Les festivals « Jazz à Vienne » et « les Authentiks » permettent au grand public français de découvrir des musiciens israéliens

Publié le : 31 juillet 2012
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La musique est à l’honneur cette année encore, avec le merveilleux festival de Jazz à Vienne, à une trentaine de kilomètres de Lyon. Cette année, a été l’occasion de vivre ensemble des moments magiques, avec des artistes formidables, venus du monde entier, qui ont une fois encore, et pour la 32ème année consécutive, contribué à l’immense succès (jamais démenti) du festival de « Jazz à Vienne ».

Avishaï Cohen à Jazz à Vienne – crédit Jazz à Vienne

Quelques jours pus tard, rebelote, au même endroit, avec un festival  (plus roots) un peu moins réputé sur la scène internationale, « Les Authentiks », mais néanmoins extrêmement sympathique et prometteur, qui nous a offert lui aussi une superbe programmation pour sa 11ème édition.

Deux festivals différents, certes, mais une même ambiance, sympathique et chaleureuse, ou on a célébré fraternellement les musiques du monde…. et les musiciens israéliens!!!
En effet les  israéliens  Avishai Cohen et Asaf Avidan ont exportés leurs univers respectifs en terre Gauloise, ou plutôt romaine, devrais-je dire, puisque le cadre idyllique du magnifique théâtre antique viennois leur a servi de tremplin (musical).

Jazz à Vienne donc pour commencer, (et son très professionnel nouveau directeur,  Stéphane Kochoyan), qui nous a gratifié cette année encore de la venue d’une myriade d’artistes, tous plus talentueux les uns que les autres, issus des quatre coins du monde, de tous les continents, et…  D’Israël. Am Israël Hay.

Avishai Cohen (chant et contrebasse) était accompagné de ses compères israéliens, Omri Mor (au piano), et Amir Bresler (à la batterie). Le concert a été absolument mémorable, le public, conquis en a redemandé jusqu’à plus soif, (pas moins de 5 ou 6 rappels successifs. Avishai, précisons le, aurait apparemment pu continuer les rappels un certain nombre de fois. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, il arrive un moment où la fête doit s’arrêter. Sans cela,  D… seul sait combien de fois nos amis israéliens auraient pu avoir à revenir sur scène.  Ce fut véritablement, et sans exagération, standing ovation sur standing ovation, et le groupe s’est dit plusieurs fois extrêmement ému par cet accueil plus que chaleureux.

Avishai Cohen, a voulu célébrer  l’amitié, et la coexistence pacifique, en reprenant deux compositions d’une chanteuse libanaise qu’il apprécie beaucoup, (mais dont je n’ai pas retenu le nom, oups…). Les compos ont été remixées à sa sauce, avec  un tonnerre d’applaudissements  à la clé.

Une petite précision encore, c’est le très grand Chick Corea qui a un jour remarqué Avishai Cohen à New-York, or Chick Corea, accompagné de Bobby Mc Ferrin, un autre illustre musicien, nous a lui aussi offert un splendide concert au festival cvette année. Le public les a d’ailleurs fort justement plébiscités ce jour là.

Pour finir, et pour nos amis qui ne connaitraient pas encore le groupe d’Avishai Cohen, ci-dessous la biographie officielle du Festival de Jazz à Vienne. Un artiste authentique, à découvrir (ou redécouvrir d’urgence).
« Musicien d’une grande finesse, bassiste et contrebassiste de jazz captivant, auteur et compositeur prolifique, arrangeur, chanteur émouvant et figure charismatique en Perfecto noir, Avishaï Cohen est un sacré client. Après une enfance passée près du piano familial dans les environs de Jérusalem et une adolescence aux États-Unis, à Saint-Louis, Avishaï Cohen apprend finalement la basse à 14 ans. Deux ans plus tard, il est déjà à Big Apple.

