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	<title>JSS News &#187; mitterrand</title>
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	<description>JSS News - Israël - Diplomatie - Géopolitique</description>
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		<title>Mitterrand reviens, ils sont devenus fous !</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 09:15:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JSS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avions l’habitude de voir Israël comparé aux Nazi, Tsahal comparé aux SS, les territoires disputés comparés aux camps de concentrations, de voir défiler de jeunes (ou moins jeunes) musulmans dans les pays d’Europe avec des drapeaux d’Israël flanqué d’une croix gammée, mais jamais un parti politique de gouvernement en France n’avait osé utiliser un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;">Nous avions l’habitude de voir Israël comparé aux Nazi, Tsahal comparé aux SS, les territoires disputés comparés aux camps de concentrations, de voir défiler de jeunes (ou moins jeunes) musulmans dans les pays d’Europe avec des drapeaux d’Israël flanqué d’une croix gammée, mais jamais un parti politique de gouvernement en France n’avait osé utiliser un symbole du Nazisme dans une campagne d’affichage.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Bien sur cette campagne ne vise pas Israël, mais Nicolas Sarkozy, mais elle n’en est que plus choquante lorsque l’on connait les ascendances israélites de ce dernier.</span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-23260" title="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" src="http://jssnews.com/wp-content/uploads/2011/02/affiche.jpg" alt="" width="454" height="339" /></p>
<p><span style="font-size: small;">Comparer Sarkozy à Hitler c’est faire peu de cas du respect des morts de la Shoa pensée, planifiée et organisée par ce dernier, et à la communauté juive de France qui a voté majoritairement pour Sarkozy.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Il ne s’agit pas là de prendre une position politique pour ou contre le président français mais dire qu’il y a des limites à ne pas franchir. L’utilisation directe ou indirecte des termes rafles pour les roms, déportation pour les immigrants illégaux, la comparaison de responsables républicains à Hitler résonne comme une insulte au 6 millions de juifs assassinés par Hitler et ses sbires.</span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-23261" title="Mitterrand_manif-c5840" src="http://jssnews.com/wp-content/uploads/2011/02/Mitterrand_manif-c5840.jpg" alt="" width="450" height="186" /></p>
<p><span style="font-size: small;">Venant du mouvement des jeunes socialiste, cette initiative du plus mauvais goût et prend ces derniers à leur propre piège. Rappelons nous qu’un socialiste nommé François Mitterrand, président de la république française durant 14 ans, décoré de la Francisque, aurait préservé l’ancien radical socialiste Papon des tribunaux, avait pour ami proche Bousquet qui a été un des organisateurs de la rafle de l’été 1942, a fait fleurir la tombe de Pétain chaque année et défilait avant la guerre sous une banderole « contre les métèques ».</span></p>
<p><em><strong>Rémy Marceau &#8211; JSSNews</strong></em></p>
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		<title>Discours de François Mitterrand sur David Ben Gourion (27/11/1992)</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 23:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JSS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Grands Discours]]></category>
		<category><![CDATA[ben gourion]]></category>
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		<description><![CDATA[Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République française, sur la vie et la réflexion de David Ben Gourion, notamment son souhait d&#8217;une coopération entre juifs et arabes, et sur la proposition française d&#8217;aide au développement du désert, université Ben Gourion du Neguev, le 27 novembre 1992 &#8211; Voyage officiel en Israël et en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République française,  sur la vie et la réflexion de David Ben Gourion, notamment son souhait  d&#8217;une coopération entre juifs et arabes, et sur la proposition française  d&#8217;aide au développement du désert, université Ben Gourion du Neguev, le  27 novembre 1992 &#8211; </strong><strong>Voyage officiel en Israël et en Jordanie du 25 au 28 novembre 1992 ;  remise du diplôme de docteur &laquo;&nbsp;honoris causa&nbsp;&raquo; par l&#8217;université Ben  Gourion du Neguev le 27 novembre.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-16305" title="francois_mitterand_reference" src="http://jssnews.com/wp-content/uploads/2010/10/francois_mitterand_reference.jpg" alt="" width="445" height="308" /><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président,<br />
