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Sir Mark Sykes, l’homme qui a voulu créer le Moyen-Orient

By   /  12 janvier 2018  /  32 Comments

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Au-delà des « accords Sykes-Picot », cet aristocrate catholique rêvait d’émanciper et de réconcilier tous les peuples de l’ancien Empire ottoman. Cent ans plus tard, ses intuitions n’ont rien perdu de leur force.

Le drapeau arabe palestinien (trois bandes horizontales, noire, blanche et verte, un triangle rouge près de la hampe) a cent ans. Mais son histoire a de quoi surprendre…

En 1917, les Britanniques lancent une offensive décisive contre les Ottomans en Palestine et dans le Levant. Ces opérations reposent, pour l’essentiel, sur les forces du général Edmund Allenby : des troupes venues du Royaume-Uni, des dominions, ou de l’Empire des Indes. Elles comportent également un volet arabe : des tribus bédouines qui se sont « insurgées » contre le sultan-calife turc à l’appel du chérif de la Mecque, Hussein ben Ali al-Hashimi, et de son officier traitant, le colonel Thomas Edward Lawrence. En termes militaires, cette « Révolte arabe » ne représente pas grand’ chose. Mais en termes politiques, c’est un atout capital. Elle déstabilise le « front intérieur » ottoman. Et surtout, elle est de nature à rassurer une opinion publique occidentale gagnée, après trois ans de carnage, par le pacifisme ou le défaitisme : si les Arabes ont rejoint les Alliés, c’est bien que ceux-ci se battent pour le droit, et la liberté de tous les peuples…

Encore faut-il que les médias – la presse écrite, mais aussi les premiers reportages photographiques ou cinématographiques – le fassent savoir. Le colonel Lawrence s’est assuré la collaboration d’un journaliste américain, Lowell Thomas, qui le photographie en compagnie de l’émir Fayçal, un fils du chérif Hussein qui a pris de facto la tête du mouvement national arabe. Mais les « combattants » bédouins ne font pas l’affaire : ils n’ont pas d’armes modernes, pas d’uniformes – et surtout pas de drapeau : ils se contentent de vagues bannières vertes ou noires, ornées de versets coraniques. Comment les prendre au sérieux ?

L’état-major régional britannique, au Caire, se tourne alors vers Sir Mark Sykes. Cet officier a négocié, un an plus tôt, des accords secrets avec la France, en vue d’un partage éventuel du Moyen-Orient. Il parle arabe, turc, persan. Il connaît mieux que quiconque, mieux que Lawrence lui-même, l’histoire et les mœurs de la région. Peut-il, de chic, inventer un drapeau arabe ?

Une heure plus tard, Sykes présente un pavillon à bandes noire, verte et blanche, avec un triangle rouge. Il explique : « Ces couleurs renvoient aux trois premières dynasties califales : le vert des Ommeyyades, le noir des Abbassides et le blanc des Fatimides. Quant au rouge, c’est la couleur des Hachémites, la famille du chérif Hussein et de l’émir Fayçal ». Le nouvel étendard est immédiatement arboré par les rebelles. Il flotte sur Damas, au printemps 1920, quand Fayçal y est proclamé « roi des Arabes ».

Et ensuite ? Le « grand Etat arabe » promis par Lawrence ne voit pas le jour : les Français occupent la Syrie et le Liban, les Britanniques ne laissent que l’Irak à Fayçal. Mais le drapeau imaginé par Sykes ne disparaît pas : il est aujourd’hui, à quelques modifications près (la disposition des couleurs, la disparition éventuelle de l’une d’entre elles, l’ajout d’étoiles), celui de la plupart des pays arabes actuels : la Jordanie, le Koweit, la Libye, Oman, le Soudan, l’Egypte, la Syrie, l’Irak, les Emirats arabes unis, le Yémen, le Somaliland (nord de la Somalie, qui a fait sécession en 1996). Il a été également celui du mouvement palestinien depuis 1964.

