Le GIGN israélien à Nairobi – La nouvelle unité Ya’Mam en action ! | JSSNews

Le GIGN israélien à Nairobi – La nouvelle unité Ya’Mam en action !

Publié le : 26 septembre 2013

Par Jacques Borde, expert en géopolitique – découvrez son nouveau site internet

La présence d’éléments des forces spéciales israéliennes a été signalée sur plusieurs supports et ne semble plus faire de doutes sur ce front du djihâd d’Al-Qaïda.

Clairement, une des premières grosses opérations conduites à ce jour par les Israéliens, directement, contre la nébuleuse du fondateur du Al-Jabhah al-Islamiyah al-Alamiyah li-Qital al-Yahud wal-Salibiyyin (Front islamique mondial pour le combat contre les juifs & les croisés), feu Oussāma Bin-Mohammed Bin-Awad Bin-Lāden1.

israeli special forces

À noter, la vieille implantation des Israéliens au Kenya où ils ont de nombreux intérêts, notamment dans le secteur de la sécurité (aéroportuaire ente autres). Et d’excellentes relations avec les autorités de ce pays. Ce qui explique une réaction aussi rapide de leur part à Nairobi. De plus le, Westgate Mall, le centre commercial branché de Nairobi fréquenté par la bonne société et les expats visés par les Takfiri somaliens, a été financé pour partie par des capitaux israéliens.

Selon toute ressemblance, l’unité israélienne engagée à cette occasion serait l’Unité Ya’Mam (à ne pas confondre avec l’Unité Ya’Mas.

L’unité qui est intervenue à Nairobi est donc le Ya’Mam, pour Yehida Merkazit Meyuhedet2 qui dépend du Mishmar Ha’Gvul (Magal, police des frontières israélienne). L’unité antiterrorist & HRT3, comparable au GIGN français. Le Ya’Mam inclut un fort pourcentage (non disponible) d’arabophones. Notamment des personnels à même de jouer le rôle de négociateurs lors de prises d’otages.

LE YA’MAN

Sans que le Mishmar Ha’Gvul soit structuré de la même manière que la Gendarmerie nationale française, il joue le même rôle de branche militaire (ou, plus justement, paramilitaire) de la Police israélienne, et, à cette fin a été détaché du Ministère de la Défense pour passer à celui de l’Intérieur. La terminologie la plus usitée étant celle de Magal. Par extension, ses membres sont donc des Magalnikkim. En anglais, les termes Border Guard et Israel Border Police sont tous les deux usités.

Historiquement, le Mishmar Ha’Gvul a été créé en 1949, sous l’appellation de Heyl’Shafar (Corps des frontières) comme une force de gendarmerie au sein de Tsahal. Le Corps est rattaché, depuis 1951 à la Misheret Yisrael (police israélienne)

D’une manière générale, excepté sonuniforme d’un vert différent de celui des forces terrestre, rien ne différencie un Magalnik d’un autre combattant de Tsahal. L’armement est traditionnellement le M4 US, ou, de moins en moins souvent le Glilon (pourtant emblématiquement vu entre les main d’Arno Klarsfeld,lors de son passage au sein du Magal, lors de son service militaire). Bien qu’effectuant des tâches de police, les Mishmar Ha’Gvul ne sont toujours pas systématiquement dotés d’armes de poing. Dans le cadre de leurs missions de maintien de l’ordre, la matraque & le tonfa sont massivement répandus. Afin de limiter la létalité des tirs, des munitions en plastique (généralement, des ogives en polymère) sont préférés pour les tirs tendus. Mais, ces munitions restent létales à coutes distances (0-20 mm). Les lances-grenades (40 mmm) sont de plus en plus répandus. Le Mishmar Ha’Gvul est trop professionnel pour recourir aux équipements hautement disctutables qui ont cours dans les polices européennes (Taser, Flashballs, ec). Ceux des Mishmar Ha’Gvul opérant en civil (Ya’Mam notamment) utilisent des armes de poing de type Jericho ou Golan (9mm) toutes made in israel…

Son côté « gendarmerie » n’empêcha pas le Mishmar Ha’Gvul de participer au combats terrestres de la Guerre des Six Jours, au même titre que les autres unités de Tsahal.

De 1967 à la 1ère Intifada, le Mishmar Ha’Gvul va se retrouver en première ligne dans toutes les opérations de sécurisation et de maintien de l’ordre dans l’ensemble des territoires occupés. C’est en 1974, après le massacre de Ma’alot, qu’une unité de lutte antiterroriste, le Ya’Mam, qui nous intéresse aujourd’hui, est créée en son sein.

