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De l’indépendance d’Israël en armement

By   /  25 mars 2017  /  15 Comments

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Par David Bensoussan : Dr. David Bensoussan est professeur d’électronique. Il a été président de la Communauté sépharade unifiée du Québec

Comment Israël en est-il venu à produire ses propres armements ?

L’embargo décrété par De Gaulle au lendemain de la guerre des Six Jours en 1967 et le délai de livraison d’armes durant la guerre de Kippour en 1973 ont fait prendre conscience à Israël que la vie de ses citoyens et de ses soldats ne devrait pas dépendre de sources externes. Aussi Israël s’est lancé dans la production d’armement sophistiqué et se classe aujourd’hui parmi les dix premiers pays exportateurs d’armes.

Peu avant la guerre des Six Jours, le président égyptien Nasser renvoya les Casques bleus de la frontière israélienne, fit entrer en grande fanfare des armes lourdes au Sinaï et décréta le blocus du détroit de Tiran. Les forces militaires de Syrie, de Jordanie et d’un contingent important d’Irak furent placées sous commandement égyptien.

Un climat d’euphorie a régné dans l’ensemble du Moyen-Orient dont les médias scandaient « Égorgez les Juifs. ». Les messages incendiaires reliés par la radio égyptienne annonçaient que sous peu Israël serait effacé de la carte. Le président Nasser promettait de rentrer dans une Palestine saturée non pas de sable, mais de sang.

Israël disposait de 240 000 soldats incluant les réservistes, faisant face à 410 000 soldats : 240 000 Égyptiens, 50 000 Syriens, 50 000 Jordaniens et 70 000 Irakiens, sans compter les renforcements promis par d’autres pays arabes. En dépit de tous les pronostics, Israël en ressortit vainqueur.

Cette guerre fut une prise de conscience tragique pour Israël : la France, l’Angleterre et les États-Unis qui avaient promis de défendre la liberté de passage au détroit de Tiran, se récusèrent. Après la guerre, la France décréta un embargo qui toucha avant tout Israël qui était jusque-là équipé d’avions Mystère, Ouragan et de Mirages supersoniques français.

Les intérêts pétroliers au Moyen-Orient et l’ampleur des marchés arabes firent pencher la balance du côté de ces pays. La guerre d’Algérie était finie et la France voulait jouer la carte arabe et vendit les avions Mirage V destinés à Israël à l’Égypte et à la Libye. Même l’Angleterre qui fournissait à Israël des tanks Centurion avant la guerre des Six Jours suspendit l’envoi de tanks Chieftain qu’elle vendit à la Jordanie.

Israël ne pouvait donc plus dépendre de sources d’armements externes. Tout en développant une capacité de production autonome, il se tourna vers les États-Unis qui avaient jusque-là suivi une politique de réserve. En Israël, la production d’avions d’entraînement subsoniques Fouga Magister constitua une première expérience.

En premier lieu, Israël commença à produire des versions améliorées du Mirage V : le Nesher et le Kfir. Parallèlement, des missiles antinavires Gabriel, des missiles air-air Shafrir 2 et Python 3, un nouveau tank, le Merkava, de même que des vedettes Saar furent conçus en Israël.

Par la suite, Israël commença à développer un avion de combat entièrement de son cru : le Lavi. Or les frais de recherche avaient atteint 1,9 Mds. Les frais de production manquaient, car la production limitée était très onéreuse. Le secrétaire de la Défense américain Caspar Weinberger mit son veto de principe malgré les réserves de l’establishment militaire américain, car il ne voulait pas de compétition avec l’industrie américaine. :shock:

Dans les faits, très peu de pays ont réussi à développer un avion de combat, et rarement avec succès : l’Argentine et le Canada dans les années 50, l’Égypte et l’Inde dans les années 60, l’Afrique du Sud dans les années 80 ainsi que le Japon et Taiwan dans les années 90. Seuls les USA, l’URSS (la Russie aujourd’hui), la Grande Bretagne, la France, un consortium de grandes puissances européennes et la Suède ont relevé ce défi. Quant à la Chine, ses avions sont des répliques assez fidèles d’avions soviéto-russes.

