DVD: « Welcome in Vienna » : un monument du septième art !

Publié le : 3 septembre 2012
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Le 4 septembre 2012, c’est plus qu’un simple film qui arrive en DVD, c’est un véritable monument du septième art. Et c’est encore peu dire !

Welcome in Vienna, troisième et dernier volet qui donne son titre à la trilogie, est initialement sorti en 1986. Depuis vingt-cinq ans, les droits de cette fresque historique magistrale étaient détenus par la télévision autrichienne, qui avait toujours refusé de les céder. Il aura donc fallu attendre toutes ces années, ponctuées de longues et intenses négociations, pour qu’enfin ceux-ci soient vendus, et que soit disponible un coffret DVD regroupant les trois films, ainsi qu’un bonus exclusif.

Axel Corti est né à Paris le 7 mai 1933, de père autrichien et de mère allemande. Après avoir parcouru de nombreux pays d’Europe – France, Italie, Suisse, Angleterre, il regagne l’Autriche avec ses parents à la fin de la Seconde Guerre mondiale. A la fin des années 50, il décroche son premier travail à la radio autrichienne, et commence à travailler pour le théâtre en 1958. Dès 1960 il devient l’assistant-réalisateur des plus grands metteurs en scène autrichiens de l’époque et débute parallèlement ses premières réalisations pour le cinéma et la télévision.

En 1982, s’inspirant librement de la vie de son ami et collaborateur Georg Stefan Troller, il réalise D.ieu ne croit plus en nous. Le succès est tel lors de sa diffusion en Allemagne et en Autriche qu’une suite est rapidement envisagée. Suivent alors Santa Fe en 1985, et Welcome in Vienna en 1986. Replongeant le téléspectateur dans les heures les plus sombres de l’Histoire contemporaine, Axel Corti y dépeint le destin de Juifs viennois fuyant le nazisme au lendemain de la Nuit de Cristal pour gagner l’Amérique, avant de rentrer en Europe pour combattre sous les couleurs de la bannière étoilée.

Grâce au subtil ajout d’images d’archives, Welcome in Vienna, tourné en noir et blanc, caméra à l’épaule pour certaines séquences – celle du pont du Tonka, dans le port de New York par exemple, a de faux-airs de documentaire. Couronné d’une multitude de récompenses internationales en France, en Espagne, aux Etats-Unis et bien sûr en Allemagne, c’est un très grand moment de cinéma que les éditions Montparnasse, en association avec Le Pacte, nous proposent de revivre grâce à la sortie en DVD de cette saga.

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Welcome in Vienna, la trilogie :

Partie 1. D.ieu ne croit plus en nous
Vienne, novembre 1938. Caché dans une cave, Ferdinand Tobler, dit « Ferry », dix-sept ans, assiste impuissant à l’humiliation de Juifs dans la cour de son immeuble. Tandis que devant les consulats, des files interminables en quête de visas se forment, dans les rues de la capitale, on s’affaire à ramasser les éclats de verre et autres débris des synagogues, entreprises et commerces Juifs détruits au cours de la Nuit de Cristal.

Orphelin, le jeune garçon décide de fuir l’Autriche. Avec « Gandhi », échappé de Dachau, et Alena, une jeune tchèque chargée d’assister les réfugiés, ils traversent la frontière et rejoignent Prague. Trois mois plus tard, l’Allemagne nazie envahit la Tchécoslovaquie. Ferry et ses amis d’infortune doivent de nouveau se sauver, et prennent la route de la France. Sans papiers, ils sont internés au camp de Saint-Just-en-Chaussée. Profitant du chaos et de l’exode causés par l’entrée de la Wehrmacht dans Paris, ils s’évadent. Leur cavale les mène à Marseille, d’où ils espèrent rejoindre l’Amérique.

Partie 2. Santa Fe
« Amérique, tu offres une vie meilleure que notre vieux continent. » Ce sont sur ses paroles que s’ouvre le seconde volet, Santa Fe.

En provenance de Casablanca avec à son bord des milliers de réfugiés, le Tonka entre dans le port de New York. Tandis que certains décousent les doublures de leur veste pour y récupérer quelques billets, d’autres apprennent leurs premiers mots d’anglais. En tentant de sauver une jeune femme tombée à l’eau, Ferry Tobler se noie. Sur les quais, les cercueils se mêlent aux immigrants les plus chanceux, ceux qui ont obtenu un passeport leur permettant de fouler le sol du Nouveau Continent. Mais dans ce pays qui est désormais le leur, le rêve ne durera pas. Accueillis avec réserves, ne parlant souvent même pas la langue, des directeurs de brasseries sont contraints d’accepter des emplois de serveurs, des comédiens reconnus se reconvertissent en placeurs, des photographes de talents en sont réduit à la photo d’identité.