- Mesdames et messieurs,<br />
- Lorsqu&#8217;il s&#8217;est  agi d&#8217;organiser cette visite en Israël, il m&#8217;a été demandé de choisir,  au moins pour une demi journée, une destination qui me plairait,  indépendamment de l&#8217;intérêt que comporte le voyage officiel lui-même.   J&#8217;ai donc choisi de venir ici.  Je désirais retrouver la trace de Ben  Gourion et on ne la trouve nulle part mieux qu&#8217;en un endroit qui fut  lui-même le lieu de sa vieillesse active, de son travail de méditation  et finalement l&#8217;endroit où il repose à jamais.  A la fois parce que  c&#8217;était Ben Gourion et parce que c&#8217;était le Neguev.  Ici nous sommes à  l&#8217;université Ben Gourion du Neguev.  Tout se trouve réuni.  Tout  naturellement lorsqu&#8217;il m&#8217;a été proposé par la suite d&#8217;accepter cette  distinction, Docteur Honoris Causa de cette université, j&#8217;ai accepté,  non pas que je recherche ce type d&#8217;honneur car je connais la valeur de  la recherche des hommes qui sont ici ; hommes de pensée, de réflexion et  de travail.  Ce n&#8217;est pas à ce type d&#8217;entreprise que j&#8217;ai consacré ma  propre vie, donc je me sens tout à fait flatté de cette cérémonie qui a  simplement ajouté à mon voyage et à celui de mes compagnons, une  perspective nouvelle sur non seulement le devenir d&#8217;Israël, sur le  développement du Neguev mais sur le plan mondial, l&#8217;apport de l&#8217;esprit,  de la recherche, de la science auquel on se consacre ici.  Rien ne me  paraît plus important.  Nous avons pu visiter les lieux où vécut Ben  Gourion puis mesurer la simplicité de sa vie et de son caractère tout à  fait en harmonie avec ce que fut sa vie.  Vous avez la chance d&#8217;avoir en  lui, vous Israéliens, un homme qui non seulement fut un fondateur de  votre Etat mais aussi l&#8217;un de ces hommes universels qui ont sans aucun  doute marqué au premier rang notre siècle.  Il était bien normal à  partir de là de venir jusqu&#8217;ici et j&#8217;étais presque étonné d&#8217;apprendre  que ce voyage n&#8217;est pas encore rituel puisque j&#8217;ai pu planter le  deuxième olivier alors qu&#8217;il devrait y avoir déjà une forêt |<br />
Je  pense à l&#8217;émotion qui devait étreindre David Ben Gourion un jour de mai  1948 dans le musée de Tel Aviv lorsqu&#8217;il a lu les premières phrases de  la déclaration d&#8217;indépendance que je lis : &laquo;&nbsp;le pays d&#8217;Israël est le lieu  où naquit le peuple juif&#8230; c&#8217;est là qu&#8217;il écrivit la Bible et en fit  don au monde&#8230;&nbsp;&raquo; J&#8217;ai bien remarqué que dans la maison de Ben Gourion,  sur sa table sont accumulés les livres de tout format.  En particulier  ceux qu&#8217;il feuilletait le plus souvent et qui portent l&#8217;usure d&#8217;un  lecteur assidu.<br />
- Ben Gourion, 2000 ans après, avec le peuple juif  sur ses terres, lui qui est né en Pologne, arrivé en Palestine au début  de ce siècle, s&#8217;est trouvé &#8211; non seulement il en avait le mérite mais  aussi il a eu le bonheur et la chance &#8211; en possession de cet  accomplissement auquel il avait consacré son existence.<br />
- C&#8217;était un  homme d&#8217;action et il était entouré de livres.  Je le savais bien et j&#8217;en  ai pris conscience quand j&#8217;ai vu dans sa maison l&#8217;extrême simplicité  dans laquelle il vivait où, à profusion, sont là les livres qu&#8217;il  considérait comme ayant formé l&#8217;esprit de l&#8217;humanité, aux côtés des  oeuvres maîtresses de la pensée juive et donc de la Bible que Ben  Gourion n&#8217;a jamais cessé de lire et de méditer : il puisait en elle  peut-être moins une religion qu&#8217;un corps de valeurs universelles.  Il  lisait avec prédilection dans de nombreuses langues et en particulier  dans le grec ancien qu&#8217;il avait appris à déchiffrer seul et notamment  les livres de Platon, dont il disait qu&#8217;il était &laquo;&nbsp;un penseur pour lui  sans rival&nbsp;&raquo;.  