La guerre froide battant son plein, l’Union soviétique fournit des armes très performantes à l’Égypte, la Syrie et l’Irak : avions Mig et Sukhoi, tanks T-62, missiles anti tanks et missiles sol-air SAM-6 en abondance.L’importance stratégique d’Israël augmenta alors et les États-Unis considérèrent sérieusement la vente d’armements à Israël. Kennedy avait permis la vente de missiles antiaériens Hawk. (ndlr : seulement parce que les USA étaient en guerre contre l’URSS, sinon les américains n’auraient pas jugés utiles de fournir ce “petit pays” alors que leurs fournisseurs en pétrole étaient tous arabes !)

Le président Johnson autorisa la vente de bombardiers Skyhawk à Israël et à la Jordanie, puis la vente d’avions Phantom F-4. La guerre d’usure que lança l’Égypte le long du canal de Suez prit une autre tournure lorsqu’elle impliqua des pilotes russes et des opérateurs de batteries antiaériennes nord-coréens. En 1970, les combats aériens démontrèrent la supériorité israélienne et un cessez-le-feu fut proclamé.

En 1973, la guerre de Kippour fut lancée par l’Égypte et la Syrie et l’effet de surprise fut grand.

300 000 soldats égyptiens et 2 000 tanks furent contrés par 280 tanks israéliens.

Sur le front syrien, 1 200 tanks furent contrés par 170 tanks israéliens.

La Russie augmenta considérablement ses livraisons d’armes et durant huit jours, les États-Unis refusèrent de faire de même. Bien que des accusations aient été avancées de toute part, il semblerait bien que ce fût le secrétaire d’État américain Henry Kissinger qui en fut l’instigateur, car il ne voulait pas d’une victoire israélienne trop décisive.

Cette ultime victoire coûta la vie à 3 000 soldats israéliens. Ce fut une nouvelle prise de conscience pour Israël : son armement dépendait des objectifs politiques américains. Plus d’une fois, la vente d’armes à Israël fut accompagnée de ventes d’armes comparables aux pays arabes.

En 1987, Israël obtint le statut d’allié majeur hors OTAN. Aujourd’hui, Israël est équipé d’avions américains F-15 et projette l’acquisition d’avions furtifs polyvalents F-35. Des programmes israélo-américains de développement de systèmes antimissiles de différentes portées – dôme de fer, Fronde de David et Arrow – sont en cours. L’aide militaire américaine annuelle à Israël fut de 1,8 Mds à partir de 1987.

Elle fut graduellement augmentée pour atteindre 3,8 Mds pour les prochaines dix années. Toutefois, l’entente conclue avec le président Obama stipule une aide pour des achats en Amérique même. Cette clause ne libère pas les budgets pour des améliorations des armements américains. Certains membres du Congrès américain en sont insatisfaits, car les USA ont grandement profité des améliorations israéliennes des armements américains. :?

À titre d’exemple, 400 modifications furent appliquées la première année après la réception des avions Phantom F4. 600 modifications israéliennes ont été apportées aux avions de combat F16.

Les marchés indien et chinois ouvrent de nouvelles opportunités qui rentabilisent la recherche et la production d’armements israéliens.

Bien que les voisins immédiats d’Israël soient livrés à des guerres internes, l’inconstance de la Turquie et l’hostilité déclarée de l’Iran constituent des défis majeurs. Tout projet de paix sera illusoire tant et aussi longtemps que l’Iran continuera à viser l’élimination d’Israël.Aussi, Israël doit-il redoubler d’ingéniosité pour continuer à innover dans le domaine des armements et réduire sa dépendance.

Texte concis dont les éléments, les chiffres sont parfaitement vérifiables par le tout venant.

NDLR

Récemment, un général de l’armée israélienne fit une conférence de presse qui m’apparut très importante par le message qu’elle délivrait :

“Nos alliés américains nous aident ponctuellement mais ceci n’est pas gratuit comme se plaisent à le croire nos politiques ici ainsi que les pays occidentaux.

Nous payons très cher cette soit-disant manne militaire en donnant beaucoup de nos améliorations technologiques aux américains et en rectifiant même certaines défaillances qui auraient pu nuire à certains dispositifs livrés en l’état.

De plus, et c’est ce que je trouve le plus important, Israël ne doit pas dépendre de l’armement américain car à aucun moment de l’histoire nous n’avons pu compter sur un allié 100 % fiable.