Freddy Wolff, fraichement débarqué, a des rêves de grandeurs et de Far West, mais va se retrouver comme tous les siens, confronté à la difficile vie d’immigré. Il trouve un petit travail chez un traiteur, et s’éprends bientôt de la fille de ce dernier, qu’il rêve d’emmener à Santa Fe. Mais le 7 décembre 1941, Pearl Harbor est attaqué. Les États-Unis entrent en guerre. A la fois pour se sentir américain et regagner l’Europe qu’il a fui, Freddy s’engage dans l’armée américaine.

De manière magistrale, Santa Fe retranscrit la difficile intégration de ces milliers d’européens, n’arrivant souvent qu’avec pour seul bagage leur expérience professionnelle, et ne trouvant au sein de cette nouvelle nation que crainte et suspicion. Si en Europe, ils n’étaient rien, en Amérique, ils sont considérés comme l’ennemi.

Partie 3. Welcome in Vienna
Décembre 1944. Sous l’uniforme américain, Freddy Wolff et son compatriote Georges Adler combattent en Europe, où tout n’est plus que débâcle et désolation. Au milieu de ce chaos, Freddy va retrouver d’anciennes connaissances – devenues nazies, mais aussi rencontrer Claudia, une jeune et belle actrice lisant Schnitzler, et dont il est le seul public.

En septembre 1945, pour la première fois depuis qu’il l’a fui sept ans plus tôt, Freddy revient à Vienne, réduite à l’état de ruines. Dans les rues jadis animées et colorées, des portraits de Staline recouvrent des murs gris et morcelés. Il redécouvre des lieux autrefois familiers, d’anciennes connaissances, mais aussi l’appartement dans lequel il vivait, désormais occupé par une autre famille.

Sur fond de marché noir, entre passion et nostalgie, courage et incertitude, ce troisième et ultime volet s’égrène magnifiquement au rythme d’un calendrier mural. Toute la complexité de la situation qu’ont rencontrée ces milliers de réfugiés lors de leur retour d’exil s’offre alors au spectateur, qui ne manquera sans doute pas de s’interroger : « Qu’aurais-je fait dans ce cas ? ».

Welcome in Vienna. Coffret 3 DVD comprenant D.ieu ne croit plus en nous, Santa Fe et Welcome in Vienna, ainsi qu’en bonus exclusif, une interview d’1h40 du scénariste Georg Stefan Troller, dont la vie a inspiré la trilogie. 25.00€. Disponible le 4 septembre 2012.

Par Alon Hermet – JSSNews

 

4 Réponses à DVD: « Welcome in Vienna » : un monument du septième art !

  1. gwynplaine Répondre

    4 septembre 2012 a 00:40

    Que ceux qui le peuvent regardent ce mardi sur arte à 20h50 le documentaire: « Goldman Sachs la banque qui domine le monde », présenté comme suit par télé magazine, (opportunément et exclusivement à votre portée devant les caissières des Leclerc et Géant)

    «  » Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle « la firme » comme dans les grands romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’une des instigatrices de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique »

    On parie 10 shekalim qu’on va en apprendre de belles sur le lobby juif international, même à mots couverts?

    Moi, je ne serais pas dispo: il y a « mentalist » sur la une. Je me disais bien aussi que le vrai « John le rouge » ne pouvait pas être le clampin terne du dernier épisode.

    On en saura un peu plus cette fois-ci.
    Un être aussi démoniaque, calculateur et cynique ne peut être que juif lui aussi. Au moins

    PS:  » les grands romans d’espionnage des années 1980″?. Ah bon. Moi qui croyais que leur âge d’or était plutôt les années 60…

    Pour les grecs, sûr, qu’ils n’y sont pour rien. Avec des banquiers dont le nom commence par Goldman les pauvres Elènes ont été pris pour des poires en beauté.
    Notez aussi que cette banque n’est que  » l’une des instigatrices… »

    Vivement l’islam des lumières qu’on en finisse avec l’ombre de Nosfératu et ses doigts crochus sur le mur, comme dans le vieux film de Murnau…
    La fin de ces démons voraces grâce à la charia pour tous, là où tout n’est que luxe, calme et volupté

  2. danièle Répondre

    4 septembre 2012 a 10:41

    vous avez aussi remarqué qu’on cherche le juif où on peut, par contre des Védrine, Delors, Huchon, Guerrini, ….. qui ne sont pas juifs n’ont rien de particulier à se reprocher .

  3. subliminalsong Répondre

    4 septembre 2012 a 20:45

    y a un rabbin de viennes qui a été humilié la semaine dernière pendant un match de foot, il s’est tourné vers un policier présent, le flic lui a répondu avec un sourire en coin, » enfin ce n’est que du football ».

  4. tor Répondre

    4 septembre 2012 a 21:02

    Les rabbins n’ont rien à faire en Autriche ou en Allemagne. Une fois ça suffit.

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