Les crimes de l’épuration | JSSNews

Les crimes de l’épuration

Publié le : 28 décembre 2016

« Il y a deux histoires, l’une que l’on enseigne et qui ment, l’autre que l’on tait parce qu’elle recèle l’inavouable »(Honoré de Balzac)

Si l’on en croit l’historien Henri Amouroux, les Français étaient majoritairement pétainistes jusqu’au débarquement en Normandie le 6 juin 1944. Mais l’histoire d’après-guerre, écrite et enjolivée par les gaullistes et les communistes, a scindé le pays, de façon assez caricaturale, en deux camps : les résistants et les « collabos », ce qui permettait de minimiser les crimes commis à la libération : une période appelée « l’épuration » et qui, hélas, justifie bien son nom !

Qu’on le veuille ou non, la France de 1940 à 1944 a été pétainiste et passive à 90 ou 95%. Il y a bien eu une poignée, une faible proportion de la population, pour fournir les « résistants de la première heure ».

©Wikimedia

©Wikimedia

Le 22 juin 1941 l’armée allemande attaqua l’URSS scellant ainsi la rupture du pacte germano-soviétique. C’est seulement à partir de ce moment là que les communistes basculèrent dans la résistance. En mars 1942, l’instauration du STO poussa plus massivement des jeunes vers les maquis mais la résistance restera cependant marginale jusqu’au débarquement allié du 6 juin 1944.

Dans les clichés de cette époque trouble, on a retenu des résistants -gaullistes, communistes, socialistes- et une droite « maréchaliste » voire collaborationniste, ce qui relève des « mensonges de l’Histoire ».

La droite d’avant-guerre était, dans son immense majorité fortement antiallemande. Deux partis, exclusivement, se déclaraient fascistes : le  « Faisceau » de Georges Valois et le « Franscisme » de Marcel Bucard.

Seul le premier avait des accointances avec l’Italie fasciste. Le chantre de la collaboration fut Pierre Laval, ancien député socialiste. Les partis les plus collaborationnistes furent le « Parti Populaire Français » créé et dirigé par Jacques Doriot, ancien député-maire communiste de Saint-Denis qui mourra sous l’uniforme allemand et le « Rassemblement National Populaire » du député socialiste Marcel Déat, éphémère ministre de l’aviation en 1936.

La droite nationaliste, souvent favorable au maréchal Pétain, va s’impliquer massivement dans la résistance. Son premier martyr connu fut l’officier de la « Royale », Honoré d’Estienne d’Orves, fusillé au Mont-Valérien, le 29 août 1941. L’amiral Darlan était sur le point d’obtenir sa grâce quand, le 21 août, le Communiste Pierre Georges, futur « colonel Fabien » -qui ne sera qu’un pseudonyme que les communistes s’empresseront de sacraliser- tira dans le dos d’un officier allemand, l’aspirant Moser, au métro « Barbès ». L’histoire officielle n’a pas retenu ce détail, ni le fait que l’aspirant Moser attendait le métro sans arme, quand Pierre Georges lui a (héroïquement) tiré dans le dos. En représailles, cent otages sont exécutés dont Honoré d’Estienne d’Orves.

Hélas trop souvent, tels les ouvriers de la dernière heure, certains résistants tardifs se montreront les pires épurateurs (parfois pour faire oublier un passé de « collabo » ou une fortune bâtie en faisant du marché noir.)

C’est une époque où l’armée française, qui veut se persuader qu’elle a gagné la guerre, reconstitue ses effectifs en régularisant des FFI et des FTP communistes. Heureusement, avant d’en faire des militaires d’active, on envoie ces cadres au rabais tester leur niveau de connaissance à l’école des officiers de Cherchell, en Algérie. L’ancien député Marcel Bouyer, lieutenant FFI, ex-agent de liaison dans la poche de Royan, racontait en riant :

« Cherchell, c’était impayable ! Des gens y rentraient avec des galons de colonels et en ressortaient… sergents. ». Il est vrai que l’inflation aux galons était monnaie courante à l’époque : Jacques Delmas (Chaban dans la résistance), futur maire de Bordeaux, aspirant en 1939, sera… général en 1944, à 27 ans. Malgré des états de service honorables, on n’avait plus vu ça depuis Bonaparte ! Mais, en ces temps troublés, tout est permis, il suffit d’oser ! On a même vu, chez les FTP,  des « colonels à 6 galons » (un colonel en porte 5) dont un qui avait échoué à son peloton de… caporal en 1939.

