Les élections présidentielles américaines en perspective

Publié le : 30 octobre 2012

L’élection présidentielle américaine aura lieu dans une semaine, et si les sondages sont corrects, le résultat sera extraordinairement serré. Beaucoup disent que le pays n’a jamais été aussi profondément divisée. En discutant des débats la semaine dernière, j’ai noté la façon dont la campagne de cette année est de loin d’être la plus acide et la plus violente. Il pourrait donc être utile aussi de considérer que tout l’électorat à l’heure actuelle semble uniformément et profondément divisé, contrairement à ce que beaucoup disent, ce qui révèle de profondes divisions au sein de la société américaine.

Depuis 1820, la dernière année où une une élection non contestée a eu lieu, les résultats des élections présidentielles ont été extrêmement serrés. Lyndon B. Johnson a reçu le plus grand pourcentage de votes que n’importe quel président n’a jamais eu, en 1964, en prenant 61,5 pour cent des voix. Trois autres présidents ont franchi la barre des 60 pour cent: Warren G. Harding en 1920, Franklin D. Roosevelt en 1936 et Richard Nixon en 1972.

Neuf élections ont vu une victoire d’un candidat avec 55 à 60 pour cent des votes: Andrew Jackson, Abraham Lincoln, Ulysses S. Grant, Theodore Roosevelt, Herbert Hoover, Franklin D. Roosevelt, Dwight D. Eisenhower et Ronald Reagan. Avec seulement 55 pour cent, Eisenhower a gagné à deux reprises. Les candidats qui ont reçu moins de 50 pour cent des voix ont remporté 18 élections présidentielles. Il s’agit notamment de Lincoln à sa première élection, Woodrow Wilson dans les deux élections, Harry Truman, John F. Kennedy, Nixon dans sa première élection et Bill Clinton dans ses deux élections.

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De 1824-2008, 13 élections ont pris fin avec un candidat qui recevait 55% des voix (ou moins de 61%). Dix huit élections se sont soldées avec un président élu avec moins de 50 pour cent des suffrages et 16 autres élections se sont terminées avec le gagnant reçoit entre 50 et 55 pour cent des voix. Dans de nombreux cas, les vainqueurs avaient à peine plus de 50% des voix, ce qui signifie que presque la moitié du pays a voté pour quelqu’un d’autre. Les Etats-Unis ont non seulement toujours eu des élections profondément divisées, mais dans de nombreux cas, des président minoritaires. Fait intéressant, sur les quatre présidents qui ont gagné avec plus de 60 pour cent des voix, trois ont laissé un mauvais souvenir: Harding, Johnson et Nixon.

Trois observations suivent. Tout d’abord, depuis presque 200 ans le processus électoral a toujours produit une division dans le pays, division qui ne dépasse jamais les 60-40. Deuxièmement, lorsque des tiers ont eu un impact significatif sur l’élection, les gagnants ont remporté cinq fois les élections avec 45 pour cent des voix ou moins. Troisièmement, dans 26 des élections présidentielles américaines, le gagnant a reçu moins de 52 pour cent des voix.

Même dans la plupart des élections unilatérales, près de 40 pour cent des électeurs ont voté contre le vainqueur. Les présidents les plus populaires avait encore 40 pour cent des suffrages exprimés contre eux. Toutes les autres élections ont eu lieu avec plus de 40 pour cent d’opposition. La cohérence est frappante ici. Même dans les cas les plus extrêmes de crise nationale et avec un adversaire faible, il était impossible de s’élever au-dessus d’un peu plus de 60 pour cent. L’opposition intègre 40 pour cent de la population, indépendamment des circonstances ou des partis. Mais, sauf dans le cas de l’élection 1860, la profonde division n’a pas abouti à une menace pour le pays. Au contraire, le régime a prospéré en dépit de ces divisions persistantes.

Pourquoi alors les Etats-Unis sont-ils si profondément et durablement divisés et pourquoi cette division conduit rarement à des troubles, et encore moins un changement de régime? Prenons cet apparent paradoxe à la lumière d’un autre fait, à savoir qu’une partie importante de l’électorat ne vote pas du tout. Ce fait est souvent noté, le plus souvent comme un signe d’une baisse de la vertu civique. Mais examinons les choses autrement.