Israël doit donc se rendre INDÉPENDANT EN ARMEMENT. Ce qui veut dire qu’en attendant des F35 sophistiqués par exemple que nous rendrons encore plus performants par des améliorations annexes, nous laissons de côté tout un pan de notre aptitude à CRÉER notre propre armement avec l’ingéniosité qui est propre à nos équipes.

Il se pourrait que par la force du temps, nous commencions à ne plus produire ce génie israélien qui l’a sauvé dans les pires moments de son histoire.

En dernier lieu, un armement purement israélien éviterait certaines indélicatesses de nos alliés et des pays à qui nous vendons notre savoir-faire. Il y a des armes qu’on ne peut et ne devons fournir ! “

Ce discours partiellement retransmis m’a plongé dans une profonde perplexité.

Les différentes guerres d’Israel ont toujours été accompagnées de retournements d’alliés et parfois aux moments cruciaux des conflits.

Je trouve que ce général, dont le nom m’échappe, a très bien saisi que l’indépendance et la souveraineté d’un état que le monde semble reléguer sous de fallacieux prétextes, doit avoir sa propre industrie d’armement et se rendre moins dépendant des “alliés américains” qui peuvent (et l’histoire l’a prouvée) devenir très retors.

Il est vrai que sur un si petit territoire, il est difficile de construire des infrastructures qui pourraient rivaliser avec les grandes puissances.

Toutefois, les défis sont immenses et ne sont pas prêts de s’arrêter. Il faut donc que l’état juif se préoccupe d’organiser une chaîne de montage de ses propres équipements militaires, ses armes sur leur terrain.

Partant du constat historique qu’Israël ne peut compter que sur lui-même, l’indépendance réclamée par ce général m’apparaît non seulement nécessaire mais cruciale même pour le génie israélien.

Souvent, cette énergie devenue paresseuse à cause d’alliés encombrants est en perdition. Que les cerveaux bouillonnent de nouveau…en toute indépendance.

lavi5

L’histoire du LAVI (avion 100 % israélien) qui aurait pu faire de l’ombre à l’aviation américaine et surtout à ses clients est LE symptôme par excellence que les USA veulent d’abord rendre dépendant l’état juif puis profiter des améliorations inouïes qu’il apporte à son armement, ses avions, ses tanks, ses missiles et anti-missiles.

J’espère profondément que certaines “trouvailles” ne sont pas toutes transmises aux alliés mais le nouvel israélien est bavard…hélas !

Nina – JSSNews

PS :Image en “Une” : Missile nouvelle génération appartenant au système israélien “Fronde de David”.

Vous noterez les noms donnés par les israéliens à leur armement…ce qui fait partie de la guerre des nerfs pour nos ennemis irrédentistes !

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  • Published: 2 années ago on 25 mars 2017
  • By:
  • Last Modified: mars 25, 2017 @ 7:22
  • Filed Under: Actu médias

15 Comments

  1. szmolski dit :

    Oui, l’indépendance en armement doit être non seulement une priorité absolue mais vu la taille du pays certaines technologies militaires doivent rester des secrets d’état non exportables, il faut un juste équilibre entre les intérêts économiques et la sécurité.

  2. Yéhoudi dit :

    souvenez vous des vedettes de cherbourg…. cet exquis soir de Noel

    Bombidou en trépignait de rage!! comment ???? ces Juifs , comme ses anciens patrons Rothschid, qui ont osé “reprendre” les vedettes commendées et payées!!!

    il en fera une terrible crise d’ hémorroïdes qui finira par l’ emporter ,le vieux corniaud

    ce bouffi de cortisone, de rage voulut envoyer son aéronavale bombarder les vedettes dans le golfe de Gascogne

    il fallut toute la persuation de l’ armée et de l’ état major pour lui expliquer que “ça ne se fait pas ” 😆

    hé bien, aujourd’ hui…..c’est fini tout ça!!

    Israel, 10 eme puissance militaire mondiale …..et dans le peloton des happy fiou en tête des vendeurs d’ armement…mondiaux!!

  3. Ruthy dit :

    Si Israël était presque aussi grand, dans sa superficie que les usa, et si nous étions, ne serait ce que la moitie, en nombre, du peuple americain, ce serait Israël la 1ère puissance mondiale.