Mais l’ironie de l’histoire, c’est que Sir Mark Sykes – aristocrate de bonne lignée et catholique pratiquant – est sioniste. Plus exactement, il s’est pris d’amour pour tous les peuples du Moyen-Orient, et pense que les Juifs avaient leur place parmi eux. En décembre 1918, il a résumé ses sentiments dans une lettre à Fayçal : «  Je sais que les Arabes méprisent, rejettent et haïssent les Juifs… Mais croyez-moi : cette race, si faible en apparence, est en fait très puissante… Le mouvement juif est une des clés du succès des Arabes… Ils ne viennent pas pour vous conquérir…Reconnaissez l’aspiration des Juifs à vivre leur vie nationale en Palestine, reconnaissez en eux des alliés puissants ».

 

Christopher Simon Sykes, historien d’art et petit-fils de Sir Mark, vient de lui consacrer une nouvelle biographie, The Man Who Created The Middle East (L’Homme qui a créé le Moyen-Orient). « A chaque fois que je donne mon nom », écrit-il dans son introduction, « il y a des gens qui me demandent si je suis de la famille de l’homme qui a foutu le bordel au Moyen-Orient. Je réponds que je suis en effet le descendant de celui qui a créé le Moyen-Orient moderne ». Ce n’est pas le moindre intérêt de l’ouvrage que d’avoir utilisé de nombreuses archives familiales, y compris la correspondance personnelle de Sir Mark avec son épouse Edith.

Né en 1879, Mark Sykes est le fils unique de Sir Tatton, cinquième baronet Sykes, un de ces gentilshommes anglais prodigieusement riches et passablement originaux comme il en existe beaucoup au XIXe siècle, et de Christina Anne Jessica Cavendish-Bentwick, « petite fille du quatrième duc de Portland » et fille d’un député tory. Le mariage a été célébré à l’Abbaye de Westminster, avec un faste quasi-royal. Il y a trente ans entre les deux époux, et beaucoup d’autres différences. L’introverti Sir Tatton, dont le propre père avait été un tyran, n’a que deux passions : voyager à l’étranger, le plus loin possible, et bâtir des églises. L’extravertie Jessica – le prénom qu’elle retient – aime l’art, la littérature, les spectacles, la société, le jeu : elle finit par collectionner les amants et les dettes. Des querelles spectaculaires opposent les époux. Mais quand Jessica, en 1882, décide de se convertir au catholicisme et d’élever Mark dans cette foi, Sir Tatton a l’élégance de ne pas s’y opposer.

Mark grandit à Sledmere, dans le Yorkshire : un palais néo-classique, cent pièces, vingt mille arbres, des chevaux et des chiens de race, et la vénération toute féodale des villages voisins. Jessica, des précepteurs particuliers et seize domestiques assurent sa première éducation. Il lit sans cesse : la bibliothèque s’étend sur un étage entier. Il s’initie au dessin (ses notes et courriers, par la suite, seront émaillés de croquis et de caricatures), à l’improvisation théâtrale, et aux arts militaires, notamment la fortification, mettant en application les meilleurs auteurs sur les pelouses du château. Bientôt, il accompagne à l’étranger ses parents, ou seulement son père : en France, en Allemagne et en Italie, mais aussi en Russie, en Orient, aux Etats-Unis et au Mexique. Quand il sera admis à Cambridge, il suscitera l’ébahissement de ses professeurs, mais saura séduire ses condisciples par ses récits, ses habitudes de bon vivant et un sens très sûr de l’autodérision.

A vingt ans, il s’est engagé par convenance dans un régiment d’infanterie. Le voici mobilisé, à sa grande surprise, pour combattre les Boers en Afrique du Sud. Il écrit à son « honorable et bien aimée coreligionnaire », la catholique Edith Gorst, fille d’un député conservateur : « Les Boers sont des sauvages. Les colons britanniques – des escrocs ou des Juifs. Les soldats britanniques – superbes. L’Afrique du Sud – un désert. La guerre – nécessaire pour maintenir notre prestige ailleurs. » Il se comporte si brillamment (le Kriegspiel de Sledmere aura été utile) qu’il attire l’attention du commandant en chef, Lord Kitchener. Mais la paix revenue, il s’empresse de quitter l’armée, d’épouser Edith, avec lequel il aura six enfants, et d’entrer au Parlement. Il siège sur les bancs conservateurs, cela va de soi : en professant des idées de plus en plus larges, notamment sur la question d’Irlande ou les affaires sociales.