David Ben Gourion, Athènes, Jérusalem : alors que l&#8217;on  devait aboutir à une longue période de difficultés, de guerres,  d&#8217;affrontements, il existe malgré tout des livres où git la sagesse  humaine &#8211; le Pentateuque -, &#8211; la République &#8211; parmi beaucoup d&#8217;autres  ouvrages et parmi les plus notoires où l&#8217;on accorde la pensée de  l&#8217;Orient et de l&#8217;Occident.  C&#8217;est dire à quelle hauteur se situaient les  réflexions de cet homme d&#8217;Etat, philosophe et écrivain qui n&#8217;a  pratiquement jamais fait autre chose que d&#8217;aboutir dans cette unique  pensée qui était la sienne : le retour, la terre, y bâtir un Etat, y  faire fructifier la terre et donc créer une composante nouvelle dans les  sillons anciens participant de la vie des hommes.<br />
- Mais homme  d&#8217;Etat également, il n&#8217;avait jamais oublié qu&#8217;Israël devait sa  résurrection pour une large part au travail persévérant et ingrat des  premiers pionniers, des premiers colons.  Toujours en lisant cette  &laquo;&nbsp;déclaration d&#8217;indépendance&nbsp;&raquo; &#8211; 1948 &#8211; c&#8217;est lui qui déclarait, je le  cite : &laquo;&nbsp;pionnier immigrants, clandestins, combattants, ils ont défriché  les déserts&#8230;&nbsp;&raquo;.  Voilà pourquoi, on relie ce jour d&#8217;aujourd&#8217;hui aux  origines mêmes.  C&#8217;est dans le désert du Neguev que son oeuvre politique  accomplie (je veux dire son oeuvre d&#8217;action car il l&#8217;a poursuivie par  l&#8217;écriture), il a choisi de se retirer, de contempler les lieux où nous  sommes, l&#8217;étendue aride qu&#8217;il avait sous les yeux : il a choisi, je le  répète, le lieu de sa sépulture, de telle sorte que l&#8217;on peut penser que  ce n&#8217;est pas la nostalgie de sa jeunesse qui l&#8217;habitait, ni le souvenir  des espaces vides par où étaient venus, conduits par Moïse, ses  ancêtres les Hébreux.  Constamment ses pensées se tournaient vers  l&#8217;avenir d&#8217;Israël.  J&#8217;ai relevé cette phrase : &laquo;&nbsp;le plus grand défi de  l&#8217;Etat, c&#8217;est de peupler le Neguev&nbsp;&raquo;.  Il a voulu donner l&#8217;exemple en  vivant lui-même dans la modeste maison que nous avons découverte  ensemble.<br />
Ce n&#8217;est pas simplement l&#8217;avenir d&#8217;Israël qui lui semblait  tâche exaltante, c&#8217;était aussi la découverte du futur.  Le texte qu&#8217;on  nous a lu, il y a un moment, les points par lesquels Ben Gourion  traçait, selon lui, ce que serait l&#8217;avenir du monde dans le siècle  prochain est à cet égard très significatif.  Il voulait que le désert  refleurisse.  Permettez-moi d&#8217;ajouter que j&#8217;ai été très content à cet  égard d&#8217;entendre dire, il y a un moment, que les études de français qui  avaient été laissées à l&#8217;abandon vont reprendre.  C&#8217;est aussi une façon  de refleurir, c&#8217;est une plante vivante avec des fleurs et des fruits  supplémentaires que vous ajouterez à la culture dont vous êtes les  serviteurs.  Et si cette distinction que je reçois aujourd&#8217;hui a pu  coïncider avec le retour du français dans la vie des habitants de cette  région et des savants qui enseignent, je serai tout à fait comblé.<br />
Je  ne veux pas élargir mon propos, mais il est vrai qu&#8217;on pense forcément à  la paix quand on est dans une situation, du moins morale et  psychologique de guerre.  Ben Gourion constatait avec quelque lucidité  mais aussi tristesse dans un de ses livres publié en 1965 &#8211; &laquo;&nbsp;Les regards  sur le passé&nbsp;&raquo; &#8211; qu&#8217;il n&#8217;existait aucun espoir dans le sens de la paix  et pourtant il continuait d&#8217;espérer en l&#8217;homme.  Il affirmait : &laquo;&nbsp;Aussi  étrange que cela puisse paraître, nous arriverons avec le temps à une  alliance judéo-arabe.  Ce n&#8217;est pas que je croie seulement à la  nécessité vitale d&#8217;une coopération politique, économique et culturelle.   Les conditions géographiques et historiques la rendent inévitable, indépendamment du temps nécessaire à sa réalisation.  Le destin nous a  placés proches dans cette partie de la terre.  Nous ne quitterons pas  notre pays, pas plus que les Arabes.  Et à cette situation géographique  commune s&#8217;ajoutent bien des ressemblances dans notre culture, notre  langage et notre histoire.  La coopération entre juifs et arabes peut  transformer le Moyen-Orient en l&#8217;un des plus grands foyers culturels du  monde comme il le fut jadis.  Eux seuls peuvent accomplir cela&nbsp;&raquo;.<br />