Le principal positionnement du Mishmar Ha’Gvul, à concurrence de 20% de ses effectifs, est la vieille ville à Jérusalem. Ensuite, les Magalnikkim sont surtout présent en milieu urbain, soit les agglomérations de Djénine, Naplouse, Jéricho,Qalqilyah, Tulkarem, Ramallah et Hébron.

L’encadrement est, majoritairement composé d’officiers ayant un passé de police. Le Magalnik de base, lui, est issu de l’armée (active & appelés). Il est, en effet, possible d’effectuer son service militaire au sein duMishmar Ha’Gvul, où le temps passé sous les drapeau reste le même que pour l’armée : trois ans. En sus de leur formation militaire classique les Magalnikkim reçoivent tous un entraînement de type CT (counter-terrorism), et de maintien de l’ordre.

Les Mishmar Ha’Gvul, stricto sensu comme la Gendarmerie nationale et les Carabinieri italiens, assument des tâches de police en milieu rural, par leur branche Shitur Kafri et son épaulés par des auxiliaires (semblable aux gendarmes auxiliaires), les Rabash.

Aujourd’hui, le Mishmar Ha’Gvul dispose de quatre unités de forces spéciales :

Ya’Man, l’unité antiterroriste & HRT (Hostage Rescue unit), comparable au GIGN.
Ya’Mas, l’unité d’infiltration & de lutte antiterroriste. Opérant, le plus souvent en civil et fréquemment en immersion, le Ya’Mas est l’une des plus efficaces unité de contre-insurection au monde. L’une des plus dangereuses aussi. Pris par l’ennemi, ses membres sont généralement abattus. Ils ont souvent à leur actif plus d’heures de mission que les autres unités spéciales de Tsahal.
Ya’Mag (Tactical Counter-Crime & Counter-Terror Rapid Deployment Unit).
Matilan (Intelligence Gathering & Infiltrations Interception Unit).
Pour être le plus complet possible quant au Mishmar Ha’Gvul, et ce d’une manière un peu plus people, parlons du passage dans ce corps de l’avocat français Arno Klarsfeld, à propos de qui notre estimée consœur Josette Lécrivain, écrivait « …L’intello a été nommé porte-parole de l’armée et c’est en uniforme impeccable et arme réglementaire à l’épaule qu’il participe aux manifestations officielles »4. Propos illustrés d’une photo du plus bel effet où Arno Klarsfeld exhibait nonchalamment (mais de manière tout à fait correcte quant au maniement des armes) un fusil d’assaut Galil (5,56 mm).

Or, contrairement aux affirmations du Point, le soldat Klarsfel5d () n’arborait pas une tenue de l’armée, mais le treillis et le béret vert du… Mishmar Ha’Gvul. Comme le prouve l’insigne de ladite Police des frontières, visible sur le béret d’Arno Klarsfeld (en doré, celui des policiers est argenté). Est également parfaitement identifiable l’insigne réglementaire du Mishmar Ha’Gvul, porté sur la manche gauche du treillis.

À ce stade, comment Arno Klarsfeld a-t-il abouti dans le Mishmar Ha’Gvul6 ? Mystère et boules de gomme, comme disaient de mon temps les écoliers ! Mais, une chose est sûre, les Magal, ça n’est pas l’armée. D’ailleurs, ce n’est pas le seul corps rattaché à la police. C’est aussi le cas de la Mishmar Ezrakhi (garde civile).

LES AUTRES FORCES SPECIALES

Rappelons, ici que l’ensemble des unités spéciales sont, la plupart, rattachés aux He’Modi’in Ha’Sadeh.

Le moins connu des membres de la communauté du Renseignement israélienne. En fait, le Corps des Renseignements opérationnels. Le cinquième corps (arme) de Tsahal (aux côtés de l’infanterie, des blindés, de l’artillerie & du génie). Sa tâche est de fournir le Renseignement nécessaire à la conduite des opérations sur le terrain.