  4. Chantal dit :

    Petit à petit l’oiseau fait son nid…

  5. ADI EMILE dit :

    AM ISRAEL HAI

  6. Il ne sert a rien de produire des armes nouvelles pour les exporter a certains pays……car les pays qui reçoivent ses armes, qui pour la plupart ont coutume de cracher contre Israel, finiront par les vendre a leur tour a des pays ennemis d’Israël ……En vendant des armes de dernier cri a la France, a l’Angleterre, a l’URSS ou même aux Etats Unis, …Israel finira tôt ou tard par se les prendre dans la gueule par le Hezbollah ou par les palestiniens qui les achèteront voir qui les recevront même gratuitement…..

    Au lieu de ne penser qu’au pognon , Israel pour sa survie doit produire des armes et se les garder pour lui-même sans justement les vendre a AUCUN pays, …pays qui la plupart du temps se disent par devant “ami d’Israël” pour pouvoir lui mettre bien profond par derrière!!!!!

    • Gally dit :

      Ouais, enfin bon, si tu pouvais éviter de prendre les Israéliens pour des billes, ça serait pas mal :pfff:

      NB : ne penser qu’au pognon ? Désolé de te rappeler qu’on vit dans un monde réel et pas dans une illusion et que le pognon, on ne peut pas faire sans. Si on suivait ton raisonnement, Israël cesserait toute exportation dans tous les domaines, étant donné que la quasi totalité des pays qui achètent (armement, high tech, médecine, …) ne sont pas à proprement parler des amis d’Israël : ça donnerait un résultat très cool : les Israéliens ne commerceraient avec aucun des pays dirigés par des putes et crèveraient de faim…

      (et ce sans parler de la géopolitique de l’armement qui veut qu’en réalité, c’est le pays vendeur qui tient le pays acheteur par les couilles, et pas l’inverse : c’est bien pour cela que la France n’arrive plus à vendre son armement, personne ne lui fait plus confiance)

  7. DANY83270 dit :

    On peut aussi gagner du temps, de d’argent et épargner de nombreuses vies humaines en évitant la guerre par une politique d’élimination ciblée contre tous ceux qui décident d’organiser des complots contre Israël afin d’ exterminer les Juifs; on connaît leurs noms, leurs adresses et même leurs N° de téléphone; c’est quand même mieux que d’envoyer des milliers de soldats qui risquent leurs vies sur les champs de bataille contre nos ennemis héréditaires assoiffés de sang de plus en plus radicalisés qui agissent en Kamikazes et qui ne respectent, ni les lois de la guerre, ni les conventions de Genève.
    On doit donc investir davantage dans l’arme du Renseignement et ajoutant davantage de moyens sophistiqués pour détecter préventivement les agissements des puissances étrangères qu’elles soient amies ou ennemies; les conflits potentiels doivent être résolus par la dissuasion avant qu’ils ne prennent corps; par exemple, il aurait fallut discuter avec la France qui a abrité pendant des années l’Iranien Komeini pour devenir le redoutable dictateur islamiste que l’on sait; on aurait du également s’opposer à l’exfiltration par la France de Yasser Arafat qui est un Égyptien d’origine qui a pris la tête des “palestiniens” pour faire la guerre par le terrorisme qui se répand aujourd’hui jusqu’en Europe et aux Etats-Unis.