De Gaulle, décorant à Bordeaux une rangée d’une douzaine de « colonels » FFI ou FTP trouve, en bout de file, un simple capitaine auquel il déclare en souriant : « Vous ne savez pas coudre ? »

Tout ceci pourrait prêter à sourire, mais la France de la libération, c’est aussi celle des crimes de l’épuration qui demeureront une honte et entachera à jamais notre Histoire…

A la libération, en métropole, commencera une kyrielle de procès, plus ou moins bâclés, plus ou moins expéditifs, mais avec une apparence de légalité.

Intransigeance d’une justice partisane et injuste : le 27 janvier 1945, la cour de justice de Lyon  rend  son verdict : Charles Maurras, 76 ans, l’un des écrivains  les plus influents de son temps, est condamné à la réclusion perpétuelle et à la dégradation nationale pour « intelligence avec l’ennemi ».

Si quelqu’un n’avait jamais eu d’« intelligence » avec l’Allemagne, c’était bien Maurras. Lutter contre le germanisme avait été l’un des buts de sa vie. Mais nous étions en 1945 et le seul fait d’être proche de Pétain valait d’être taxé aussitôt du crime de collaboration… donc de traître.

Durant la même période s’ouvre le procès de Robert Brasillach, directeur du journal « Je suis partout ». Condamné à mort, il a bénéficié d’un soutien massif des intellectuels -gaullistes et communistes, entre autres- qui ont signé une pétition pour demander sa grâce à De Gaulle. Le « premier résistant de France » refusa son recours en grâce et Brasillach fut fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge.

De Gaulle justifiera sa décision, plus tard, par « son indignation  d’avoir vu Brasillach  posant  en uniforme allemand sur la couverture d’un magazine … ». Oui mais voilà, Robert Brasillach n’a jamais porté l’uniforme allemand. De Gaulle l’a simplement confondu avec Jacques Doriot. Un « détail » peu glorieux qui entache la « belle histoire »   du gaullisme…

Le 15 août 1945, en plein été, la cour rend son verdict au procès Pétain : la peine de mort.

Ce vieux maréchal, qui, en juin 1940 avait « fait don de sa personne à la France pour atténuer ses malheurs » paie pour la lâcheté de tout un peuple.

En effet, arrêtons de faire croire que ce vieillard aurait fait, avec la complicité de Pierre Laval, une sorte de coup de force pour s’emparer du pouvoir. Rappelons les faits : les parlementaires français ont accordé les pleins pouvoirs à Pétain par 569 voix pour et 80 contre, soit, en gros, 85% des suffrages exprimés. Ce vote eut lieu le 10 juillet 1940. Comment ose-t-on écrire que la France et ses représentants légaux ne pardonnaient pas au maréchal d’avoir demandé les conditions d’un armistice le…18 juin ? Ils ont eu le temps de la réflexion et ont donc voté en leur âme et conscience.

Dans un entretien à Valeurs actuelles en date du 13 décembre 1993, l’historien, Henri Amouroux, déclarait : « Le gaullisme a imposé l’idée qu’il ne fallait pas signer cet armistice et que Vichy était illégitime. C’est fabuleux ! Mais, ce n’est pas sérieux ! ».

L’épuration a été sanglante dans presque toute la France. Citons, par exemple, les « purges » et règlements de compte effectués, en toute impunité, par les FTP du Limousin. Des comportements monstrueux qui finiront par irriter puis indigner Georges Guingouin, commandant le « régiment de marche du Limousin » (FTP), bien qu’il s’agisse de ses propres troupes. Guingouin, maire de Limoges à la libération, sera exclu du PCF après un long procès « stalinien » ; il avait osé écorner le mythe d’une France combattante pure, incarnée par les communistes !

L’épuration, c’est aussi cet exploitant agricole en Charente, Paul de M…., qui a vu son père et son frère fusillés sous ses yeux parce qu’ils étaient aristocrates, catholiques et châtelains. L’enquête prouvera qu’ils aidaient la résistance non-communiste.

