Délégitimisation ou délégalisation d’Israël ? Par Shmuel Trigano

Publié le : 2 juillet 2012

Par Shmuel Trigano Intervention à la conférence « Israël face aux défis du droit 20 juin 2012

Il est d’usage en philosophie d’opposer la légitimité à la légalité. La première relève du sens, de l’esprit, la deuxième de la loi et de sa lettre.

Il y a une belle illustration de cette opposition dans le cas de la France libre durant la deuxième guerre mondiale. A Londres, le général de Gaulle revendique une autorité supérieure à celle du maréchal Pétain, qui avait été légalement porté au pouvoir et même aux pleins pouvoirs par le Parlement. Si Pétain était l’autorité légale, De Gaulle se recommandait d’une autorité légitime. Pétain incarnait la France légale, De Gaulle son essence, son identité.

Être légitime, c’est croire qu’on est légitime au point de délégitimer l’ordre de la loi (1).

Si l’on prend l’opposition entre légitimité et légalité pour base de réflexion, on se rend bien compte de l’existence d’un problème sur le plan de la signification quand on parle de « délégitimisation d’Israël » :

– Les Israéliens s’estiment victimes – à juste titre – de délégitimation
– Les Palestiniens et leurs alliés leur livrent combat dans l’arène de la légalité

Cela signifie que définir la situation par le concept de « délégitimation » d’Israël pourrait bien constituer une erreur majeure dans l’analyse stratégique. Elle pourrait surtout conduire les Israéliens à livrer combat dans une arène qui n’est pas la bonne.

Il faudrait parler plutôt de « délégalisation » d’Israël.

Cette erreur s’explique, parce qu’en bons démocrates, les Israéliens pensent que la légitimité émane de la Loi. Or, il faut se demander si, dans la réalité, ce n’est pas là une pétition de principe, une vision idéale qui n’envisage pas la possibilité que la loi et la démocratie puissent être instrumentalisées à des fins qui ne sont pas « démocratiques » (2).

N’est-ce pas ce qui se produit aujourd’hui ? Les Palestiniens et leurs séides invoquent un « droit international » qui n’existe pas pour contester à Israël son droit d’exister.

On a forgé récemment en anglais un nouveau mot, lawfare, pour désigner cette stratégie qui vise à « délégitimer » un adversaire, c’est à dire à contester son droit d’exister, en instrumentalisant le droit, national aussi bien qu’international, non pas tellement pour remporter une victoire juridique, mais pour transformer le tribunal en plateau de télévision où il s’agit de détruire l’image médiatique de l’adversaire, ainsi couvert de honte, et acculé à défendre sa réputation au lieu de livrer combat à son ennemi sur le terrain de la guerre classique, là où se joue la réalité.

Ce qu’est la légitimité dans la réalité

Pour comprendre cela, il faut revenir à la conception du sociologue Max Weber, avec sa théorie des types d’autorité et de légitimité. Un pouvoir légitime, c’est celui auquel on obéit sans coercition, sans être forcé, volontairement, nous dit Weber.

Weber distingue 4 sources de légitimité, et donc d’autorité :

– le charisme par lequel un individu se sent investi d’un talent exceptionnel, ce que confirment ses disciples
– une tradition reçue du passé, déposée dans un texte ou un siège d’autorité
– la loi et le règlement, une autorité légale et rationnelle
– l’expertise, une autorité fondée sur un savoir reconnu par des pairs

Cette conception ébranle le partage que fait la philosophie entre légitimité et légalité car elle avance que la légalité (l’autorité légale-rationnelle) n’est qu’un type de légitimité parmi d’autres et donc que, dans la vraie vie, la légitimité ne découle pas seulement de la loi, comme on le pense dans la théorie démocratique.