  8. Oui, je sais, on en a deja parlé.
    Mais on efface tout est on recommence. Surtout quand c’est bien dit.
    Cela va sans dire…mais ça va mieux en le disant
    Sir le fig à rots. Vox, bien sur.
    Xxxxxxxxxxx
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    L‘obsession onusienne contre Israël et l’abstention française
    Publié le 24/03/2017 à 17:25
    ONU, Genève
    ONU, Genève Crédits photo : WIKIMEDIA COMMONS
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    FIGAROVOX/ANALYSE- Le Haut Conseil Aux Droits de l’homme des Nations Unies s’est réuni ce lundi à propos de la question palestinienne. Pierre Rehov estime que l’ONU est obsédée par les accusations contre l’État d’Israël, et dénonce les ambiguïtés françaises sur la question.
    { Pierre Rehov est reporter de guerre, réalisateur de documentaires et romancier. Son dernier film Unveiling Temple Mount réalisé pour la 1ère chaîne de télévision Israélienne, sera prochainement disponible en France.}
    Le 20 mars de cette année, le Haut Conseil Aux Droits de l’homme des Nations Unies (UNHRC) s’est réuni une fois de plus autour de l’agenda numéro 7, un objet de cession obligatoire depuis juin 2006, dont le seul but est de condamner systématiquement la démocratie israélienne pour des crimes dont l’existence reste à prouver.
    Israël est le seul pays de la planète à bénéficier du douteux privilège d’être scruté dans la moindre de ses actions.
    Cet agenda, officiellement destiné à évaluer la situation humanitaire dans les territoires palestiniens, à l’aune des seuls rapports remis par le Fatah, l’OLP et diverses ONG acquises à leur cause, s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large, menée tambour battant par des pays champions des droits de l’homme, comme la Lybie, l’Algérie, le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Irak, ou encore le Soudan et le Yémen. Israël est ainsi le seul pays de la planète à bénéficier du douteux privilège d’être scruté dans la moindre de ses actions, par un agenda particulier, ratifié essentiellement par ses ennemis.
    S’il ne s’agissait que d’exprimer cette obsession, née d’une vieille habitude pour les dictatures arabo-musulmanes de faire de l’État Hébreu leur bouc émissaire, responsable de tous les malheurs infligeant leurs sociétés, l’agenda numéro 7 se réduirait à une simple curiosité, d’autant que la cession est régulièrement boycottée par une majorité de pays occidentaux, et systématiquement par les États Unis.
    Malheureusement, cette israélophobie, pendant d’une islamophobie imaginaire, et bien réelle quant à elle dans les quartiers généraux de l’ONU, est une tâche qui n’a cessé de se répandre depuis que les Nations Unies, du bout des lèvres, ont partitionné en 1947, les 20% restant d’une Palestine Mandataire, cœur de deux nationalismes concurrents.
    Que l’on en juge plutôt: en 1948, alors qu’Israël venait de repousser l’agression à but génocidaire de 5 pays voisins, après avoir été officiellement reconnu comme état souverain par la quasi-totalité des démocraties occidentales et tandis que des centaines de milliers de Juifs, fuyaient l’oppression des dictatures arabes, quand ils n’en étaient pas chassés manu militari, l’ONU donnait naissance à l’UNRWA, une organisation destinée à venir en aide aux seuls réfugiés Palestiniens.
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    Le mandat de l’UNRWA était d’un an.
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    Le mandat de l’UNRWA était d’un an, et Soixante-dix ans plus tard, l’avatar onusien continue de fonctionner à l’intérieur des territoires palestiniens et des pays avoisinant, avec un budget annuel proche du milliard de dollars, dont une partie couvre les salaires et les fonds de retraite de 25000 à 27000 employés, ( parmi lesquels de nombreux membres du Hamas ), des écoles dans lesquels les descendants de descendants de «réfugiés», installés dans des banlieues ou des villages portant le nom de «camps», apprennent que Tel Aviv et Haïfa leur a appartenu et devrait donc leur revenir, et où le mythe d’un droit au retour impossible continue de faire rêver des générations gardées en otage et incitées à la haine d’Israël et des Juifs.
    Ainsi que l’indiquait Saïd Aburish, biographe d’Arafat et ancien conseiller de Saddam Hussein à l’auteur de cet article: «Afin de conserver les rations de l’UNRWA, les Palestiniens avaient pris l’habitude d’enterrer leurs morts la nuit, de sorte que jamais personne ne mourait dans les camps, sauf lorsqu’il était possible d’en accuser Israël. De ce fait, les chiffres des réfugiés ont toujours été faussés, ce qui arrange évidemment l’UNRWA, puisque leur budget annuel dépend du nombre d’âmes dont elle a la charge».