Robert Aron, historien de la période de l’épuration, note : « C’est un véritable armorial, un annuaire des châteaux ou un bottin mondain de province que l’on pourrait constituer avec les victimes. D’autant que beaucoup d’entre elles ont eu le tort inexpiable, tout en étant antiallemandes, de faire confiance à Pétain, ou bien d’être, dans la résistance, d’un camp différent de celui de leur assassin… ».

C’est aussi, cette jeune fille, catholique et cheftaine des guides de France, qu’on viendra chercher le jour de son mariage pour la fusiller devant ses proches au motif que sa famille -mais pas elle !- aurait été « collabo

C’est cet amiral en retraite, proche du maréchal Pétain, que les épurateurs vont écarteler entre deux camions en le brûlant à la lampe à souder…

C’est le comte Christian de Lorgeril, parent de d’Estienne d’Orves, mais à qui on reproche son château et ses idées monarchistes. Il est arrêté le 22 août 1944 : « Complètement nu, le malheureux dut s’asseoir sur une baïonnette. Puis il eut les espaces métacarpiens sectionnés, les pieds et les mains broyés. Les bourreaux lui transpercèrent le thorax et le dos avec une baïonnette rougie au feu. Le martyr fut ensuite plongé dans une baignoire pleine d’essence à laquelle les sadiques mirent le feu. Leur victime s’étant évanouie, ils le ranimèrent pour répandre ensuite sur ses plaies du pétrole enflammé. Le malheureux vivait encore. Il devait mourir, 55 jours plus tard, dans les souffrances d’un damné… ».

Ce récit, d’un sadisme écœurant, est paru dans le quotidien « L’Aube » en novembre 1950. Nous étions revenus aux pires heures de la Révolution de 1789 !

Parmi la faune de barbares « résistants » de l’époque, figurait un certain Henrot, responsable, entre autres, du massacre de la famille de Buffières et du pillage de leurs propriétés de Dolomieu et Milliassière, près de Grenoble. Le rapport d’enquête établit que : « Le 16 août 1944 au matin, une équipe d’une dizaine d’hommes fut désignée et placée sous la responsabilité d’Henrot, pour se rendre au château de Dolomieu afin de ramener au maquis le comte et la comtesse signalés comme collaborateurs… Lourdement armés, ils enfoncèrent la porte et abattirent philibert venu à leur rencontre les bras levés. Il fut abattu d’une rafale de mitraillette… Son épouse, qui protégeait leur petit garçon Michel, resta au premier étage… Marcelle et son fils Michel furent emmenés au camp du Châtelard… Arrivée au camp, Marcelle fut soumise aux pires tortures… une nuit d’orgies, devant son fils… Marcelle fut exécutée par ordre ainsi que son fils, sans qu’il soit question de la mise en jugement ou d’une décision de condamnation… ».

Ce rapport d’enquête stipule que l’enfant de 5 ans reçut une balle dans la tête, allongé sur le corps de sa mère.

Philibert de Buffières avait un frère en camp de concentration. Il y mourra. Son fils Bernard était sous-officier dans l’armée de Lattre.

Quelques jours plus tard, le 22 août, toujours sous les ordres du « lieutenant » Henrot, la bande investit le domaine de Milliassière : « Elisabeth de Buffières nota dans son livre de messe, une phrase prémonitoire : « Aimer c’est se donner jusqu’au sacrifice. 22/08/1944 ». Les FTP pillent et saccagent le château. Puis, vers 22h30 ils repartent vers d’autres forfaits : « Elisabeth ne réapparaissait pas… Etendue sur son lit, elle avait reçu trois balles de revolver dont une dans la tempe, après avoir été violée… » 

Le « lieutenant » Henrot, lui, ne rendra jamais de compte à la justice : tué d’une balle en pleine tête (sans doute tirée par un de ses hommes), le 3 septembre, place des Terreaux, à Lyon, durant la libération de la ville. Le nom de ce « grand résistant » figure quelque part, sur un monument aux morts « pour la France ».

Il existe un autre volet de l’épuration qu’on a trop tendance à minimiser : celui des femmes tondues.