La loi cependant – et même d’un point de vue rationnel et démocratique – n’existe pas en soi, à moins qu’on ne pense qu’elle vient de Dieu. En effet, elle met en forme des principes qui reposent eux mêmes sur des valeurs. Mais ces valeurs, elles mêmes, n’ont aucun fondement rationnel : elles se fondent sur un principe de légitimité qui ne peut être qu’irrationnel. Ainsi, en France, le tribunal rend-il des jugements « au nom du peuple français », c’est à dire d’une entité métaphysico-politique, censée exister au dessus du droit et préalablement à lui.

Cette perspective nous aide à comprendre pourquoi et comment la « délégitimation d’Israël » se joue sur la scène légale, je fais référence au droit international. Les ennemis d’Israël recourent à la fois à l’argument de la Loi et du droit comme incarnant la légitimité démocratique (c’est pourquoi ils délégalisent Israël pour le délégitimer), tout en détournant l’ordre juridique sur lequel était fondé l’arène internationale, c’est à dire en contestant la légitimité qui le fonde (à savoir un ordre mondial fondé sur la souveraineté des États-nations) et en tentant, de façon sournoise, d’installer de nouvelles valeurs, en prévision d’un droit qui n’existe (encore) pas.

L’enjeu ambigu

Un double mouvement se produit donc: les Palestiniens attaquent Israël sur le plan du droit international en même temps qu’ils attaquent l’ordre actuel du droit international. Cette attaque dépasse les Palestiniens. Elle est portée, nourrie et soutenue par une idéologie qui domine aujourd’hui les élites en Occident : le post-modernisme, dont un des objectifs essentiels est :

*de détruire, sur le plan international, l’État-nation, le critère national-étatique de l’ordre inter-national
*de détrôner, sur le plan national, les droits du citoyen au profit des droits de l’homme.

Ce prisme idéologique redéfinit entièrement la réalité vécue. On peut en voir l’illustration à quatre niveaux

1)L’invalidation du principe de souveraineté et la dénationalisation des conflits aussi bien internes qu’externes. Il n’y a plus de « guerres » – ce qui supposait l’existence d’Etats – mais des « différends », des « tensions inter-quelque chose ». On invoque depuis peu au Conseil de sécurité un nouveau principe « la responsabilité de protéger » qui autorise l’ingérence (forcément des plus puissants s’arrogeant désormais un directoire « moral » de la planète) dans les affaires intérieures des États pour une cause humanitaire.

Cette nouvelle donne, pour l’instant purement idéologique, induit une confusion générale des juridictions avec le mythe, spécifiquement et uniquement européen, de la « compétence universelle » ou l’idée que l’instance judiciaire a le primat sur l’instance législative – le parlement -, d’où est censée, en démocratie, venir la Loi, toute la Loi.

2)Le mythe de « la communauté internationale » qui transcenderait les Etats en une sorte de société civile non plus nationale mais mondiale. Mais la population des fonctionnaires internationaux ne forment pas une communauté et ses acteurs ne sont pas des individus. Bien au contraire ce sont les blocs de vote automatique et les ONG, des organisations très opaques qui prétendent tout contrôler mais que personne ne contrôle -et qui, souvent, sont les bras « moraux » des États occidentaux (3), qui ont le dessus.

3)La transformation de la guerre : les guerres asymétriques où l’on voit des populations se lancer dans une guérilla contre l’État dans lequel elles vivent, en appelant à une intervention internationale, toujours bien sûr pour des causes « humanitaires », au nom de l’Homme à l’encontre de l’ordre de la citoyenneté de l’État-nation.

4)Le renversement des valeurs qui en découle : ce n’est plus le citoyen en effet qui est le critère de la légitimité mais l’Homme, toujours l’homme souffrant, victime du citoyen, victime de l’État-nation. Et c’est ce qui entraine une entreprise générale de dénationalisation du droit inter-national, au profit d’un ordre actuellement totalement erratique, qui fait référence à l’humain, l’homme nouveau.