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    Il n’est de secret pour personne qu’en moins de 70 ans l’ONU a condamné plus souvent Israël que la totalité des pays de la planète, y compris ceux coupables de génocides, à tel point que cet état de fait est à l’origine du plus grand nombre de vétos Américains, tous gouvernements confondus.
    Il n’est pas inutile de rappeler qu’entre 1981 et 1986, alors qu’Israël avait mis en place un programme social destiné à réhabiliter les réfugiés arabes établis à Gaza, la seule réaction de l’ONU, sous la pression du Fatah de Yasser Arafat, fut de condamner l’État Hébreu pour son initiative, en concluant chacune de ses résolutions par cet ordre affligeant «Renvoyez les réfugiés dans les camps».
    Il n’est pas non plus inutile de remonter à 1976, pour se souvenir de l’infamante résolution «Sionisme égale racisme» sous la responsabilité de l’ancien nazi Kurt Waldheim, alors secrétaire général, une semaine après que Idi Amin Dada a reçu un accueil triomphal au siège de l’ONU.
    Il suffit, en revanche, de se reporter à l’Assemblée Générale du 21 décembre 2016 pour constater qu’Israël, une fois de plus, était condamné 20 fois tandis que l’ensemble des événements tragiques de la planète, des massacres en Syrie, aux menaces Nord Coréennes, en passant par la crise de Crimée, et par la maltraitance des femmes et des minorités aussi bien en Iran qu’en Arabie Saoudite, étaient sanctionnés, presque à contrecœur, par une toute petite demi-douzaine de résolutions.
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    La liste des injustices faites à l’État Juif par une organisation censée préserver la paix dans le monde et que De Gaulle appelait avec mépris «le machin», et par ses émanations, est si longue qu’il faudrait plusieurs volumes d’une encyclopédie réservée à ce thème pour les exposer.
    De toutes, cependant, aucune n’a fait autant de bruit ni provoqué un tel rejet sur la scène internationale que celle édictée par l’UNESCO le 26 octobre 2016.
    Soumis par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, ce texte, ratifié par la majorité arabe automatique, et bénéficiant de l’abstention de la quasi-totalité des pays européens, y compris la France, offrait une réécriture aussi nouvelle qu’étonnante de l’histoire en niant toute connexion entre le Judaïsme et le Mont du Temple, y compris le mur des lamentations, soulignés dans chaque paragraphe par leurs seuls noms arabes, le Haram Al Sharif et le mur Al Buraq. Le degré d’absurdité de cette résolution a d’ailleurs conduit le nouveau secrétaire général de l’UNESCO, Antonio Guterres à la contredire, par une déclaration dont l’autorité Palestinienne a exigé le retrait, en même temps que des excuses.
    Même s’il peut paraître outrancier de systématiser de façon ciblée les condamnations contre l’État hébreu, cela reste dans un cadre politiquement compréhensible si l’on tient compte de la composition des Nations Unies et des challenges provoqués par le marteau terroriste et l’enclume pétrolière. En revanche, pourquoi l’UNESCO, dont la fonction affirmée est justement la préservation de l’histoire et la préservation de la paix, devait-elle participer à une pantalonnade dont la conclusion, stricto sensu, serait que Jésus chassa les marchands de l’esplanade des mosquées, six siècles avant la naissance de l’Islam?
    Tout d’abord, le contexte religieux. Jérusalem et plus particulièrement la vieille ville et le Mont du Temple, sont des lieux sacrés pour les trois monothéismes. En revanche, de l’avis même du Docteur Yussuf Natshe, responsable du Waqf, en charge des lieux saints musulmans de Jérusalem, et du Sheikh Omar Awadallah Kiswani, directeur de la mosquée Al Aqsa, ces lieux ne sont pas à partager, car «ils appartiennent à l’Islam de toute éternité, ainsi que Dieu et l’Unesco l’ont voulu» ( propos recueillis par l’auteur ). Le but des Palestiniens, soutenus par le monde musulman, serait de donner le nom de la mosquée Al Aqsa à tout le Haram Al Sharif ( le Mont du Temple ) de sorte que l’accès en devienne définitivement interdit à tout non-musulman, comme le sont La Mecque et Médine.
    Pourquoi la France s’est-elle rendue complice, par abstention, d’une telle aberration ?