Cette  pensée qui m&#8217;avait été communiquée avant d&#8217;entreprendre ce voyage a été  l&#8217;une des raisons pour lesquelles je vous informais hier, &#8211; j&#8217;ai  informé les dirigeants israéliens &#8211; que la France prendrait  l&#8217;initiative, dans le cadre de la Communauté européenne, à l&#8217;intention  d&#8217;Israël et des pays arabes de la région, d&#8217;engager un vaste plan qui  impliquerait l&#8217;ensemble de ces pays et de ces peuples s&#8217;ils le désirent,  à des travaux tout à fait concrets sur les besoins qui leur sont  communs : le désert, il faut que désormais la vie y reprenne, et donc il  faut de l&#8217;eau ; puis il faut des hommes, il faut donc l&#8217;enseignement ;  puis il faut qu&#8217;on puisse y venir plus commodément, il faut des moyens  de transport : puis il faut venir de tout le reste du monde, non  seulement pour le Neguev mais Israël contient tant de richesses de  l&#8217;art, de la culture et l&#8217;histoire, il faut donc que se développe le  tourisme, etc..  Je veux dire par là qu&#8217;au moins peut-on espérer réunir  des hommes qui jusqu&#8217;ici se sont affrontés, des peuples et des Etats  autour de tâches qui représenteront une avancée, un profil, une  réalisation utile pour eux-mêmes car il ne s&#8217;agit pas de spéculer  simplement sur l&#8217;altruisme, il s&#8217;agit de faire que l&#8217;égoïsme soit utile à  chacun.<br />
- Je ne veux pas en ajouter beaucoup sinon que précisément  Ben Gourion pensait qu&#8217;Israël était en mesure d&#8217;apporter aux pays arabes  dans leur effort de développement ce qu&#8217;il pouvait en recevoir  lui-même, pour conquérir le désert et domestiquer la nature.  Il se  rendait bien compte de l&#8217;immense chemin à accomplir mais enfin tout ceci  était écrit il y a déjà plusieurs dizaines d&#8217;années.<br />
On a avancé, la  science aussi.  Peut-être ne croyait-il pas son rêve réalisable, en  tout cas avant longtemps et avant la fin de sa propre vie.  Il avait vu  juste à cet égard.  Mais nous sommes là, vous êtes là, ses successeurs,  et peut-être recevrez-vous ce message qui vient de lui : &laquo;&nbsp;L&#8217;histoire  nous a montré l&#8217;absurdité de considérer comme éternelles et immuables,  a-t-il écrit, les conditions prédominantes d&#8217;une certaine époque.  En  notre siècle où les changements sont si rapides et si radicaux,  l&#8217;amélioration des relations judéo-arabes peut survenir plus tôt que je  ne le pense&nbsp;&raquo;.  Il avait raison à trente ans près.  On dira : qu&#8217;est-ce  que c&#8217;est que trente ans dans la marche des siècles ? Oui mais dans  l&#8217;intervalle, ce sont des générations qui naissent, qui vivent et qui  meurent.  Il n&#8217;est pas indifférent de penser que la première génération  qui connaîtra la paix aura franchi un pas immense dans l&#8217;espace de  l&#8217;histoire.<br />
- Je ne vais pas solliciter la pensée qu&#8217;un disparu pour  appuyer mes démonstrations mais je n&#8217;imagine pas que l&#8217;homme qui  déclarait &laquo;&nbsp;j&#8217;ai foi en mon prochain&nbsp;&raquo; aurait hésité, face aux changements  qu&#8217;il pressentait, quand nul n&#8217;en percevait les signes, à saisir  l&#8217;immense chance de paix qui s&#8217;offre maintenant que les pays voisins  d&#8217;Israël ont dû prendre acte de son existence.  A lui aussi, Israël, de  prendre acte des nécessités et des exigences de tout homme sur la terre.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Discours de François Mitterrand à la Knesset (04/03/1982)</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 13:53:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JSS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le discours intégral tenu par le Président français François Mitterrand à la Knesset (parlement israélien) le 4 mars 1982. Monsieur le Président de la République, Monsieur le Président de la Knesset, Mesdames et messieurs, Pour cette première visite d&#8217;un chef de l&#8217;Etat français au peuple d&#8217;Israël, sur sa terre et chez lui, je veux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voici le discours intégral tenu par le Président français François Mitterrand à la Knesset (parlement israélien) le 4 mars 1982.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4150" title="François Mitterrand1" src="http://jssnews.com/wp-content/uploads/2009/11/François-Mitterrand1.jpg" alt="François Mitterrand1" width="400" height="270" /></p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président de la République,</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président de la Knesset,</p>