Avishaï fait partie de ces musiciens originaires d’Israël qui enrichissent depuis toujours le melting pot du jazz new-yorkais. Il s’installe définitivement à New York où il joue régulièrement dans de petits clubs. Son lyrisme est un jour remarqué par Chick Corea qui embarque alors le contrebassiste en tournée au sein de ses groupes Origin et Chick Corea New Trio. Avishaï parcourt le monde au sein du CC New Trio et fonde sur la lancée son propre trio avec Sam Barsh et Mark Giuliana. À la suite de Gently Disturbed qui paraît en 2008 sur son label Razdaz, c’est avec ce même noyau dur (auquel viennent parfois s’ajouter instruments à cordes ou à vent) qu’il enregistre en 2009 Aurora, un premier opus pour le prestigieux label Blue Note. L’album présente le contrebassiste s’exprimant davantage au chant, en anglais, hébreu ou ladino, à l’image de sa musique nomade. Avishaï Cohen, Sam Barsh et le batteur Mark Giuliana figurent à leur manière, moderne et sensible, la présence naturelle des musiques traditionnelles dans le jazz.

Au fil d’une carrière déjà impressionnante, Avishaï a joué aux cotés de Chick Corea, Brad Mehldau, Roy Hargrove, Alicia Keys, Steve Wilson, Danilo Perez ou Herbie Hancock. Ses origines le poussent naturellement vers les richesses mélodiques de l’Orient. Si son trio est bel et bien devenu l’une des formations les plus demandées du jazz actuel, Avishaï sait également surprendre à la tête d’un quintet (au cours du festival A Vaulx Jazz 2009) ou en simple duo, comme en 2008 lors de sa première apparition viennoise. À 33 ans, Avishaï Cohen propose une musique toujours aussi inspirée sur son treizième enregistrement, Seven Seas (paru en 2011). Son nouvel album intitulé Shaot Regishot – Sensitive Hours est annoncé pour la rentrée ».

Le festival « Les Authentiks », qui a eu lieu au même endroit, quelques jours seulement après la fin de « Jazz à Vienne » avait lui aussi fait venir un très bon artiste israélien : Asaf Avidan. Le chanteur-guitariste, (auteur-compositeur-interprète), et patron de la scène folk-rock israélienne, nous a gratifié d’un magnifique concert.

Asaf est incontestablement le digne représentant de Bob Dylan (à commencer par sa voix nasillarde), il y a quelque chose, ca crève les yeux. Cela n’empêche absolument pas Asaf Avidan d’avoir sa propre identité, très personnelle, pour autant. Sa voix envoutante peut aussi faire penser à Robert Plant, du légendaire groupe de métal Led Zeppelin.

Asaf a rencontré un franc succès lui aussi. Il s’est littéralement défoncé  pour offrir un set superbe à ses spectateurs, et je crois qu’on peut dire que le public a vraiment, sincèrement apprécié sa performance. Ce qui, au demeurant, n’est jamais facile lorsque vous n’êtes pas la tête d’affiche. Mais peu importe puisque le public semblait enchanté.

Une petite enclave israélienne sur le sol français donc, des ambassadeurs de la culture israélienne qui sont prêts à conquérir l’Europe et le monde. C’est tout le mal qu’on leur souhaite, à tous deux, au terme d’une longue carrière.

Pour ceux qui ne connaitraient pas encore Asaf Avidan, petite biographie écrite par le festival « Les Authentiks ».

« Internet fait parfois des merveilles en tant que défricheur de nouveaux talents ! Asaf Avidan est l’un d’eux : un chanteur à la voix atypique rappelant celle de Janis Joplin. Ce digne représentant de la scène folk/rock israélienne a été influencé par une enfance entre New York et la Jamaïque, bercée par des artistes comme Led Zeppelin, Neil Young, The Doors, The Rolling Stones. Après avoir intégré l’école d’art nationale d’Israël, il sort un premier maxi, « Now That You’re Leaving », et commence à jouer en acoustique à travers le pays. Asaf Avidan se lie par la suite à The Mojos. Pour cette tournée estivale, il sera accompagné d’un nouveau band ; le line up n’étant pas connu à ce jour ».

Par Arnaud Israël – JSSNews
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