Statutairement, c’est au He’Modi’in Ha’Sadeh que sont rattachés l’essentiel des fameux sayerot (unités de reconnaissance), les forces spéciales israéliennes :

Sayeret Mat’kal, ou Unité 7671, le plus connu et le plus sollicité des sayerot, qui, comme son nom l’indique, dépend opérationnellement de l’état-major des forces armées. L’actuel ministre de la Défense (4ème vice-Premier ministre de l’histoire du pays et 14ème chef d’état major de Tsahal) le Rav Alouf (lieutenant-général), Ehud Barak, a été membre du Sayeret Mat’kal notamment lors de la Guerre des Six jours (1967).

Unité Yahkhman, acronyme pour Yekhidat Modi’in Matara, également connue sous l’appellation d’Unité Nit’Zan ou Unité 636. Sa tâche est d’identifier et assigner ses objectifs à l’artillerie, l’Heyl Tot’Hanim. Son existence, qui la fait opérer pour des repérages et des marquages des cibles ennemies, n’a été révélée au public qu’en 1999. Il n’est nullement établi que l’Unité 636 ait eu une part de responsabilité dans le massacre de Canaa, ce site des Casques bleus de la Finul, pilonné par les canons automoteurs israéliens, dans la mesure où il est avéré que ce sont des drones qui opéraient en temps réels au dessus du site. À savoir, et faire savoir, que les officiers de tir concernés, conscients des risques, ont demandé à plusieurs reprises confirmation des ordres de tir avant d’obtempérer.

Unité T’Zasam, acronyme de T’Zevet Siour Modi’in, encore dénommée Unité 869. Unité de reconnaissance lointaine, composée de trois compagnies.

Le Sayeret Hadruzim, composée d’Israéliens d’origine minoritaire (arabes, druzes et circassiens), est spécialisé dans l’infiltration des frontières ennemies et qui est également connue sous le nom d’Unité 300.

Le Sayeret Golani, unité de reconnaissance de la brigade d’infanterie Golani7, traditionnellement affectée au Front Nord, et qui a longtemps fourni un réservoir de troupes de choc pour les opérations menées sur le Golan, en Syrie et au Liban. A été durement affecté lors des combats contre le Hezbollah, lors de la Guerre des 34 Jours, en 2006.

Les Sayerot Shaked (unité de reconnaissance du Front Sud), Haruv (unité de reconnaissance du Front Centre) et Egoz (unité de reconnaissance du Front Nord).

Les Sayerot Shaldag et Tzanhanim, de même que certains éléments appartenant aux troupes parachutistes, notamment à la 35ème Brigade parachutiste.

L’Unité 504 opérant aux frontières pour lutter contre l’infiltration ennemie.

Le bataillon de nageurs de combat, mieux connu sous le nom de Kommando Yami, rattaché à la 5ème Brigade d’infanterie Givati après la Guerre du Kippour8.

Le Sayeret Duvdevan (Unité 217), opérant en Cisjordanie9.

Le Sayeret Shimshon (Unité 367), opérant dans la Bande de Gaza (unité désactivée en 199410).

L’Unité Gideonim (Police de Jérusalem), activée en 1994, mais reçoit souvent ses ordres opérationnels des SR militaires.

L’Unité Ya’Mas, opérant dans l’ensemble des territoires palestiniens. Fort pourcentage (non disponible) d’arabophones en son sein.

Selon les images à disposition, les membres de Ya’Mam déployés à Nairobi étaient principalement dotés de fusils d’assaut M4 et non de Tavor fusil d’assaut de dernière génération made in Israël.

Par Jacques Borde, expert en géopolitique – découvrez son nouveau site internet – JSSNews 

NOTES

1L’attaque contre le Centre Commercial a été revendiquée par le Harakat al-Shabaad al-Mujahideen (Chebabs) via Al-Jazeera.

2Special Central Unit.

3Hostage Rescue unit.

4Le Point (29 avril 2004).

5Aucun grade n’est visible sur le document.

6Où l’engagé risque de se faire tuer aussi sûrement que dans tout autre corps, soit dit en passant.

7Elle même un unité d’élite.

8L’auteur n’a pas vérifié sis ce rattachement était toujours d’actualité.

9Les affectations varient fréquemment. Très pragmatiques, le s Israéliens n’hésitent pas à déplacer leurs unité en fonction des besoins et des dangers ressentis.

10Là encore, en raison de la souplesse de Tsahal, l’unité peut avoir été réactivée à tout moment.