<p style="text-align: justify;">Mesdames et messieurs,</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cette première visite d&#8217;un chef de l&#8217;Etat français au peuple d&#8217;Israël, sur sa terre et chez lui, je veux vous dire, mesdames et messieurs les députés, l&#8217;honneur que je ressens d&#8217;être votre hôte et, du haut de la tribune qui symbolise votre démocratie, de pouvoir ici saluer en vous les représentants de ce peuple noble et fier dans sa plénitude et sa diversité.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous remercie, monsieur le président, des paroles que vous venez de prononcer. Vous avez eu raison de rappeler que nos pays n&#8217;avaient pas eu besoin d&#8217;attendre les fastes officiels pour s&#8217;estimer et se comprendre. Pour se reconnaître et pour se rencontrer. Que de fois en effet, l&#8217;histoire n&#8217;a-t-elle pas associé nos efforts, assemblé nos espoirs, réuni nos destins. Au cours du dernier tiers de siècle des liens personnels et innombrables se sont tissés entre la France et Israël, mais aussi des liens organiques et publics. C&#8217;est ainsi que la France s&#8217;est affirmée dès le point de départ comme l&#8217;un des plus constants défenseurs de votre entrée en tant que peuple indépendant, maître de ses choix dans la communauté des nations. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle a été l&#8217;une des premières à établir des relations diplomatiques avec votre jeune Etat, devancée, je crois, de justesse &#8211; comme on s&#8217;empressait à l&#8217;époque &#8211; par l&#8217;Union soviétique et les Etats-Unis d&#8217;Amérique. Elle a contribué par la suite, comme elle devait le faire, mais en y ajoutant cette inestimable valeur qui se nomme l&#8217;amitié, à affermir votre présence sur la scène du monde et à garantir votre sécurité. Je rappelle ces faits, non pour en tirer gloire ou pour solliciter je ne sais quelle gratitude. Israël doit d&#8217;abord d&#8217;exister à la vaillance de ses fils, au labeur de son peuple, à la fidélité d&#8217;une indéracinable espérance. Mais quand il lui fallut dénombrer ses forces et ses amis pour accomplir l&#8217;ultime étape, celle du droit reconnu sur son sol retrouvé, la France, mesdames et messieurs, la France était à ses côtés.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, le peuple français est l&#8217;ami du peuple d&#8217;Israël. Encore marqué du souvenir des années noires et des cruelles épreuves des communautés juives, le peuple français d&#8217;un seul coeur a vibré lors de la création de l&#8217;Etat d&#8217;Israël. L&#8217;holocauste est dans son esprit indissociable de votre renaissance. Il n&#8217;a pas cessé depuis lors d&#8217;admirer les travaux qui ont été autant de signes de votre vitalité, de votre foi dans l&#8217;avenir. Désormais Israël vit et nous, la France, nous ne ménagerons pas plus qu&#8217;hier nos efforts pour que son droit à l&#8217;existence soit universellement admis sans équivoque et donc pour que soit reconnu du même coup son droit à détenir les moyens de cette existence. Dirai-je maintenant, par souci d&#8217;équilibre, ce que la France, ce que l&#8217;Europe, ce que la civilisation d&#8217;Occident dont nous nous réclamons et qui nous a formés, doivent à la large trace du peuple juif au travers de 3 millénaires et davantage encore jusqu&#8217;à ce jour entre les jours où &#8211; dans la nuit des temps &#8211; apparut la lumière qui nous éclaire encore. Mais ne faisons pas le compte de nos mérites respectifs. Je retiendrai de tout cela que nos relations sont fondées sur l&#8217;échange. Histoire, culture, recherche de toute explication dans l&#8217;unité du monde et de soi, façon d&#8217;être et de vivre, société organisée autour de l&#8217;homme et faite pour lui, primauté enfin de la raison qui, parce qu&#8217;elle est raison, sait où s&#8217;arrête son pouvoir, voilà qui justifie le besoin qu&#8217;ont l&#8217;un de l&#8217;autre, nos deux peuples. C&#8217;est ce besoin qui leur a permis d&#8217;étendre, de proche en proche, leur commun domaine, qu&#8217;il touche aux arts, aux lettres, aux sciences, aux techniques, à l&#8217;économie, aux -rapports sociaux, ou qu&#8217;il atteigne ces dimensions culturelles ou spirituelles dont le meilleur de notre action s&#8217;est toujours inspiré.</p>