    Dans ce cas, pourquoi la France s’est-elle rendue complice, par abstention, d’une telle aberration?
    Celle-ci s’est inscrite dans un programme plus vaste, établi alors que tous les sondages donnaient Hilary Clinton victorieuse à la succession de Barak Hussein Obama. Le président américain d’alors avait défini une position relative au problème moyen oriental décalée par rapport à celle de ses prédécesseurs, qui devait changer la donne, par recalibrage positif en faveur des frères musulmans et de l’Iran. Au cœur du credo Obamien, les fameuses «colonies» israéliennes, censées symboliser le mal absolu, sans lesquelles la paix mondiale n’était qu’à une plume de colombe, tandis que le terrorisme international, y compris palestinien, ne pouvait en aucun cas émaner des excès d’une religion qualifiée de paix et d’amour.
    Cette position, plus partisane qu’objective, et surtout en rupture avec la tradition américaine, était également considérée par nombre d’observateurs comme une façon de désengager progressivement les États Unis d’un processus de paix moribond, après l’échec, en 2014, des négociations engagées sous la houlette de John Kerry.
    Le gouvernement de François Hollande avait alors sans doute pensé que l’opportunité était grande de remettre la France en première ligne de la diplomatie internationale, en plongeant dague à la main dans l’effroyable nœud gordien du conflit Israélo-Arabe. D’où le projet d’une conférence internationale dont le siège serait à Paris (mais dont les principaux concernés, Israël et les Palestiniens, seraient exclus). Politique arabe oblige – telle qu’instaurée par De Gaulle en 67, et suivie par les gouvernements français successifs – il n’était pas question de laisser la part belle à l’État Juif et bien qu’officiellement alliée d’Israël, ne serait-ce que sur le plan sécuritaire, la France se devait d’appuyer sa conférence par un appel du pied aux pays dont dépend sa fourniture énergétique.
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    Seulement, nul ne se doutait de la victoire de Donald Trump, et que celle-ci allait entraîner un repositionnement américain en faveur d’Israël, avec, sans doute prochainement, le déplacement de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, capitale officielle de l’État Hébreu, et des coups de semonce répétés contre la partialité systématique de l’ONU ( l’on se souviendra de la mise en garde de Nikky Haley, nouvellement nommée ambassadrice aux Nations Unies, le 27 janvier, contre l’infâme agenda 7 ).
    Il s’agit donc, désormais, d’un authentique rééquilibrage de la position américaine et, par ricochet, de celles prises par l’Europe et la France, dans un conflit qui souffre depuis trop longtemps du deux poids deux mesures en faveur de l’Autorité Palestinienne, rendant de fait impossible toute avancée dans les négociations de paix.
    Pourquoi, en effet, les Palestiniens feraient-ils la moindre concession, puisqu’il leur suffisait, jusqu’alors, d’exiger de la communauté internationale pour obtenir?
    Obtenir quoi? L’indépendance d’un pays autonome, telle qu’exprimée par leurs déclarations officielles? S’il ne s’agissait que ce cela, Israël aurait depuis longtemps signé en bas de la page. Mais cette conclusion heureuse serait aller dans le sens d’une volontaire populaire palestinienne aux antipodes de celle de ses dirigeants. De l’avis de Bassem Eid, analyste politique et activiste des droits de l’homme palestinien, «L’autorité palestinienne est comme un parti d’opposition. Il lui suffit de critiquer et d’accuser Israël, elle n’a rien d’autre à faire ni à prouver, pour recevoir tout l’appui et tout l’argent dont elle a besoin. Et pendant que la France et l’Europe offrent des médailles à Mahmud Abbas, le peuple palestinien continue à souffrir sous sa dictature.»
    .
    Il serait donc temps que la France, et l’Union Européenne, reconnaissent qu’à une table de poker on ne donne pas tous les as au même joueur. Même si celui-ci brandit diverses menaces, y compris celle du recours au terrorisme, avec l’approbation d’une organisation qu’il a depuis longtemps phagocytée.
    Pierre Rehov”
    Xxxxxxxxxxx
    J’ajouterai, chers amis, que c’est l’Election de D. Trump à la presidence US qui a produit ce trou dans l’eau que fut cette conference de “pet” de Janvier.
    Et pourquoi cette grivoiserie derniere ? Parce que pour faire un trou dans l’eau, il n’y a qu’un seul moyen :
    y faire des bulles…

