Israël vit un exode urbain: grands déménagements vers les campagnes et kibboutzim

Publié le : 14 octobre 2012

Où aimeriez-vous vivre? Apparemment pas à Jérusalem. Sur les sept districts en Israël, trois seulement ont enregistré un taux de migration interne positif en 2011, selon les chiffres publiés par le Bureau central de la statistique dans le cadre du Statistical Abstract of Israel 2011.

Selon les données, les citoyens israéliens abandonnent les grandes villes du pays. Cependant, ils ne partent pas en périphérie, mais plutôt vers des zones moins peuplées, dans le centre d’Israël.

Les chiffres montrent que le centre d’Israël, Haïfa et la Judée et Samarie sont les seuls districts où le nombre de résidents qui arrivent dépassent le nombre de citoyens qui ont déménagent.

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Le Centre a enregistré une immigration interne positive de quelque 8.000 habitants, contre 9.700 en 2010, et il reste le district avec le plus haut taux d’immigration interne pour les deux dernières décennies.

Le district de Judée-Samarie a enregistré un ralentissement du taux de croissance de la population, avec une augmentation de 3.100 habitants en 2011, comparativement à 3500 en 2012.

Celui de Haïfa a poursuivi la variation positive de 900 habitants en 2011, après de nombreuses années d’émigration interne négative.

Tous les autres districts ont un solde négatif d’émigration, en particulier le district de Jérusalem qui a enregistré un taux négatif de 5100 habitants, et le district de Tel-Aviv, où le nombre de résidents au départ dépasse le nombre de résidents qui arrivent de 4000.

Sur les six plus grandes villes (Jérusalem, Tel Aviv-Jaffa, Haïfa, Rishon Lezion, Petah Tikva et Ashdod), Petah Tikva a été la seule à présenter des chiffres positifs d’immigration en 2011 avec 1900 habitants de plus.

Ces chiffres continuent la tendance observée en 2010, qui peut être le résultat de la forte hausse des prix des appartements dans les grandes villes.

Cette tendance n’a pas épargné les moyennes villes (100.000-200.000 habitants), même si elle est moins importante là-bas. Alors que les trois villes (Ashkelon, Netanya et Rehovot) a enregistré un taux positif immigration interne, les autres (Bnei Brak, Beersheba, Ramat Gan, Bat Yam, Holon) ont enregistrés des émigration interne négative en 2011.

Ces chiffres ne signifient par pour autant que la population de Jérusalem, par exemple, est en baisse. L’augmentation de la population de Jérusalem en 2011 était de 2,1% dans la ville et de 2,5% dans l’ensemble du district, principalement grâce à la croissance naturelle et à l’arrivée de nouveaux immigrants dans la ville.

D’autres grandes villes ont enregistré une hausse de moins de 1% de leur population, et Petah Tikva a même enregistré une croissance négative de 0,4% – malgré l’immigration positive dans la ville.

Le taux de croissance de la population israélienne en 2011 (croissance naturelle et de l’immigration en Israël) s’est établie à 1,8%. Le taux de croissance dans les communautés rurales a atteint 4,7%, tandis que les kibboutzim ont enregistrés un taux de croissance très élevé de 5,9%, probablement en raison de l’immigration positive des jeunes couples qui préfèrent fonder une famille dans les zones rurales.

Les chiffres montrent qu’en 2011, les citoyens israéliens n’étaient pas satisfaits des grandes villes et favorisent la vie rurale, en particulier pour fonder une famille. Il n’est pas clair si l’insatisfaction a à voir avec le niveau des services offerts par les autorités municipales ou les prix des logements dans la ville.

Elinor Cohen-Aouat – JSSNews
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2 Réponses à Israël vit un exode urbain: grands déménagements vers les campagnes et kibboutzim

  1. trublion Répondre

    15 octobre 2012 a 09:54

    on fait croire aux israéliens que le luxe est de vivre dans les grandes barres les un sur les autres, à la New York. on voit encore des publicités pour ces horreurs qualifiées de splendeur.
    il est temps de promouvoir un nouvel urbanisme de cités à l’échelle du quartier, moins dense, plus verte, offrant des zones de tranquillité et des loisirs.
    ces couples qui ont fui vont revenir, car dans la campagne, on s’ennuie, et la proximité de son lieu de travail est un bien précieux.

  2. Histazim Répondre

    15 octobre 2012 a 11:02

    « Il n’est pas clair si l’insatisfaction a à voir avec le niveau des services offerts par les autorités municipales ou les prix des logements dans la ville. »

    Personnellement, j’ai ma petite idée

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