Pour les « épurateurs », le fait de coucher avec l’occupant était sanctionné, à minima, par la tonte des cheveux. Ces femmes tondues étaient accusées de « collaboration horizontale », un acte qui n’est pas incriminé dans le code pénal et qui n’a donc rien d’illégal. Certaines ont été lynchées, violées, torturées ou tuées. Le compte de ces victimes est difficile à établir. On parle de 20 ou 30 000, peut-être plus ?

Au nom de l’épuration, on a martyrisé et tondu des femmes amoureuses (celles, par exemple, qui refusèrent de quitter leur concubin ou leur mari allemand, lors des évacuations de civils des bases de sous-marins de Saint-Nazaire, Lorient et Dunkerque), puis celles qui, après tout, n’ont fait que leur métier (entraineuses, prostituées…). On se souvient de la tirade de la comédienne Arletty à qui on reprochait un amant allemand et qui répondit de sa voix gouailleuse et nasillarde : « Et alors ? Mon cœur est français mais mon cul est international ! ».

Après-guerre, des femmes tondues, battues, violées ont tenté des actions en justice contre leurs bourreaux mais leur action a été disqualifiée, elles n’étaient pas considérées comme des victimes.

            Le chiffre officiel  de l’épuration, communiqué par Adrien Tixier, alors ministre de l’intérieur,  au « colonel Passy » (le capitaine Dewavrin) est de 105 000 victimes. Ce chiffre émanait des rapports des préfets. Il n’a jamais trouvé de démentis sérieusement étayés.

On a toujours tendance, pour minorer voire légitimer les crimes de l’épuration, à les mettre en parallèle avec ceux de la Milice, de sinistre mémoire. Mais les exactions barbares de la Milice, dans les derniers mois de la guerre, représentent entre 2 000 et 5 000 victimes. C’est odieux et énorme (sur une courte période et avec des effectifs armés d’environ 10 à 15 000 hommes à peine) mais cela représente de 2 à 5% maximum des crimes commis par les FTP et/ou d’autres  (vrais ou faux) résistants…

Durant la seconde guerre mondiale, sur le sol de France, les « purges » de la libération et les bombardements anglo-américains firent, officiellement, 3 à 4 fois plus de victimes civiles que celles attribuées aux nazis.

« C’est la mémoire qui fait toute la profondeur de l’homme » soutenait Peguy. Dans le but de promouvoir une vérité historique par trop malmenée, Eric de Verdelhan –avec la sagacité qu’on lui connaît- a réussi la prouesse de transmettre dans son livre « Les massacres oubliés », cette mémoire si maltraitée de nos jours…

Jusqu’ici, l’Histoire n’a été qu’un recueil de mensonges, d’ironies, de bouffonneries, un amoncellement de massacres et de cris de douleur. C’est ce qui est lassant chez elle : cette trame toujours semblable sous l’infini variété des motifs, cette lutte constante pour un chimérique pouvoir, ces victoires perdues, ces espoirs trahis, ces décadences, ces chutes, ces reniements, ces efforts vers un avenir qui se dérobe sans fin et qui ne relâche rien de ses exigences sanguinaires, donne une image de l’homme dont on ne saura jamais si elle exprime sa grandeur ou au contraire sa misère.

Albert Camus soutenait que « seule la vérité peut affronter l’injustice. La vérité ou bien l’amour ». Un homme qui écrit a charge d’âme, tout livre est un plaidoyer. Eric de Verdelhan, nous livre, ici, une étude réaliste à base de faits et de vérités vraies à l’histoire morale du XXème siècle.