22 Réponses à Le GIGN israélien à Nairobi – La nouvelle unité Ya’Mam en action !

  1. Nathan Répondre

    26 septembre 2013 a 23:56

    L’unité HAHUV est une unité rattaché a la brigade KFIR elle n’est plus une sayeret

  2. Sigismund Répondre

    27 septembre 2013 a 06:42

    Euh peut être n’est ce pas le moment le plus adéquat de la ramener sur Nairobi… Avant tout un fiasco sur lequel peu d’informations ont filtré. On pourra toujours dire que telle ou telle action a évité de plus grosses pertes, mais c’est une victoire totale des terroristes qui ont tout maîtrisé du début à la fin. Il y a et il y aura hélas d’autres occasions pour les nôtres de s’illustrer brillamment….

  3. jacques borde Répondre

    27 septembre 2013 a 09:27

    merci à Nathan pour sa précision j’indexe! & désolé pour les fautes multiples, les modifs ne passent pas toujours!

  4. Epstein Répondre

    27 septembre 2013 a 11:13

    Yamam n’est pas vraiment nouvelle. La première fois que j’en ai entendu parler c’était en 1998. Et si moi j’en ai entendu parler, c’est qu’elle doit exister depuis plus longtemps. Franchement, JSS, vous pouvez faire mieux!

  5. chrétien sioniste suisse Répondre

    27 septembre 2013 a 11:40

    utiliser les initiales GIGN pour parler d’un groupe d’intervention israélien est complétement inadapté; comparons ce qui est comparable.
    La grande différence? le deuxième vient d’une terre dont D. dit qu’elle est sienne. Et je me permets de souligner que l’un des noms de l’Eternel est Cebaot, le D. des Armées

    • yehuda Répondre

      29 septembre 2013 a 02:56

      La terre entière est sienne. L’univers, même. Revois tes classiques avant de la ramener.

  6. Tuil Répondre

    27 septembre 2013 a 20:37

    Bonjour,
    Votre article est certes intéressant mais la sécurité d’Israël est construite sur le secret de toutes ces unités, même au sein des familles qui en font partie.
    Votre énumération des différentes unités spéciales est superflue pour écrire sur l’épisode de Nairobi et irresponsable.
    B. Tuil

  7. leidi Répondre

    28 septembre 2013 a 11:49

    mais pourquoi faire allusion au gign? dans ce domaine les israeliens ont plus d experience et de competence que n importe que unite d elite en occident.

    • yehuda Répondre

      29 septembre 2013 a 03:00

      Boah eh ça va, même si l’anti-terrorisme israélien a un excellent potentiel et une grande expérience, la france n’a pas a rougir, même si elle est moins matuvu et qu’elle doit sans cesse subir les coupes budgétaires de gouvernements socialistes consécutifs. Faut arrêter un peu de se regarder le nombril et de se surestimer … C’est certainemnt pas à cette attitude qu’Hachem pensait quand il nous a choisi parce qu’on avait été « créé juste après le moustique ».

  8. unfrancais Répondre

    28 septembre 2013 a 13:00

    GIGN : Groupement d ‘Intervention de la Gendarmerie Nationale.
    d’accord avec vous, comparaison imaginaire et complétement déplacée.
    Comme comparer le beurre et le fromage, juste parce que ce sont 2 produit laitiers…

    • Gally Répondre

      28 septembre 2013 a 13:16

      C’est sur que lorsqu’on voit la fameuse intervention du GIGN contre le vol détourné à Marseille… Tu te rappelles, le gengen qui se casse la gueule des escaliers ? ^^

      • אהרון Répondre

        28 septembre 2013 a 14:48

        Heuuu
        Je ne suis pas fan de l’armée Française du troufion de base un peu simplet au généralissime vieille france crypto aristo,mais sur le coup du vol détourné à Marseille,ils ont vraiment été trés fort : les otages indemnes,les 4 tarés du gia bousillés,l’avion non explosé,aucun membre du gign tué.
        ils sont très fort au gign…j’ai eu l’occasion de les fréquenter,demande à david…..! ils sont trés trés fort physiquement et psychologiquement
        Le gengen se prend une décharge de kalash et repart à l’assaut , et ce ne sont pas des chiens fous,ils ont des femmes et des enfants ,une paye correcte sans plus et un logement en caserne….mais ils sont hyper selectionnés ,c’est pas le gengen de la caserne de saint tropez…

        • Gally Répondre

          28 septembre 2013 a 17:37

          Ils ont pas été si forts que ça, ils ont fait de nombreuses erreurs mais heureusement les mecs d’en face étaient des gros mauvais. Typiquement, vu le temps qu’a pris la capture de l’avion, avec des « bons », on aurait récupéré qu’une épave en flamme et pleine de cadavres. Je ne m’inquiète cependant pas qu’ils ont étudié lesdites erreurs pour en tirer les leçons, mais il n’en reste pas moi que les forces d’intervention françaises ne sont pas dans le top mondial, il y a bien mieux un peu partout sur la planète.

