’attaquer sans complaisance à une phase bien sombre de l’histoire du continent africain, phase que bien des révisionistes aimeraient faire oublier.

      Ce fut pour moi une lecture extrèmement instructive, et je recommande depuis plus que régulièrement la lecture de votre oeuvre :)

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