D’abord, pensez-y mécaniquement. Les Etats-Unis est l’un des rares pays qui n’a pas transformé le jour du scrutin en un jour férié ou qui ne tient pas ses élections pendant le week-end. Cela signifie qu’il y a du travail et de l’école le jour des élections aux États-Unis. Après avoir emmené les enfants à l’école, après être allé travaillé, après avoir récupérer les enfants à la maison, entre deux heures de bouchons sur les routes et avant de préparer le diner, l’urgence du vote paraît mineur. Il n’est donc pas surprenant que les personnes âgées sont les plus susceptible d’aller voter.

Le faible taux de participation pourrait aussi indiquer aliénation du système. Mais l’aliénation suffit pas à expliquer la faible participation électorale qui aurait généré plus de troubles depuis plus de deux siècles. Lorsque l’aliénation réelle était présente, comme en 1860, la participation électorale a augmenté et la violence a suivi. En dehors de cela, l’agitation n’a pas suivi les élections présidentielles. Pour moi, que tant de gens ne votent pas n’indique pas une aliénation généralisée autant que l’indifférence: Le résultat de l’élection est tout simplement moins important pour un grand nombre de citoyens que d’aller chercher les enfants à l’école pour les amener à leur leçon de piano ou de baseball.

Il est également plausible que la faible participation électorale indique la satisfaction des électeurs avec les deux candidats. Certains ont fait remarquer que Barack Obama et Mitt Romney semblent moins différente qu’il n’y parait. Certains électeurs pourraient comprendre qu’il n’y a pas beaucoup de différence entre les deux et qu’ils peuvent donc vivre et faire avec n’importe lequel des vainqueurs.

Une autre explication est que certains électeurs se sentent indifférents au président et à la politique en général. Ils ne votent pas non pas parce qu’ils sont aliénés par le système, mais parce qu’ils comprennent le système comme étant conçu de sorte que les résultats n’ont pas d’importance. Les pères fondateurs du système constitutionnel ont donné au Président des pouvoirs faibles selon eux.

Les sondages disent l’élection sera très proche. Si cela est vrai, un électeur qui ira voter dans l’Ohio, tard le soir, aura peut-être en main le sors de la Nation. Et le reste du pays se lèvera, le lendemain matin, partira au travail, et continuera la vie comme un autre jour de vie normal dans une belle démocratie…

Par John Mock’s – JSSNews
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7 Réponses à Les élections présidentielles américaines en perspective

  1. Adam Répondre

    30 octobre 2012 a 13:53

    VIVE OBAMA !!!

  2. SOLEIL Répondre

    30 octobre 2012 a 14:15

    VIVE ROMNEY !
    J’ESPERE QUE LES AMERICAINS AURONT PLUS DE CLAIREVOYANCE QUE TOI ADAM !

  3. perez Répondre

    30 octobre 2012 a 15:07

    VIVE ROMNEY !

    Obama c’est la muslim connection!
    Le monde à besoin du retour de l’ Amérique décomplexée.

  4. Serge Belley Répondre

    30 octobre 2012 a 15:26

    Faut pas se leurrer, Obama est le Président des ethniques hispaniques et des noirs et ils sont nombreux, très nombreux et cela c’est sans parler de presque toute la jeunesse américaine gauchisante et anti n’importe quoi. Il ne reste a la vieille génération, les vrais américains ceux-là même qui ont battis les USA et les quarante ans et plus et les autres. C’est presque 50/50. Il va falloir un effort pour faire sortir le vote républicains en espérant que les jeunes obamistes ne soient pas trop intéressés par la politique. Il y aura toujours les je m’en foutistes. Moi aussi j’ai bien hâte au 6/11.

  5. boubou aylik Répondre

    30 octobre 2012 a 16:02

    ici en floride tout les rabbins pas les reformes qui veulent changer notre religion ont 1new slogan,
    faites votre Mitt`Z` Va Votez Romney,
    l`autre c`est pas le patron c`est juste 1prete nom,
    c`est l`image des demokhrat`s.

  6. david c Répondre

    30 octobre 2012 a 16:05

    Il est bien ce John mock ! un vrai bout-en-train !…ou même un boute en train pour ‘agacer’ la jument ! mais pas franchement optimiste ! en plus il en oublie beaucoup des choses à dire !

  7. mike Répondre

    30 octobre 2012 a 20:07

    Avec l’ouragan Sandy, çà va fausser un peu le sort de cette élection , elle serait profitable à Obama, sauf s’il gère mal cette épisode météorologique.

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