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<p style="text-align: justify;">Il y avait, vous le voyez, de multiples raisons, pour que je réponde à votre invitation. Mais j&#8217;ajouterai celle-ci. Il était temps qu&#8217;après une longue, trop longue absence, la France en la personne de ses plus hauts représentants reprît sa place parmi vous. 70 000 Français vivent en Israël. Notre langue y est largement comprise et pratiquée. Nos ambassades entretiennent un dialogue permanent. Nos gouvernements s&#8217;informent et se consultent. Et pourtant notre discours, qui se nourrissait de plus en plus d&#8217;aimables références au passé, finissait par ressembler à des tics de langage ou à des clauses de style. Nous nous abritions derrière notre amitié tout en faisant semblant de ne plus nous connaître. Bref, il devenait urgent de parler au présent. C&#8217;est ce que je fais maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;il soit bien clair, pour commencer, que lorsque je m&#8217;adresse à vos compatriotes, dont l&#8217;hospitalité me flatte, c&#8217;est pour leur dire qu&#8217;il appartient à ceux qui vivent dans cette région du monde de débattre et, si possible, de régler les affaires qui les concernent. La France le pourrait, qu&#8217;elle ne chercherait pas à se substituer aux peuples intéressés et, lorsqu&#8217;elles ont à s&#8217;exprimer, aux institutions internationales.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pour elle question de principe. La paix, la liberté, la justice ne se traitent pas par procuration. Pas davantage la France ne vient ici en donneuse de leçons, ou en distributrice du blâme et de l&#8217;éloge. Enfin, elle ne se pose, je l&#8217;ai plusieurs fois répété, ni en arbitre, ni en médiateur entre des peuples et des Etats qui restent libres, avant tout, de leur propre démarche. Simplement, la France est du petit nombre de pays qui par leur position, leur poids historique, leurs amitiés, leurs intérêts ont de longue date été désignés comme les interlocuteurs traditionnels des peuples du Proche-Orient. Elle entretient avec la plupart d&#8217;entre eux d&#8217;actives et bonnes relations. Appelée en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies à examiner les causes et la -nature des conflits qui les opposent, elle se sent aussi comptable de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">On m&#8217;a objecté, lorsque j&#8217;ai décidé de venir chez vous, que j&#8217;approuvais par là l&#8217;ensemble des aspects de votre politique. Mais vous ne m&#8217;en demandiez pas tant | Et je me suis étonné de mon côté de cette curieuse façon de mêler ce qui est distinct. De quel pays, oserais-je dire que j&#8217;approuve tout ce qu&#8217;il fait ? De quel pays exigerais-je qu&#8217;il se déclarât en accord sur toute chose avec moi ? Ayons de nos échanges, mesdames et messieurs, une conception plus simple et plus saine. Une visite d&#8217;Etat a généralement pour objet de rapprocher les points de vue, ce qui suppose qu&#8217;ils étaient différents. Quand il s&#8217;agit d&#8217;alliés ou d&#8217;amis cette visite doit permettre d&#8217;accroître le champ des convergences jugées plus importantes et toujours préférables aux inévitables divergences. Il est donc normal que j&#8217;aie, au nom de la France, une opinion sur les problèmes majeurs de votre région et que je la fasse connaître. Etant admis une fois pour toutes que j&#8217;exprime cette opinion dans le respect des droits fondamentaux qui s&#8217;imposent à moi comme aux autres et dont le premier me semble-t-il, est pour chacun l&#8217;irréductible droit de vivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce droit, mesdames et messieurs, c&#8217;est le vôtre. Il est celui des peuples qui vous entourent. Et je pense, bien entendu, prononçant ces mots, aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, comme je pense, bien que les réalités juridiques et politiques ne soient pas les mêmes, au peuple du Liban.