Par José CASTANO –  joseph.castano0508@orange.fr – JSSNews 

Dans cet ouvrage qui relate bon nombre de « massacres oubliés », tels ceux de la Vendée ou de Katyn (entre autres), un grand chapitre est consacré à la guerre d’Algérie. Le génocide des harkis est fidèlement retranscrit ainsi que les massacres perpétrés sur la communauté européenne d’Oran, le 5 juillet 1962… d’où le titre de l’ouvrage : « Oran, 5 juillet 1962 (et d’autres massacres oubliés) »

Renseignements auprès d’Eric de Verdelhan : eric.de-verdelhan@orange.fr

23 Réponses à Les crimes de l’épuration

  1. Yéhoudi Répondre

    28 décembre 2016 a 23:50

    haut le coeur irrépressible

    ils ne furent pas hauts alors, les coeurs de France…..

    et on pressent qu ils sont trés prés de reprendre du service

  2. AmiedeSion Répondre

    29 décembre 2016 a 08:46

    Abject, sauf pour Robert Brasillach qui avait écrit dans « je suis partout » à propos des juifs déportés : « Surtout n’oubliez pas les petits »! Son beau-frère Maurice Bardèche, une ordure du pire acabit, lui, sauvera sa peau et restera un fascho antisémite (admirateur de l’Islam) et négationiste de la Shoah, jusqu’à son dernier souffle, bien trop tardif puisqu’il mourut en 1998…

    • Yéhoudi Répondre

      29 décembre 2016 a 10:27

      les deux charognes sont inhumées bien peinardes au Cimetière de Charonne en plein coeur de Paris, proches l’ une de l’autre

  3. trublion Répondre

    29 décembre 2016 a 09:11

    la barbarie ne s’est pas arrêtée avec la chute du nazisme. les rescapés n’ont pas appris de l’histoire qu’ils venaient de vivre.
    et elle continue encore aujourd’hui, sous des formes « édulcorées » par une presse aux ordres. où sont les Hommes ?

  4. Davant Répondre

    29 décembre 2016 a 09:36

    Curieux cet article qui fait l éloge de Charles Maurras sur jssnews…
    Il n y a pas eu pire haineux du peuple juif que Charles Maurras excepté peutêtre Hitler lui-même.
    Si il y a bien un homme qui meritait la mort…c est bien lui.
    Cordialement

    • Gally Répondre

      29 décembre 2016 a 11:42

      Je serai bien curieux de savoir en quoi c’est faire l’éloge de Maurras que de rappeler que le juger pour « intelligence avec l’ennemi » est profondément ridicule tant Maurras était violemment, et depuis toujours, anti-allemand, de même qu’il était violemment anti-nazi et anti-Hitler, ce qui lui valu une haine tenace des collabos (Brassilach, …). Il ne faut vraiment rien connaitre de Maurras pour ne pas comprendre que ce passage n’est pas destiné à citer quoi que ce soit à son sujet, mais juste d’illustrer à quel point les tribunaux de l’Epuration étaient politisés jusqu’aux oreilles, s’asseyaient complètement sur les faits (et les procédures) et n’avaient comme destinée que d’assoir la domination gaullo-communiste sur la France (on pourrait, pour illustrer, parler de Sartre qui non seulement ne fut pas jugé pour sa collaboration, mais devint même un acteur de l’Epuration, excusez du peu)

      Sinon, histoire de secouer un peu ton manichéisme et ton esprit étroit :

      « Français ou non, bons ou mauvais habitants de la France, les Juifs déportés par l’Allemagne étaient pourtant sujets ou hôtes de l’État français, et l’Allemagne ne pouvait pas toucher à eux sans nous toucher ; la fierté, la justice, la souveraineté de la France devaient étendre sur eux une main protectrice »

      « « L’antisémitisme est un mal, si l’on entend par là cet antisémitisme de peau qui aboutit au pogrom et qui refuse de considérer dans le Juif une créature humaine pétrie de bien et de mal, dans laquelle le bien peut dominer. On ne me fera pas démordre d’une amitié naturelle pour les Juifs bien nés. » Lors de la promulgation du statut des Juifs, Charles Maurras insistera sur cette distinction entre « l’antisémitisme de peau » et « l’antisémitisme d’État »; Maurras condamne l’antisémitisme racial et biologique et affirme que l’État ne doit en vouloir « ni à la foi religieuse des Israélites, ni à leur sang, ni à leur bien » »

      (Précision : pour Maurras, « l’antisémitisme d’état » est à comprendre dans sa thèse des « quatre États confédérés », héritant de la pensée de La Tour du Pin le principe de la lutte contre les États dans l’État et l’appliquant à ce qu’il appella donc les « quatre États confédérés » juif, protestant, franc-maçon et métèque (étranger), expression qu’il reprend cependant à Henri Vaugeois qui l’utilise en juin 1899 ; Maurras souhaite que l’État ne soit plus soumis à l’influence de ces « quatre États confédérés » qui défendent leur intérêt et non celui de la nation. Rappelons que Maurras était un royaliste révant d’une France fille ainée de l’Eglise)