          Tu en doutes ? Lis le déroulement de l’assaut :

          Le commandant Favier donna le signal de l’assaut. Trois passerelles motorisées s’approchèrent de l’A300, deux vers les portes arrière avec 11 hommes de chaque côté, et une passerelle de 8 hommes à l’avant de l’appareil. Ils ouvrirent avec difficulté la porte avant droite, car la passerelle était trop haute et bloquait l’ouverture de la porte. Elle fut reculée puis avancée à nouveau une fois la porte ouverte, blessant un homme du GIGN. Le premier gendarme à pénétrer dans l’avion est Eric Arlecchini dit « Arlé » qui se met en appui face à l’arrière de l’appareil pour couvrir le reste du groupe. Il est suivi de Thierry Prungnaud qui s’approche du cockpit et parvient sous l’effet de la surprise à tuer un terroriste et à blesser le chef du commando, avant de recevoir un feu nourri des deux autres terroristes au moment même où il s’apprêtait à en neutraliser un troisième. Une rafale de Kalachnikov AK-47 le touche à l’avant-bras et lui fait rater sa cible, une seconde rafale le touche encore à l’avant-bras et vient déchiqueter le kevlar de son gilet pare-balles, une troisième rafale d’Uzi le touche à la poitrine et se termine par une balle brisant la visière de son casque et le projetant en arrière. L’échange de tirs se poursuit entre les hommes du GIGN et le dernier preneur d’otages, caché sous la table de navigation. Celui-ci ira même jusqu’à lancer une grenade qui atterrira près de l’infortuné Thierry Prungnaud, toujours au sol, qui aura le réflexe de tourner le dos à l’objet pour se protéger un minimum de l’explosion.

          En le relisant, je me rend compte que c’est même encore pire que dans mon souvenir… Et pour te dire à quel point les terroristes étaient des charlots, c’est le « entre dans le cockpit et surprend les terroristes », alors que leur approche de l’avion était téléphonée, tout sauf discrète et qu’ils ont du s’y reprendre à plusieurs fois pour réussir à ouvrir la porte…

          • Yalil

            29 septembre 2013 a 15:13

            Gally je ne sais pas qui tu es mais critiquer comme cela une opération contre terroriste est quand meme bien culotté de ta part. A savoir que dans une opération contre terroriste, il ne s’agit pas d’aller à l’assaut d’ennemis comme dans un call of duty ou battlefield.. il s’agit d’abord de voir si une issue pacifique est possible. Donc peut être que nos gensgens n’ont rien à envier aux forces spéciales israelienne, bien que tu oublies quand même nos RAPAS , nos nageurs de combats, nos commandos marines ( commando HUBERT notamment ), le 13eme RDP , nos CPA … faut comparer ce qui est comparable, mais surement que nos gensgens ont fait et font quand même du bon boulot tous les jours.Tu peux pas te permettre de critiquer comme cela des forces spéciales, leur point commun sont des entraînements ou tu te donnes à 300% jusqu’à en crever ( suffit de voir le nombre de mort à l’entrainement au GIGN) pour un dévouement total.

            Au passage tu excuseras le gengen qui s’y est pris à 2 fois pour ouvrir la porte… lors de la répétition de l’assaut, il n’avait pas pris en compte le poid des passagers et du keroséne.

          • Gally

            30 septembre 2013 a 02:17

            Gally je ne sais pas qui tu es

            Un ancien militaire.

            il s’agit d’abord de voir si une issue pacifique est possible.

            Avec des islamistes ?

            tu oublies quand même nos RAPAS , nos nageurs de combats, nos commandos marines ( commando HUBERT notamment ), le 13eme RDP , nos CPA

            Merci, je connais, et bien mieux et de bien plus près que tu ne te l’imagines…

            leur point commun sont des entraînements ou tu te donnes à 300% jusqu’à en crever ( suffit de voir le nombre de mort à l’entrainement au GIGN) pour un dévouement total.

            J’ai dénigré cela ? Il ne me semble pas… Et ce d’autant moins qu’une fois de plus, je les connais de bien plus près que tu ne sembles le réaliser.