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais avant de m&#8217;engager plus avant dans cette réflexion je voudrais exposer les raisons pour lesquelles j&#8217;ai pris à l&#8217;égard d&#8217;Israël des positions dont nul n&#8217;ignore qu&#8217;elles ont été contestées, soit par les uns, soit par les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi en 1947, membre du gouvernement de mon pays, ai-je été, vous le rappeliez monsieur le Premier ministre hier, pourquoi ai-je été avec Edouard DEPREUX l&#8217;un des deux ministres à plaider et à obtenir asile pour l&#8217;Exodus ? Parce que je ne supportais pas que ces hommes et ces femmes en quête de libertés fussent chassés de partout, rejetés du droit d&#8217;être eux-mêmes par ceux qui avaient plein la bouche de grands mots et de grands principes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi en 1978 ai-je approuvé, seul des responsables des grandes organisations politiques françaises, l&#8217;accord de Camp David ? Parce que je pensais que ceux qui se faisaient la guerre avaient aussi le droit de se faire la paix et de se rapprocher pour tenter d&#8217;apporter une réponse au problème palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi en 1980 ai-je regretté que la conférence de Venise ait implicitement rejeté au bénéfice d&#8217;une négociation globale, la procédure de Camp David ? Parce que je préférais une paix qui se fait peu à peu à une paix qui ne se fait pas du tout. Une négociation réelle à une négociation incertaine, sans récuser pour autant l&#8217;accord global, en fin de-compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi, Président de la République, ai-je en 1981 refusé d&#8217;associer plus longtemps la France au boycott commercial qui frappait Israël ? Parce que ma règle est de ne consentir en aucune circonstance à quelle que discrimination que ce soit contre un peuple honorable. Pourquoi ai-je consenti à ce que la France participât à la force neutre du Sinaï ? Parce que nous sommes volontaires chaque fois qu&#8217;il convient d&#8217;aider un processus de paix. Pourquoi enfin ai-je accepté l&#8217;invitation de MM. NAVON et BEGIN de me rendre en 1982 en Israël ? Nous voici revenus à mon point de départ. Il n&#8217;y a pas pour la France d&#8217;interdit. Son devoir est de tenir, et toujours et partout un seul et même langage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce développement vous indique la direction qu&#8217;il prend. Pourquoi ai-je souhaité que les habitants arabes de Cisjordanie et de Gaza disposent d&#8217;une patrie ? Parce qu&#8217;on ne peut demander à quiconque de renoncer à son identité ni répondre à sa place à la question posée. Il appartient, je le redis aux Palestiniens comme aux autres, de quelque origine qu&#8217;ils soient, de décider eux-mêmes de leur sort. A l&#8217;unique condition qu&#8217;ils inscrivent leur droit dans le respect du droit des autres, dans le respect de la loi internationale et dans le dialogue substitué à la violence. Je n&#8217;ai pas plus qu&#8217;un autre à trancher qui représente ce peuple et qui ne le représente pas. Comment l&#8217;OLP, par exemple, qui parle au nom des combattants, peut-elle espérer s&#8217;asseoir à la table des négociations tant qu&#8217;elle déniera le principal à Israël qui est le droit d&#8217;exister et les moyens de sa sécurité ? Le dialogue suppose la reconnaissance préalable et mutuelle du droit de l&#8217;autre à l&#8217;existence, le renoncement préalable et mutuel à la guerre directe ou indirecte, étant entendu que chacun retrouvera sa liberté d&#8217;agir en cas d&#8217;échec. Le dialogue suppose que chaque partie puisse aller jusqu&#8217;au bout de son droit ce qui, pour les Palestiniens comme pour les autres, peut le moment venu signifier un Etat. La France approuvera ce qui sera dialogue ou approche de dialogue comme elle observera avec inquiétude toute action unilatérale qui de part ou d&#8217;autre retarderait l&#8217;heure de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, nul ne peut décider des frontières et des conditions qui, à partir de la résolution 242 de l&#8217;ONU, s&#8217;imposeront aux parties en cause. Ce sera l&#8217;affaire des négociateurs et d&#8217;eux seuls. &laquo;&nbsp;N&#8217;excluez de la négociation aucun sujet quel qu&#8217;il soit. Je propose au nom de l&#8217;immense -majorité des membres du Parlement que tout soit négociable&nbsp;&raquo;, disiez-vous, ici même, monsieur le Premier ministre, vous adressant au président SADATE, le 20 novembre 1977. Je ne sais s&#8217;il y a une réponse acceptable par tous au problème palestinien. Mais nul doute qu&#8217;il y a problème et que non résolu il pèsera d&#8217;un poids tragique et durable sur cette région du monde. J&#8217;en parle non seulement parce que j&#8217;obéis à ce que je crois être mon devoir, mais aussi parce que la paix mondiale, déjà si compromise voit s&#8217;accumuler de nouvelles menaces dans les secousses de l&#8217;Europe et dans les conflits multiples du Proche-Orient et du Moyen-Orient. Toute crise locale, mesdames et messieurs, toute