      « Le problème juif est que « l’intérêt juif rentre fatalement en concurrence avec l’intérêt français » et que si la France dans un régime fédéraliste peut être une « fédération de peuples autonomes » dans le cadre des provinces, il ne peut en être autrement des Juifs qui n’ont pas de sol à eux en France et qui en possèdent de droit un hors de France en Palestine »

      Pour le « pire haineux du peuple juif ». Qq chose me dit que tu l’inverses avec Doriot, mais vu que tu voyais un éloge là où il n’y avait qu’un rappel de fait, tes « approximations » n’étonneront personne…
      Aller, bonne migraine pour rentrer tout cela dans les petites cases qui t’aident à appréhender le monde.

  5. Elie de Paris Répondre

    29 décembre 2016 a 12:40

    Soudain on comprend pourquoi la Providence aura fait que ce soit un René Cassin, Juif illustre, qui rédigea la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, là, en France.
    Ce pays, ainsi, fut exorcisé par « la Pensée et l’Action » d’un Juif.
    Mais en quoi les Français devraient s’indigner des daeshiens ?
    Ils sont autant, et plus…
    N’avez-vous pas observé, chers amis, qu’en notre bonne vieille France, les crimes gores se multiplient, ces derniers temps ?

  6. Elie de Paris Répondre

    29 décembre 2016 a 12:44

    Bravo, bien sûr, mr Castano, pour ce travail témoin, sans concessions. Le coq merite bien là qu’on lui tranche le cou.
    Mais jamais il ne sera kasher.

  7. popi soudure Répondre

    29 décembre 2016 a 22:08

    @ Gally ,,,,,,,, un big merci pour ton rappel sur Charles Maurras ! une personnalité complexe et patriote , souvent mal cité et peu connu du grand publique !

    • Gally Répondre

      30 décembre 2016 a 16:30

      Ouais, enfin bon, il était quand même assez infect à pas mal de points de vue l’individu, mais c’est sur que ce n’était pas non plus un Doriot et qu’il rejetait totalement le racisme « génétique » nazi.

      Et oui, je sais, les abjections que Maurras pouvait sortir sur les juifs, Jaurès en sortait des aussi nauséabondes, même plus en fait, la gauche étant déjà à cette époque un nid à antisémites compulsifs, pas par hasard que les bataillons des collabos se soient recrutés dans ses rangs et non à droite.

  8. caterin Répondre

    30 décembre 2016 a 01:32

    Mais malhereusement La France a les meme gens d`autrui. Rien n`a change. Sauf les nazi qui sont maintenant musulmans , et De Gaulle, par le Toto sur la moto

  9. Alberto Répondre

    30 décembre 2016 a 09:46

    Bonjour,

    Je ne comprends ce que fait cet article dans JSSNews !

    Les collabos ont été recyclés dans la V ème République.

    Il suffit de voir le nombre de grâces fait par Auriol !

    Albertini, collabo qui fit de la prison, fut le conseiller occulte de Pompidou, celui qui faillit gracier Touvier, qui inspira Juillet et Garaud.
    Sans parler de Bettencourt, le mari de MMe l’Oréal, gendre de Schueller l’un des fondateurs de la Cagoule, et qui fut ministre sous Auriol, de gaulle et Pompidou, et qui écrivit des articles antisémites….Et qui fut l’ami de François Mitterrand au passé plus que trouble….ami de Bousquet et qui embaucha le fils de son pote de Vichy….un certain Védrine.
    La liste est longue !

    C’est une des sources de la politique pro arabe de la France !

    • Gally Répondre

      30 décembre 2016 a 16:25

      Tiens, encore un qui ne sait pas lire…

      Ce que fait cet article sur JSSNews ? Il démontre justement que l’épuration n’a certainement pas été faite comme il le fallait, ce qui explique entre autres pourquoi autant de collabos (ceux que tu cites, mais pas que) ont pu tranquillement continuer de diriger ladite France après guerre. C’est vraiment si dur que cela à comprendre ?