  9. Victor dit :

    ouh la la , j’ai peur , j’ai affreusement peur , car voila ti pas que le boucher de Damas , un certain bachar
    vient de déclarer sans rire , que la prochaine fois qu’ ISRAEL bombarde le hezbokhra en Syrie , il nous enverra des missiles SCUDS …..
    C ‘est qu’il serait méchant ce kon !!!! 😆 😆 😆

  10. nina dit :

    Les deux Danny !

    Les armes sont inéluctables, indispensables dans la situation géographique où l’état juif se trouve.

    Le renseignement est très performant. Si des finances sont engagées à grand rythme c’est presque à parité avec le développement d’armes performantes.

    Ce qu’il y a à retenir comme Gally le suggère du reste, c’est que les armes israéliennes vendues aux étrangers qui atterrissent bien évidemment chez les ennemis, tout ceci est PRIS EN COMPTE !

    Voilà ce que répondait un Ministre israélien de la défense il y a une dizaine d’années mais qui reste d’actualité.

    On lui demanda “pourquoi Israël livrait des armes qui pouvaient être rachetées par les pires ennemis de l’état juif ?”

    Sourire énigmatique (à peine) du Ministre : “L’état d’Israel aime savoir ce que vont posséder leurs ennemis et c’est bien mieux si c’est du matériel israélien. Lorsque nous créons quelque chose, nous créons l’antidote…Et nous préférons savoir quel armement nos ennemis utiliseront.”

    Oui, l’argent n’est pas négligeable et ce tout petit état ne peut faire l’économie d’un tel profit. Pas avec des centaines de millions d’ennemis autour de lui.

    D’un autre côté, les capacités d’Israel en termes d’innovation attirent des pays émergents eux-mêmes menacés par des centaines d’autres millions.

    Exemple : L’Inde ou la Chine pour ne nommer qu’eux.

    Tu me répondrais à juste titre Danny : ILS VOTENT TOUJOURS CONTRE ISRAEL A L’ONU !!!

    Là ! Intervient LEURS business et Israel le sait.

    D’une part, cela ne changera rien tant qu’ils n’auront pas de fronts ouverts par exemple pour l’Inde avec le Pakistan (cela ne saurait tarder et les milliers de morts tous les ans de musulmans en Inde prouve que le sujet est hyper-sensible).

    D’autre part, ces pays immenses sont autant de marchés pris à de supposés “alliés” comme l’Union Européenne qui de façade sont des alliés mais plantent des poignards tous les jours dans le dos d’Israel ou encore les USA.

    Business is business et tu as de gros ronchons au Pentagone qui voient d’un très mauvais oeil toutes ces commandes d’armes israéliennes qui leur passent sous le pif.

    Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’en fait une guerre longue, d’usure se fait au-dessus de nos têtes entre alliés “indéfectibles” et Israël pour l’innovation en armement.

    L’histoire incroyable de L’IRAN GATE te prouvera combien Israel s’est fait “baiser” par Ronald Reagan pour sauver les fesses de l’ALLIE !

    Je raconterais ça un de ces quatre en détails peut-être.

  11. Yéhoudi dit :

    le Pakistan et l’ Inde s’ atomisant….

    gros gain pour la Nature de la Planète irradiée aux Deux huitèmes…

    Israel atomisant ses ennemis genétiques – les mêmes depuis 4000 ans mais dont les “Happy Hours” ont changé…a peine… 😆

    la planète volatilisée …….

    et au fin fond d’ une jungle miraculeusement sauvegardée…au pied d’ Gharkad, un singe et une cochonne résignés (le juif singe et la chrétienne cochonne) tristes et le singe soufflant a la Peggy ” tu te rends compte, Eve…va falloir tout recommencer…

    “certainement mon Adam chéri….mais cette fois, terminé l’ histoire de la pomme…tu vois ou ça nous a mené !!

  12. Dany, pour apporter ma p’tite contribution, petit coup de tatane pour aider une amie, dans la guerre, on pompe dans le budget dès qu’il s’agit de survie. Autrement dit ce n’est parce que la technologie martiale augmente que le Renseignement diminue. Ce serait même le contraire…
    Les trucs pour voir à travers les tunnels ou ecouter là-bas des chuchotements, ça sert aussi pour passer a travers les murs…

  13. Ixiane la parpaillote dit :

    Quel régal de vous lire tous, on sent ISRAEL ” le ROI du Monde ” …
    ISRAEL vaincra , s’il n’en reste qu’un ce sera celui-là !!
    Je le sais dans mon for intérieur , mais les mots raffermissent la foi ….

  14. http://www.terredisrael.com/infos/israel-huitieme-nation-plus-puissante-monde/

    Proportionnellent rapporté au nombre d’habitants, la premiere…
    Et rapporté à sa vitalité en moins de 70 ans, encore pluss pluss…
    Et rapporté à sa survie en milieu hostile, après ces guerres, ces boycott, cet ostracisme international, encore Pluss, Pluss et Pluss, il ne fait plus AUCUN doute qu’Ysraël est Dans la dimension du Miracle, directement sous Son assistance. Comment “un” mettrait 10000 en déroute ?
    Le roi du monde, oui. Et le Salut viendra des Juifs.
    Car le Roi est l’Eternel.

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