            Au passage tu excuseras le gengen qui s’y est pris à 2 fois pour ouvrir la porte… lors de la répétition de l’assaut, il n’avait pas pris en compte le poid des passagers et du keroséne.

            1 : le gendarme n’y est pour rien, et ce n’est certainement pas lui qui a pris en compte ces paramètres
            2 : c’est justement bien le problème, que ce genre de paramètres puissent avoir été oubliés, surtout à une époque où on mesure une hauteur au millimètre avec le moindre télémètre laser, où les données techniques des avions sont disponibles in extenso, où l’informatique permet de calculer tous les paramètres, où l’on peut voir, et tirer, à travers une carlingue sans le moindre problème, etc, etc, etc…
            Et ce n’est pas mépriser le gendarme que de constater qu’il y a un manque d’expérience et des erreurs qui auraient pu avoir des conséquences totalement dramatiques. Chaque membre d’une force d’intervention n’est qu’un maillon : aussi bon soit-il, et je ne doute certainement pas de la valeur individuelle des gendarmes du GIGN, si la chaine pèche à un niveau, la chaine ne vaut rien, c’est ainsi, un simple constat et certainement pas du mépris. Et une équipe d’intervention, c’est une chaine justement, dont les troupes d’assaut ne sont que certains des maillons, alors excuse moi de regarder les faits en face et de constater que cette intervention fut un échec, même si les résultats furent une réussite : c’est la nullité de l’adversaire qui a fait cette réussite, bien plus que l’excellence du GIGN. Avec un adversaire plus « velu », comme je l’ai fait remarqué, l’avion aurait été réduit en cendre avec les passagers à l’intérieur. Ne pas le reconnaitre (ce que n’a certainement pas fait le GIGN, comme je l’ai également déjà noté), c’est se mettre en situation que, la prochaine fois, l’avion brule…

      • yehuda Répondre

        29 septembre 2013 a 03:01

        Tu sais, quand on voit des dizaines de vidéos de soldats israéliens se dandinant sur gnagnan style sur internet, je crois que la grande muette n’a pas a rougir, finalement.

        • yehuda Répondre

          29 septembre 2013 a 03:04

          et je dis pas qu’ils se lechent pas les boules dans les casernes de la légion, juste, ils s’affichent pas en position de faiblesse (ou plutot de ridicule planétaire) devant le monde entier avec cette arrogante fierté du petit connard d’edoniste trop gaté

          je crois que l’armée israélienne a vraiment un gros souci mais bon personne d’assez lucide pour admettre que ce n’est plus ce que c’était

        • Gally Répondre

          29 septembre 2013 a 07:52

          Les soldats dont tu parles, ce sont des appelés je te rappelle. Et lesdits appelés sont cependant de bien meilleurs soldats qu’une bonne partie des professionnels de la « grande muette ».

  9. jmb Répondre

    28 septembre 2013 a 16:40

    Le but est de neutraliser pas de faire un chrono pour lz guyness… et quelle que soit la qualite des forces speciales; il me semble qu ce sonr eux les seuls a pouvoir critiquer leur action. . On ne commente pas un match de foot a la tv cet beaucoup plus serieux que 22 debiles sur de gazon.

  10. jmb Répondre

    28 septembre 2013 a 23:27

    Encore desole pour mes trop nombreuses fautes de frappe!

  11. szmolski Répondre

    29 septembre 2013 a 02:59

    Pas un mot de cette intervention israélienne dans la presse européenne? Chez nous la presse ne fait pas son travail, leurs journalistes sont des planqués payés avec l’argent public, les gens payent ces guignols pour être désinformés, vu leur employeur on devine leur sensibilité politique…

  12. Epstein Répondre

    29 septembre 2013 a 06:12

    Les gars des forces spéciales sont des hommes modestes et très critiques vis a vis de leurs propres actes. Ils s’entraînent, puis debriefes puis retournent a l’entraînement et parfois passent à l’action. En 1994 le gign a très bien travaillé. Leur bravoure et leur professionnalisme est comparable voire supérieur a ce qui se fait de mieux en Israël. Le débat pour savoir qui est le meilleur n’est qu’un amusement d’internautes superficiellement informés. Car ce qui compte in fine, c’est le résultat. Pour la petite histoire rien ne prouve que yamam était en action à Nairobi. Je persiste à penser que cette info est fausse.

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