      [ça me fatigue les gens qui lisent en diagonale et qui viennent donner des leçons de morale en fonction de ce qu’ils ont picoré dans la diagonale, mais ça me fatigue…]

  10. Davant Répondre

    30 décembre 2016 a 11:41

    A Gally…
    Vous avez une certaine sélectivité « malhonnete » a mentionner les quelques phrases potentiellement « favorables » aux juifs…
    C est oublier la vie entiere du sinistre Maurras a tenir des propos haineux envers les juifs…les appels meurtres de juifs…les appels a laisser les nazis tranquilles quand bien memes ceyx ci faisaient duvmal a la France…il ne fallait surtout pas en defandant la France que cela puisse rendre service ( sauver) des juifs.
    De plus je vous trouve bien agressif a mon égard…violent même…
    Cette haine est elle liée au fait que vous n aimez pas la contradiction? ou le fait que votre contradicteur soit Juif??
    Cordialement

    • Gally Répondre

      30 décembre 2016 a 16:21

      Toi, t’as tout du pauvre type (niveau valeurs) et de l’imbécile bercé trop près d’un mur (niveau intellect). Et si le ton de la réponse te dérange, disons que les demeurés qui viennent me sortir « ou le fait que votre contradicteur soit Juif » n’ont que peu de chance de me voir pratiquer un niveau cordial (en particulier quand ils ont commencé par critiquer un texte sans ne l’avoir ni lu ni compris)

      Sur ce, tu peux aller dispenser tes réflexions de comptoir ailleurs, le juif que je suis, et qui n’a pas oublié la tradition de réflexion qui a fait le dynamisme de son peuple, t’indique que la porte est derrière toi parce qu’il n’a aucune intention de perdre son temps à tenter de remplir le vide astral qui te caractérise.

  11. Sigismund Répondre

    30 décembre 2016 a 19:06

    Débat passionnant… continuez please

  12. Sigismund Répondre

    30 décembre 2016 a 19:07

    Continuez mais en nourrissant les arguments et les références.. on a tellement peu l’occasion d’en débattre….

  13. Imbert Répondre

    1 janvier 2017 a 10:09

    Sans surprise en ce qui concerne les Français, surtout les Communistes, ces gens me donnent la nausée,
    Enfin je vie chez moi en ISRAËL, loin de ces gens là. La France pue la décomposition cadaverique

  14. Gérard Pierre Répondre

    2 janvier 2017 a 23:57

    De Gaulle a trop de zones d’ombre dans sa biographie pour être considéré comme « l’homme providentiel » que ses ‘’barons désintéressés‘’ nous ont « vendu » dans ma jeunesse !

    ¤ Sa ‘’disparition‘’ inexpliquée devant Douaumont en 1916 et sa curieuse réapparition en 1918, via la Suisse, sont toujours restées assez obscures !

    ¤ L’épisode de la ‘’bataille de Montcornet‘’, en mai 1940, présentée comme une contre-offensive française commandée (sur le papier) par le colonel de Gaulle, … et dont le général Guderian n’apprit la péripétie que 48 heures plus tard, … mérite qu’on relativise la portée de cette action avortée par manque de carburant. Elle permit toutefois au colonel d’être promu général ATT par son ami Paul Reynaud et accessoirement sous-secrétaire d’État à la guerre !

    ¤ Son attente de connaître la constitution du nouveau gouvernement, sur le tarmac de l’aérodrome de Bordeaux le 17 juin 1940, et sa décision de décoller pour l’Angleterre lorsqu’il apprit qu’il n’en faisait pas partie, a permis à ses ‘’barons‘’ de prétendre que, je les cite : « De Gaulle n’avait pas commis le péché originel de Vichy » !

    Dans la réalité des faits, la république existait toujours légalement, ce qui faisait de de Gaulle un officier déserteur !

    ¤ Son refus de reconnaître l’accord passé entre le consul de Norvège et le général Von Choltitz en août 1944, à propos de la libération de Paris, parce qu’il n’entendait pas (pour une question de prestige personnel) entrer dans Paris sans combattre, valut à nos armes et à la population civile quelques centaines de morts inutiles !

