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Pourim “cinq-six” – Par Raphaël Draï 1942-2015

By   /  10 mars 2017  /  8 Comments

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drai

Comment peindre Constantine durant Pourim,

Trouver les mots – parfums, les couleurs et les rimes…

L’hiver neigeux y laissait ses traces de froid

Et dans les rues pentues courraient les enfants rois


Qui faisaient bouquets de narcisses et mimosas

Pour Tata Fortune ou pour Mémé Rosa

Avant de pavoiser les cours et les fenêtres

Ouvertes sur le printemps d’un oublieux bien-être.


Dans les oratoires se lisait la Méguila

Pour fustiger Haman, ses sbires au coutelas,

Et magnifier Esther qui su vaincre sa peur,

Notre Esther Hamalka qui se fit mère et sœur


Et nous louangions son oncle Mardoché

Qui ne plia genou aux auvents du marché

Sachant que Yéhoudi est un titre de vie

Qui provoque la haine mais suscite l’envie.


Sur les tables nappées nous lancions les deux dés

Les douadèches blancs et noirs aux points non décidés,

L’as-doch disait la perte et le cinq-six le gain,

Le plaisir de la vie bruissait en son regain.


Sur la ville en fête s’épandaient les lumières

Où nos yeux se perdaient de toutes les manières

Mais le sort nous saisit puis il nous projeta

Loin des ravins ombreux de l’étrange Cirta


Et nous avons roulé hors des maisons natales

Comme les dés battus par d’autres mains fatales,

Très longtemps le futur nous parut indécis

Jusqu’au moment heureux où sortit le cinq–six.


Aujourd’hui des Hamans refont assaut de haine

L’engeance du dément reste hélas bien pérenne

Mais nous savons d’Esther qui domina sa peur

Que le salut divin peut « s’annoncer d’Ailleurs ».


Pourim Saméa’h

Raphaël Draï (écrit dans le TGV Paris- Bordeaux ) – JSSNews
Merci à Yehoudi pour la contribution

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8 Comments

  1. Yéhoudi dit :

    et Merci a JSS pour sa gentillesse a diffuser ce texte cher a tous les Constantinois de France

    l’ étant moi même , disons ” d’ adoption” , je vous en suis trés reconnaissant

    je pense que plus d’ un descendant de cette ville magique se manifestera, n’ est ce pas les anciennes du Lycée Laveran ,comme les garçons du lycée d’ Aumale ??

    et tous les autres de la rue de France, de la rue Rohault de Fleury,la rue Thiers , la rue Caraman …

    Pourim pourim Lanou
    Totate emeth natane lanou
    baroukh achem bahar banou… 😆

  2. szmolski dit :

    Et moi enfant mon pourim c’était le Rosenmontag en Allemagne, je courais avec les gosses qui étaient habillés en leder hose (pantalon en cuir bavarois), dans les années 60 je n’avais pas encore tout à fait conscience que mon père était un juif venu du trou de balle de la Pologne, si ce n’est que je recevais des lettres signées “le père-noël de Varsovie”, et que mon père s’arrêtait souvent avec moi devant les monuments où les synagogues allemandes furent brûlées, et comme si ça ne suffisait pas après j’appris que ma mère n’est même pas vraiment belge, ni française, ni juive, mais initialement polonaise issue d’une famille catholique comme une hostie où s’est mêlé un peu de sang flamand et espagnol. Et maintenant j’ai 54 ans et pour mon malheur le seul pays qui m’inspire une terrible nostalgie c’est mon enfance en Allemagne, c’est impossible d’arracher du cœur d’un homme le pays où il est né, indépendamment de l’aspect ethnique la véritable patrie c’est le pays natal.

  3. trublion dit :

    pauvre pauvre choulik,
    il n’est pas question de renier le Maroc mon pays de naissance, mais, aujourd’hui, ce pays n’existe plus. il reste à sa place un pays avec beaucoup trop de citoyens ayant des regards envieux et haineux.
    S’il y a un pays où la fête de Pourim est bien visible et géniale, c’est Israël. prenez un billet aujourd’hui, vous y serez ce soir tard et vous fêterez pourim à Jérusalem ou Tel Aviv. en plus à jéru vous fêterez deux fois pourim.

  4. szmolski dit :

    [email protected]
    11 mars 2017 a 15:51

    Je me sens étranger partout, je n’appartiens à aucune ethnie, à aucun pays, à aucune religion, je n’aime que les êtres profondément marginaux et libres, la seule femme que je supporte et qui a ce caractère ne peut plus avoir d’enfants, j’en suis dévasté, car toutes les autres femmes me dégoûtent en chair et surtout en esprit, celle que j’ai depuis 17 ans est l’être le plus insupportable du monde mais en revanche l’être le plus pur que j’ai connu, tu peux donc me mettre toutes les pétasses Hollywood à côté, pas une ne me fera rêver, pas une, trop aseptisées pour moi, trop creuses, c’est le vide, le néant, je déteste la femme occidentale.

  5. trublion dit :


    Je me sens étranger partout, je n’appartiens à aucune ethnie, à aucun pays,

    vous êtes un juif donc chmoulik.

  6. szmolski dit :

    [email protected]
    12 mars 2017 a 23:06

    Je m’insurge contre cette conclusion, tu sais qu’on est juif que par la mère, cette définition du juif aussi absurde qu’elle puisse paraître doit être respectée même si pour beaucoup de comme moi elle est emmerdante et inconfortable, je suis dans une colonne à part tout en restant en tant que non juif dans un livre juif, je n’ai donc aucune envie que le peuple juif se dilue jusqu’à l’extinction, il y a déjà beaucoup de pseudo-juifs partout, de juifs décapés, de juifs-gauchistes, des vertes et des pas mûres, si les juifs se diluent jusqu’à extinction c’est le monde qui se diluera jusqu’à extinction.
    En ce qui me concerne je suis une pièce de musée retiré d’un incendie, une sorte de débris de juif, si Hitler n’avait pas attaqué la Pologne en 1939 mon père n’aurait pas rencontré ma mère et je ne serais donc pas né.

  7. Ruthy dit :

    Tu n’es pas juif d’après le judaïsme, mais le sang juif qui coule dans tes veines a fortement influencé ton âme. Ton présent message en est la preuve. Bravo!

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