5)L’instrumentalisation inévitable du droit international à des fins politico-idéologiques et religieuses (je pense au bloc de l’Organisation de la Conférence Islamique à l’ONU et à Genève). Le principe de « la responsabilité à protéger » pourra être instrumentalisé par tout groupe activiste qui cherchera à monter le spectacle d’un drame humain sanglant – quitte à sacrifier cyniquement certains de ses membres comme l’ont fait l’OLP et le Hamas – pour rameuter la planète contre le pouvoir étatique qu’il cherche à abattre. Avec l’arme civile, l’instrumentalisation des civils, il le transforme en monstre sanguinaire avant d’appeler à son élimination et surtout il rend impossible l’utilisation des armes conventionnelles. L’Humain est devenu l’arme absolue des guerres asymétriques.

Vous avez là une description des fondements de la stratégie palestinienne et de ses séides, le spectacle permanent de Pallywood, selon l’expression du prof Richard Landès, qui souligne la mise en scène permanente de la souffrance palestinienne. Cette stratégie utilise les populations civiles, femmes et enfants, la scène télévisuelle unique de l’hôpital de Gaza, l’accusation de « génocide » à Djénine, Gaza, de racisme institué à l’égard des Palestiniens y compris israéliens, de façon à provoquer une intervention internationale pour imposer une solution favorable aux Palestiniens.

La Libye, la Syrie sont autant d’étapes vers cette marche vers un interventionnisme humanitaire au Moyen Orient. C’est pourquoi l’enjeu syrien est décisif.

Cette manipulation de l’humain prend dans l’opinion démocratique occidentale car elle ressuscite, en ce qui concerne Israël seul, le vieux mythe antisémite du crime rituel, du Juif tueur d’enfants, ce que corroborent les sondages d’opinion en Europe, confondant l’Etat d’Israël avec le nazisme, le racisme, le génocide. Nous en avons une preuve par l’absurde en ce que le massacre syrien n’a fait descendre personne dans la rue en Occident comme dans le monde arabe. Par ailleurs, comme le discours idéologique nous le montre, elle met cette manipulation en regard de la Shoah, redéfinie comme tragédie de l’humain en général dont les Palestiniens seraient les seuls témoins, comme le dit un jour Edward Saïd en les présentant comme les « victimes des victimes », ce qui inscrit Israël dans la lignée du bourreau nazi.

Ne pas se méprendre

C’est pourquoi je dirais que s’il faut livrer le combat légal, sur le plan du droit, il ne faut pas trop y croire, car le droit est aujourd’hui un champ de bataille instrumentalisé par ceux qui s’en revendiquent. La légalité d’Israël sur le plan de son existence est impeccable sauf pour les historiens au petit pied qui réécrivent l’histoire pour servir leur idéologie.

Ce n’est pas là que les choses se passent en vérité. S’il faut livrer ce combat, il faut livrer aussi d’autres combats, non pas seulement pour se défendre mais pour attaquer et encombrer les tribunaux de la planète, exactement comme le fait l’adversaire. Mais il y a plus important, il faut surtout faire entendre aux États-nations démocratiques d’Occident, qui sont l’arène essentielle de cette guerre juridique, que, demain, ce seront eux et eux uniquement qui seront les cibles des attaques dont Israël est l’objet.

Qu’ils n’ouvrent pas la boite de Pandore qui conduira à la multiplication de la guerre, à la ruine de la démocratie et de la vie internationale !

Par Shmuel Trigano – Intervention à la conférence « Israël face aux défis du droit. Legal Challenges and Opportunities in Israel Policy and Advocacy », Paris, 20 juin 2012 – JSSNews

Notes :

(1) En somme, l’important est qu’Israël se sente absolument légitime, pour l’être et en persuader les autres. C’est pourquoi la question de savoir si Israël peut être « juif et démocratique », ce qui serait la condition de sa légitimité, de son droit à exister, équivaut de facto à un déni de légitimité (si l’on prend le mot juif pour ce qu’il désigne aussi, à savoir un peuple). La France se demande-t-elle si elle est peut être française et démocratique ? On rira quand on pensera à l’éradication de tout non musulman et non arabe dans la future « nation » palestinienne, elle, parfaitement légitime aux yeux de l’univers (et c’est parce que les Palestiniens n’en doutent pas une seconde)…

(2) N’est-ce pas déjà ce qui se passa avec Pétain ou Hitler, portés au pouvoir de façon formellement « démocratique » ?