crise régionale qui dure attire comme un aimant les puissants de ce monde qui cherchent toute occasion d&#8217;exercer leurs rapports de force. Toute crise locale ou régionale qui dure échappe un jour à ses protagonistes au bénéfice de plus forts qu&#8217;eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, nous ne devons pas oublier non plus les relations bilatérales entre nos deux pays. Ces relations, les ministres qui m-ont accompagnés, ont pu en discuter avec leurs homologues. Et ce qui s&#8217;est passé depuis hier, m&#8217;a démontré que la chaleur de votre accueil, la clarté de nos débats, la franchise de nos discussions, le ton même de notre langage, que ces relations bilatérales doivent se resserrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas davantage je ne veux taire m&#8217;adressant à ce Parlement, puisque je m&#8217;exprime au nom de mon pays, ce que sont les priorités de la France : une unité plus grande de la communauté d&#8217;Europe dont elle est membre, une alliance défensive de l&#8217;Atlantique plus cohérente, l&#8217;indépendance de ses décisions lorsque sa vie est en cause, les voeux qu&#8217;elle forme pour qu&#8217;aboutisse la négociation de Genève sur le désarmement, sa volonté de dire haut à l&#8217;Est ce qu&#8217;elle pense d&#8217;un système et d&#8217;actions qui nuisent aux droits de l&#8217;homme, qui nuisent aux droits des peuples et cependant notre volonté de préserver toute ses chances au dialogue qui à travers les siècles nous a toujours permis de parler à cette partie orientale de l&#8217;Europe. Je ne veux pas oublier davantage la préoccupation qui est mienne devant les freins qui aujourd&#8217;hui se joignent pour empêcher que se dégage une audacieuse et réaliste politique dans les relations du nord industriel et du tiers monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Si on refuse de réformer le système monétaire international, si on refuse les moyens de développer les capacités des pays pauvres qui ne produisent pas de pétrole, si on refuse de définir une politique de soutien des matières premières pour les pays qui ne vivent et ne se développent que sur l&#8217;une d&#8217;entre elle, de telle sorte que, l&#8217;impossibilité où ces pays se trouvent de dominer la spéculation qui s&#8217;abat sur eux, empêche tout plan de co-développement avec les pays industriels, on ira vers une crise insurmontable.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je m&#8217;aperçois, avant de conclure, mesdames et messieurs, que je n&#8217;ai pas parlé de Jérusalem où nous sommes pourtant. La Bible a nourri mon enfance. A sa lecture j&#8217;avais appris que Jérusalem &#8211; dans votre langue c&#8217;est &laquo;&nbsp;Ir Shalom&nbsp;&raquo; terre de l&#8217;unité et des contradictions, éternelle, je l&#8217;espère, universelle assurément &#8211; apparaîtrait fatalement un jour, comme le lieu où se rassembleraient les frères séparés. Dans sa volonté farouche de survivre, votre peuple j&#8217;en suis sûr saura tirer de son génie les ressources d&#8217;intelligence et de courage qui changeront pour lui et pour d&#8217;autres, la peine en joie et l&#8217;angoisse en espoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Je connais nombre d&#8217;entre vous, nos chemins se sont souvent croisés, des amitiés se sont créées. Mais je m&#8217;adresse en cet instant au Parlement dans son entier, à la Knesset de l&#8217;Etat d&#8217;Israël. Au nom de la France, je fais confiance aux représentants de ce peuple pour qu&#8217;ils assurent selon leur idéal, le devenir d&#8217;Israël mais aussi, permettez-moi de vous le dire, confiance &#8211; parce que nul ne sait mieux de quoi je parle, n&#8217;a plus vécu que vous les siècles du passé et nul n&#8217;éprouve davantage les luttes d&#8217;aujourd&#8217;hui &#8211; pour que se rassemblent enfin les enfants dispersés et qu&#8217;à la culture et à l&#8217;histoire du peuple juif sache répondre la culture et l&#8217;histoire du grand peuple arabe, héritier de la grande civilisation qui, elle aussi, vous a formés.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais, avant de conclure vous dire ces simples mots : &laquo;&nbsp;Hayim aroukin ve shalom le&#8217;am Israel. Hayim aroukin shalom le&#8217;amey ha-ezor&nbsp;&raquo; (longue vie au peuple d&#8217;Israel, longue vie aux peuples de la région&nbsp;&raquo;). Oui, shalom, amis et longue vie !</p>
<p style="text-align: justify;">
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