Nucléaire iranien : Istanbul, Bagdad, Moscou, et quoi encore ?

Publié le : 26 juin 2012
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Les dernières séries de négociations avec l’Iran ont apporté un nouveau souffle d’optimisme. Les pourparlers ont commencé il y a deux mois et ont eu lieu jusqu’à présent à Istanbul, Bagdad et Moscou. Lors de la dernière ronde de négociation qui s’est tenue à Moscou, l’Iran a présenté une regain d’intérêt pour la parlotte, en raison de la pression exercée sur elle de tous les côtés : de lourdes sanctions qui lui sont imposées exigent que la République Islamique paye un tribut de plus en plus élevé – et c’est sans même parler de la menace militaire, a savoir une attaque israélienne – un sujet qui revient régulièrement dans la presse internationale. Les iraniens ne peuvent pas l’ignorer. En outre, avant les pourparlers à Bagdad, le chef de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique avaient fait une rare visite à Téhéran et avant annoncé qu’un accord était en préparation, même si certains détails n’ont pas encore été trouvés. L’Iran a montré sa volonté par des signes visibles de flexibilités.

L’européenne Catherine Ashton et le négociateur iranien Saeed Jalili : la même vision des choses ?

Au cœur des pourparlers, trois revendications centrales ont été à l’Iran. Tout d’abord, la fermeture de l’installation nucléaire de Fordo, une usine secrète (au départ), construite au plus profond d’une montage pour dissuader de toute attaque militaire. La seconde demande internationale est l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium après la barre des 20% (après 20%, il ne s’agit plus d’uranium à usage civil mais militaire). Ces deux dernières années, l’Iran n’a fait qu’enrichir son uranium a des niveaux plus élevés que 20%. Enfin, l’AIEA réclame une augmentation significative des visites dans les installations nucléaires, en particulier à Parchin, soupçonné d’être une installation d’essais pour les armes nucléaires.

D’une part, les Iraniens ont signalé leur intention tout au long des entretiens, de parvenir à un accord sur leurs conditions en ce qui concerne l’enrichissement et l’observation, et en excluant la fermeture du centre de Fordo. D’autre part, les Iraniens ont exigé que les sanctions occidentales soient levés et que l’occident reconnaisse le droit à l’Iran d’enrichir de l’uranium.

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On le comprends : on est encore loin d’un accord. Et malgré les pourparlers se terminant -encore- par un échec (sauf selon les agences de presse), ce n’est certainement pas la fin de l’effort diplomatique. Les gouvernements occidentaux ne feront qu’ajouter de nouvelles sanctions, les gouvernements européens sont actuellement dans un processus d’approbation d’une décision d’arrêt des importations du pétrole iranien à partir juillet, et les États-Unis se prépare une nouvelle vague de sanctions. Il est possible que l’administration américaine signale que l’option militaire est toujours sur la table. L’Occident va tenter d’exploiter la pression sur l’Iran pour les ramener à la table des négociations encore et toujours pour tenter, encore et toujours, d’obtenir un accord qu’ils n’obtiendront jamais.

Mais à chaque échec des pourparlers, les deux partis se rapprochent de l’instant de vérité. L’Iran devra décider combien il est prêt à concéder avant que les sanctions. Il peut être disposé à faire des concessions tactiques, tant que le chemin vers des armes nucléaires ne lui est pas complètement bloqué. L’administration américaine devra décider, compte tenu des progrès actuels de l’Iran, si il s’en tiendra à son engagement d’empêcher une arme nucléaire en Iran, en utilisant s’il le faut y compris l’option militaire, ou en admettant qu’il ne peut pas empêcher l’Iran et ainsi de passer à une politique de dissuasion nucléaire et de confinement.

Le manque de percées dans les négociations présente une réalité complexe pour Israël. D’une part, Israël est accablé par la possibilité d’un accord plein de trous qui permettrait l’Iran de poursuivre son chemin de pavage vers des armes nucléaires. On n’en est encore pas là, mais cela demeure possible. D’autre part, tandis que les efforts diplomatiques ont échoué jusqu’à présent, la porte d’une opération militaire n’est pas vraiment ouverte pour Jérusalem. Les gouvernements européens continuent à s’opposer à cela, et il est juste de supposer que le gouvernement américain ne soit pas encore mûre pour une attaque. Obama voudrait peut-être d’autres sanctions avant un attaque.

Si tel est le cas, Israël sera lui confiné à sa position familière, c’est à dire mettre la pression sur l’Iran, affirmant que l’échec diplomatique en cours signifie la non-intention iranienne de stopper la construction d’armes nucléaires. Israël affirmera entre autre que les négociations sont inutiles aujourd’hui et qu’elles ne permettent, dans les faits, à l’Iran, que de gagner du temps.

Et pendant ce temps, la fenêtre d’opportunité pour une frappe militaire ne cesse de se rétrécir.

Par le Dr. Efraim Kam – Adapté de son article original en anglais – JSSNews
L’auteur est le chef adjoint de l’Institut d’études de sécurité nationale israélien.
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2 Réponses à Nucléaire iranien : Istanbul, Bagdad, Moscou, et quoi encore ?

  1. manitou Répondre

    26 juin 2012 a 10:27

    Combien de temps faudra-il attendre encore cela fait cinq dix ans que l’iran trimbale l’occident,se moque du monde libre,je crois que contrairement à hussein obama ISRAËL est à bout et va certainement attaqué,et être condamner par le monde entier de baisseur « hic » de pantalon

  2. דוד Répondre

    26 juin 2012 a 19:05

    On attend quoi pour aller botter le cul des installations nucléaires des Iraniens ?
    Petit résumé des 10 dernières années:
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    Ehud Barak : 6 July 1999 – 7 March 2001
    Ariel Sharon: 7 March 2001 – 14 April 2006
    Ehud Olmert: 14 April 2006 – 31 March 2009
    Bibi: 31 March 2009 – in office…
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    Quel est le point commun entre ces 4 premiers ministres ?
    Soit ils ont tout dans la tête et rien dans le pantalon, soit ils ont tout dans le pantalon et rien dans la tête…
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    Bibi, j’ai bcp d’amitié pour lui, il cause bien… Mais il ne fait rien !
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    Goldar Meir, Yitzhak Shamir, Menachem Begin, Moshe Dayan … ÇA C’ETAIT DU VRAI ISRAELIEN ! DES GENS QUI POUVAIENT GONFLER L’ORGUEIL DE TOUT UN PEITT PEUPLE COURAGEUX !
    Quelle tristesse, je ne les ai même pas connu… Je suis né dans la « génération des andouilles » … !
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    Avant (il y a 30 ans), d’après ce que l’on dit, PERSONNE N’OSAIT MENACER ISRAEL ! PERSONNE ! LES RIPOSTES ETAIENT IMMEDIATES ! Même une « poule anti-israélienne » n’avait pas le temps de pondre son oeuf… !
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    Je me rappelle quand j’étais tout petit comment mon père me parlait d’Israël et de sa puissance de feu, de son ingéniosité, de son courage absolu… Il y avaient des étoiles dans ses yeux quand il en parlait avec admiration et j’aimais bien ça… Je voulais devenir pilote de F-16 pour protéger Israël… Bon mon rêve d’enfance ne s’est pas réalisé, je ne suis pas devnu pilote de F-16, mais ma volonté de protéger Israël, tous les jours elle grandit un peu plus…
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    Am Yisrael hai !

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