(3) Qu’on appelle sur le mode de la dérision non plus les ONG mais les GONG : Organisations non gouvernementales… 

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9 Réponses à Délégitimisation ou délégalisation d’Israël ? Par Shmuel Trigano

  1. Douce France? Répondre

    2 juillet 2012 a 10:38

    « Hazaq!

  2. Yehuda Répondre

    2 juillet 2012 a 13:09

    Toujours aussi brillant.

    Nous avons là quand même une génération d’intellectuels épatants qui, finalement, par leur pertinence et leur pugnacité, vont peut-être bien réussir à faire avancer les choses dans le bon sens.

  3. Eliahou Bar On Répondre

    2 juillet 2012 a 17:00

    En fait, que l’on contre-attaque sous l’angle de la légalité ou de la légitimité, le problème se pose. Les « Palestiniens » attaquent non seulement Israël sous l’angle légalité mais aussi de la légitimité. N’a-t-on pas plusieurs fois entendu ceux-ci, et depuis longtemps, contester la présence juive ancestrale sur cette terre (Arafat, l’OLP; l’AP et le ‘Hamas (et pas seulement !) le font très régulièrement : ils contestent le caractère hébraïque du Kotel Hama’aravi, l’Esplanade du Temple, détruisent les vestiges, saccagent les tombeaux, conteste le caractère hébraïque de la Maarat Hamakhpella et ‘Hebron, le tombeau de Rachel (Kever Ra’hel), etc… etc… etc… Bref, contestent tout simplemenr la présence juive sur cette terre avant la destruction du second temple et nous définissent comme des « colons », suggérant que nous sommes sur une terre qui n’est pas la nôtre et ne l’a jamais été. Ce n’est pas là de la délégalité mais bien de la déligitimation.

    Dans le même temps, ils tentent d’attaquer sur l’aspect légal, ou du moins de modifier les lois pour se trouver une justification légale à leur existence (et à notre destruction). C’est là de la délégalisation. Ils attaquent sur les deux fronts… Et nous contre-attaquons sur les deux fronts aussi.

    Nous ne nous trompons donc pas de registre, au contraire, nous contre-attaquons exactement sur le même terrain sur lequel ils nous attaquent.

    Maintenant, nous comparer à Pétain pour justifier le fait de défendre notre légalité est, je trouve, un exemple tout à fait inacceptable et extrêmement déplacé.

  4. Eliahou Bar On Répondre

    2 juillet 2012 a 17:06

    J’explique ma 1ère phrase : « En fait, que l’on contre-attaque sous l’angle de la légalité ou de la légitimité, le problème se pose. » : Le problème qui demeure est que nous ne sommes pas que légaux sur cette terre, nous sommes également légitimes, et que nous ne sommes pas que légitimes sur cette terre, nous sommes également légaux. Entreprendre une contre-attaque sous un angle seulement, qu’il soit celui de la légalité ou celui de la légitimité, nous desservira forcément. Ce sont bien sur les deux aspects que nous devons nous défendre et, ma foi, c’est ce que nous faisons… Mais peut-être devrions-nous montrer un peu plus les crocs sur le domaine de la légalité, car cet aspect est souvent laissé en retrait bien qu’utilisé de temps en temps. Ils nous faut avancer ces deux aspects en même temps et non l’un au détriment de l’autre, ou nous serons perdants, car nous affaiblissons notre cause en minorant l’un de ces deux aspects qui nous donnent tous deux raison.

  5. Eliahou Bar On Répondre

    2 juillet 2012 a 17:12

    Je dirais une phrase qui pourra paraître un brin provocatrice mais non dénuée de fondement : Notre légitimité est légale et historique.