    …… et la suite, nous la connaissons ! …… Avec la complicité de Staline, il a fait rentrer le déserteur Thorez de Moscou et en a fait un ministre pour assoir sa propre « légitimité » !

    Deux questions :

    1)- Que se serait-il passé si, le 17 juin 1940, de Gaulle avait appris sa nomination dans le nouveau gouvernement ? …… [le général Weygand, qui le connaissait bien, s’était farouchement opposé à sa présence]

    2)- Que se serait-il passé si Hitler n’avait pas MUTÉ de facto les communistes dans la résistance en rompant unilatéralement le pacte germano soviétique pour attaquer l’URSS ?

    En 1945 le communisme constitua l’hémiplégie droite de la république et le gaullisme son hémiplégie gauche ! …… S’appuyant l’un sur l’autre, les deux hémiplégiques ont prétendu nous servir une république équilibrée !

    Il suffit de lire LA RÉPUBLIQUE AUX ORDRES D’UN CADAVRE de l’excellent Maurice Druon pour comprendre que, 71 ans après, nous subissons toujours les conséquences de cette union contre nature !

  15. Kristiane Répondre

    3 janvier 2017 a 00:17

    Merci beaucoup Gérard Pierre pour ces rappels historiques qui ont été soigneusement occultés de notre histoire de France.

  16. Marie Répondre

    3 janvier 2017 a 20:39

    Cette épuration a été très incomplète quant on pense à Mitterand secrétaire d’état de Pétain et qui a protègé les criminels pétainistes Bousquet, Papon,Martin, Legay……….tous socialistes !!!!!!!!
    Aujourd’hui on sent le meme relent de petainiste chez les socialistes à commencer par Hollande. fils d’extrémistes de droite
    De Gaulle le planqué de Londres ou le putschiste traitre, disait que s’il fallait faire l’épuration dans l’administration , il n’y aurait plus d’administration francaise
    Ce qui fait rire c’est de voir en avril 1944 la population dite francaise applaudir Pétain et le même peuple applaudir de Gaulle en août 1944d’ou son expression  » les francais sont des veaux »
    Tous les monarchistes étaient petainistes comme tous les écrivains et les artistes : rappelez vous :Guitry, Sartre, Giraudoux, Giono, Cocteau…….FERNANDEL, MICHELLE MORGAN, PRESLE, MARAIS, CHEVALIER.. Jouvet, Desailly, Berry, Arletty…….tout ce vilain monde donnait des représentations en Allemagne ainsi que les réalisateurs de films comme Clouzot, Cousteau….
    Toute la France ou95% était pro allemand jusqu’à l’attaque allemande contre l’URSS puis la mise en place de laSTO
    Un artiste mérite note respect: jean Gabin parti aux USA
    Mais de Gaulle a ensuite trahi d’abord lors de la guerre d’Algerie et ensuite vis à vis d’Israel en 1967
    La morale c’est que la France est devenue un pays de vaincus
    Lisez le livre de DavidPryce-Jones :un Siécle de Trahison : la diplomatie française et les JUIFS 1894-2007 et ça continue …

    • Gérard Pierre Répondre

      4 janvier 2017 a 13:01

      Bonjour Marie.

      Pour l’essentiel, votre constat est tout à fait avéré.

      Je vous propose juste un tout petit échange rectificatif : Danielle Darrieux qui ne figure pas dans votre liste, contre Jean Marais que mon père a connu dans la 2ème D.B., … tout comme Jean Gabin d’ailleurs ainsi que Jean-Claude Pascal entré 1er dans Strasbourg à 17 ans, … à la suite d’une erreur d’itinéraire.

  17. Ralf Paris Répondre

    4 janvier 2017 a 18:09

    N’oublions pas non plus Lucien REBATET un fanatique de la collaboration
    et auteur d’une oeuvre immonde « LES DECOMBRES ». Son antisémitisme
    était extrêmement virulent et de nature pathologique, se retrouvait
    dans son journal « JE SUIS PARTOUT ». Condamné à mort à la libération en
    en 1946,il fut gracié et sa peine commuée en travaux forcés.Il fut libéré en 1952

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *