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Les principaux livres de Jean d’Ormesson, à lire ou relire !

By   /  8 décembre 2017  /  11 Comments

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Jean d’Ormesson est décédé à l’âge de 92 ans. Il publie son premier livre en 1956. L’Amour est un plaisir porte déjà un titre très “ormessonien”, mais ne rencontre pas le succès. Julliard, son premier éditeur a beau voir en lui un “frère de Sagan”, le roman ne se vend qu’à 2 000 exemplaires. Ce n’est que quinze ans plus tard, en 1971, que La Gloire de l’empire atteint les 100 000 exemplaires, un étiage que l’académicien – il le sera en 1973 – ne quittera plus jusqu’à sa mort. Au total, une quarantaine de livres porteront son imprimatur. Difficile d’en distinguer certains plus que d’autres. En dépit de leur diversité de ton, de formes et de taille, les livres de Jean d’O. mettent en scène des hommes libres souvent déchirés entre l’amour et le devoir, la nostalgie et l’époque dont ils sont le fruit.

Mon dernier rêve sera pour vous(1982). La passion de Jean d’Ormesson pour Chateaubriand n’est un secret pour personne. Quand il ne sait pas de qui parler, il évoque son maître quand il hésite entre deux livres, il revient toujours aux Mémoires d’outre-tombeMon dernier rêve sera pour vous est une biographie sentimentale de l’auteur d’Atala. En 1988, l’académicien signe également l’album Chateaubriand de la Pléiade.

Le Vent du soir(1984) inaugure une trilogie (avec Tous les hommes en sont fous et Le Bonheur à San Miniato). Elle narre le destin croisé de quatre frères et quatre soeurs perdus dans les replis de l’histoire et qui parcourent le monde. Du Brésil à Venise, de Vienne en Afrique du Sud, tous croquent la vie à pleines dents, succombent à l’amour, à l’amitié, à l’ambition et à la beauté. Un cycle romanesque dans lequel l’auteur ne cache pas son admiration pour les auteurs russes et français du XIXe siècle.

L’Histoire du juif errant(1990). Quand on aime l’histoire, la transcendance, la permanence des choses, le romanesque et Venise, le juif errant est un thème incontournable. Simon qui a refusé à Jésus un verre d’eau au Golgotha est condamné à marcher partout dans le monde sans jamais trouver ce qu’il cherche. Mais d’ailleurs que cherche-t-il ? Auteur de la faute première, il endosse au fil des années tous les péchés de ses contemporains.

Presque rien sur presque tout(1995). Peut-être lassé que l’on qualifie ses ouvrages de légers, Ormesson s’est souvenu qu’en 1949 il fut agrégé de philosophie et qu’il fut un élève de Louis Althusser. Du milieu des années 1990 à la fin de sa vie, il publia une demi-douzaine de livres plus ouvertement philosophiques. Nous sommes tous des nains juchés sur des géants et si minuscules face à l’immensité de l’univers. L’infiniment grand et l’infiniment petit sont les thèmes de Presque tout sur presque rien, ou de C’est une chose étrange à la fin que le monde paru en 2010.

Une autre histoire de la littérature française 2 tomes (1997 et 1998). Avant d’écrire, Jean d’Ormesson fut un lecteur compulsif, avide de tous les auteurs français du XVIIIe, du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. Il aimait par-dessus tout ceux qui, pour des raisons obscures, ont raté la marche de la reconnaissance pour des raisons inexpliquées… Il tenta de sortir Paul-Jean Toulet de son purgatoire, contribua à faire de Chateaubriand une référence incontestée, rendit à Dumas ses quartiers de grand écrivain, apprécia le bourgeois Larbaud en connaisseur… Avec ces deux tomes et les évocations nombreuses de ses maîtres en littérature, l’académicien devint le prof de lettre des Français sans cuistrerie ni pédanterie.

Le Rapport Gabriel(1999). Jean d’Ormesson détestait parler de sa vie privée, mais un cycle de son oeuvre est d’inspiration autobiographique. Du côté de chez JeanAu revoir et merciC’était bien sont à mi-chemin entre l’essai et le roman. Le Rapport Gabriel fut à sa sortie l’objet d’une vive polémique. L’auteur racontait qu’il fut reçu à l’Élysée par François Mitterrand le 17 mai 1995, quelques heures avant que celui-ci ne quitte le pouvoir. Au menu de leur conversation, la vie, l’amour et surtout la mort, mais aussi “l’influence puissante et nocive du “lobby juif” – l’expression est celle de l’ancien président. La gauche poussera des cris d’orfraie. La polémique a obscurci le vrai propos du livre : Dieu demande à l’ange Gabriel de donner une dernière chance aux hommes. Descendu sur terre, celui-ci s’installe chez Jean d’Ormesson pour essayer de comprendre ses contemporains.

La Conversation (2011). Ce devait être un roman de jeunesse, ce fut la pièce de théâtre de la maturité. Ce dialogue imaginaire un soir d’hiver 1803-1804 aux Tuileries entre les consuls Cambacérès et Bonaparte fut joué au théâtre des Mathurins. Bonaparte veut bâtir sa légende et capitaliser la victoire au pont d’Arcole, il teste la résistance de l’establishment incarné par un Cambacérès qui a peur de tout, mais est fasciné par le futur empereur.

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11 Comments

  1. Yéhoudi dit :

    l’ hommage des Juifs Tunes a Djouni Halidé celui qui disait Ténéssie au lieu de Tunisie !! 😆

    xxxxxx

    On a tous quelque chose en nous de Tunisie,
    Cette même envie d’huile et de rouget frits,
    De ademhout et de couscous garbi,
    De boga frais et de manicoti,
    Quelques chose de Tunisie,

    Comme un p’tit gout de fricassé exquis,
    Un peu de pkaela et de cardons bouillis,
    De la boukha et des poivrons farcis,
    Quelque chose de Tunisie,

    Ce même dégoût pour la maroquinerie,
    Ce même dédain pour les gens d’Algérie,
    Simsilinou quand j’pense à leur meshoui,
    Quelque chose de Tunisie

    La ganaouia celle qui nous ravit,
    Ce nikitouch qui nous donne tant d’envie,
    Cette magbouba intense à l’infini
    Quelque chose de Tunisie

    Kookla delight gabin Nathan Nani,
    Les lumières de Belleville sont endormi,
    On pourra allez manger chez fragi,
    Un plat de merguez avec des spaghetti!
    Quelque chose de bon de Tunisie

    Eh oui Johnny venait de Tunisie,
    Avec ses cuirs ses chaînes et tout ses cris,
    Sa façon d’mettre le feu bien malgré lui,
    Sa gomina avec son torse qui luit,et son prénom zarma de Miami,
    Quelque chose de Tunisie

    xxxxxxxxx

    bon, pour l’ hommage a Jean D ormesson, on laisse ça a nos frères Juifs d’ Algérie…. 😆

  2. Merci bien mais pour ce qui est de Jean d’Ormezvous, cet article est nettement plus pertinent, et courageux :

    https://ripostelaique.com/jean-dormesson-une-extreme-legerete-dans-la-dhimmitude.html

    Ce type était un parfait fumiste, un insupportable cabotin, un grand bourgeois qui se pique d’écrire, mais qui n’avait rien à dire ; il aura vécu le déclin et la nécrose graduelle de la France sans jamais en parler, ni même s’en apercevoir, trop occupé à ne rien foutre que de se répandre en vanités…

    Avec çà, un vilain, très vilain regard de goupil….

    Il était trop jeune pour être collabo en 40, comme les autres imposteurs de son genre, mais….

    ‘pouvez bien vous le remballer votre requiem : il sonne faux. N’est pas Johnny qui veut !

    Il a bien fait d’être immortel de son vivant, pasque maintenant c’est pas gagné…

  3. Plus de gravatar: c’te bécane n’accepte ni les espaces, ni les trémas; et l’écriture exclusivement inclusive niet!

  4. Désiré dit :

    Il n’y a pas que Jeannot et Johnny et le rabbin Josy Eisenberg vient également de nous quitter .
    Il n’êtait pas sectaire du tout et pas trop ésotérique et j’aimais bien ses émissions avec des morceaux d’humour dedans .
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/12/08/mort-du-grand-rabbin-josy-eisenberg-presentateur-de-lemission-dominicale-de-france-2-sur-le-judaisme_a_23301994/

  5. Désiré dit :

    Et je me souviens d’une de ses dernières émissions où il disait que Moïse était mort dans la joie et en riant et que tous les justes (tsadikim ?) mouraient ainsi .
    Alors j’espère que sa fin , qui n’en est pas une , fut aussi heureuse .

  6. Désiré dit :

    Aujourd’hui , éhission hommage à Josy Eisenberg dans “La source de vie” .
    Il y commentait les 22 letres de l’alphabet , éboquait son enfance pendant l’Occupation et comment il échappa de justesse à une raffle de la milice et se souvint avec émotion de la libération de Jérusalem en 1967 .
    Mais ceux du site qui l’ont connu pour de vrai pourraient en parler beaucoup mieux que moi .

  7. Désiré dit :

    Désolé pour les fautes de frappe .

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