  6. Sigismund Répondre

    2 juillet 2012 a 18:38

    Les commentaires de Sacha Eliahou Bar on Cohen sont totalement incompréhensibles… L’article de Schmouel ne l’est pas moins… C’est pas une raison!!!

  7. Dan Répondre

    2 juillet 2012 a 19:29

    À aucun instant je ne mets la légitimité de l’état d’Israel en cause. Tout le long de l’histoire les conquérants de la région du moyen orient ont voulu effacé les traces juives de cette région. Ce n’est pas pour rien que des mosquées ont été établies proche du mur des lamentations. C’est une manière pour l’islam politique d’envahir le monde. En occident où les églises se vident des mosquées se développent à la places des premières. Nous devons savoir et reconnaitre qu’aujourd’hui ce n’est pas auprès des institutions onusiennes que nous aurons la légitimisation de l’état d’Israel et de Jérusalem sa ville capitale.
    Il nous faut une machine de communication énorme et sur tous les fronts pour faire changer le point de vue et la compréhension des populations dans les démocraties sur la légitimité d’un état pour les juifs.Dans les démocraties où l’histoire n’est plus une matiere enseignée les islamistes gagnent beaucoup de visibilité et de support.

  8. méfaresh01 Répondre

    3 juillet 2012 a 01:00

    LOIN DE MOI L IDEE DE VOULOIR RENCHERIR SUR MR TRIGANO…..

    MAIS…..

    Il me semble, à la lueur des drames que connaît Israël depuis que les pionniers revinrent en nombre sur notre Terre, que l’affrontement imposé aux Juifs par les arabes, n’a strictement rien à voir avec cette approche du problème.

    Je n’ai jamais lu ou entendu les leaders arabes et les assassins divers et variés qui ont attaqué les Juifs sur leur Terre, citer les grands noms de la Philosophie, de l’ Histoire ou de la littérature pour expliquer leur agissements criminels.

    Ils ne supportent pas l’idée d’un Etat juif souverain et indépendant sur les terres qui virent pourtant le royaume juif rayonner il y a des millénaires. Le Juif pour eux est absent ou mort. A l’extrême rigueur, on pourrait le tolérer à l’état de traces, comme disent les chimistes. Il aurait alors un statut de « sous-citoyen », qui se dit « dhimmi » en Arabe, me semble-t-il.

    Et c’est tout. Point besoin d’aller « philosopher » à loisir avec ce genre d’ ennemi. Tous les textes, toutes les idées, toutes les avancées de l’ esprit humain leur sont totalement étrangers. Ne commettons jamais l’erreur de vouloir régler ce différend « à l’amiable » sur notre terrain et en suivant nos règles polies par des siècles de réflexion. La lame de leur sabre, la balle de leur arme, les éclats de leur bombe tueront toujours le philosophe avant qu’il puisse prononcer la fin de sa phrase.

  9. christopher dee Répondre

    4 juillet 2012 a 20:55

    Ne négligeons pas tous les aspects de la lutte obsessionnelle de l’islam contre le monde. Il s’agit, à mon avis, d’une lutte faisant feu de tout bois. Tous les arguments, surtout les plus mensongers, sont utiles à la destruction d’Israël et aussi à la conquête du monde. La légalité se fonde sur le pouvoir politique immédiat (temporel), si versatile. La légitimité s’ancre dans l’Histoire; elle remonte loin dans le temps. L’Islam s’emploie à effacer la mémoire de l’autre. C’est en quelque sorte le génocide historique de l’Histoire des peuples et des croyances qui ne sont pas récupérées par l’Islam.
    Le conflit entre les « Palestiniens » et Israël n’est qu’un prétexte pour affirmer la domination de la religion mohametane. Effacer la mémoire des autres est une forme absolue de conquête sans retour. Après le passage de l’Islam, il ne reste pas grand chose de la mémoire des peuples conquis; ceci montre qu’il s’agit d’une guerre de civilisations, ou plus exactement d’une guerre menée par des barbares contre la civilisation actuelle.

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