L’Orient est cependant son « pôle magnétique ». De ses voyages d’adolescent, il avait tiré deux livres : Une Année en Perse et  A Travers Cinq Provinces Ottomanes.

De nouveaux voyages, parfois en compagnie de son père et de son épouse, lui inspirent de nouveaux ouvrages, tantôt sérieux, tantôt cocasses. Il s’intéresse particulièrement à Constantinople et à la Palestine, mais aussi à la Jazirah, c’est à dire, à peu de choses près, au territoire steppique mi-irakien, mi-syrien, qui sera contrôlé par Daesh dans les années 2010.

« On ne peut y voyager », écrit-il, « qu’en se départissant de toute idée préconçue. En matière de philosophie, contentez-vous du Livre de Job ; en matière de politique, du Livre des Juges ; et en matière de morale, des Mille et Une Nuits… Soyez toujours digne et poli, et ne mentionnez jamais la supériorité de la civilisation européenne ». Il y règne déjà une quasi-anarchie : « En mars et en avril… toute la Jazirah est en guerre : non pas que les populations soient particulièrement sanguinaires, prédatrices, barbares ou sauvages, mais tout simplement parce que c’est une occasion se distraire un peu ». Rakka « peut se glorifier d’un bureau de poste moderne, avec une levée du courrier par semaine et un télégraphiste ».Mossoul ? « Un foyer infectieux d’ivrognerie et de débauche ». Un cheikh kurde le reçoit pendant cinq jours sous sa tente : « J’ai pu entrevoir ce qu’avaient été les campements d’Attila et de Tamerlan. » Un cheikh arabe décide de la traiter « à la vranzaise » : dîner assis, nappe blanche, service en porcelaine, et ragoût de graisse de chameau.

Il croise des personnages qui lui ressemblent, et qu’il n’apprécie guère, comme Gertrude Bell, qui deviendra le mentor de Fayçal, mais aussi des ingénieurs allemands qui travaillent à la ligne de chemin de fer Berlin-Bagdad, ce dont il s’inquiète dans un rapport qu’il envoie à Whitehall. Favorable au maintien de l’Empire ottoman, il n’en pense pas moins que celui-ci pourrait bientôt passer sous un protectorat germanique.

Au Parlement, Sykes forme une sorte de club autour de ces réflexions, avec Aubrey Herbert, autre orientaliste et spécialiste des Balkans, George Lloyd, futur gouverneur de Bombay et ministre des Colonies, ou Leo Amery, futur ministre de la Marine, des Colonies et de l’Inde. Quand la Première Guerre mondiale éclate, tous se retrouvent au Bureau arabe : une structure politique informelle que Lord Kitchener, devenu ministre de la Guerre, vient de créer pour surveiller les fronts du Moyen-Orient. Ils travailleront ensuite avec Winston Churchill. Par l’intermédiaire de Julian Amery, le fils de Leo, ce « club »perdurera jusqu’à la fin du XXe siècle et s’élargira à divers milieux conservateurs aux Etats-Unis et en Europe, y compris, en France, les amis d’Antoine Pinay.

C’est en 1915 que Sykes est chargé de délimiter avec le diplomate français François Georges-Picot, ancien consul à Beyrouth, les sphères d’influence de Londres et de Paris en cas de victoire sur les Ottomans. De nombreux malentendus ont pesé sur les accords qui porteront les noms des deux hommes. On oublie généralement qu’au moment où ils ont été négociés, la Révolte arabe n’a pas encore éclaté : les Turcs, encadrés par les Allemands, tiennent encore solidement la région, et ont été en mesure de repousser plusieurs offensives britanniques, aux Dardanelles, en Mésopotamie et dans le Sinaï. On oublie aussi que les Français ne disposent alors d’aucune présence militaire en Orient, et que leur « sphère » n’est donc conçue qu’en tant que « tampon »entre les intérêts, autrement réels, des Britanniques au sud et des Russes tsaristes au nord.

Sykes et Georges-Picot se rencontrent quotidiennement pendant leurs pourparlers et se lient bientôt d’amitié. Ils restent en contact jusqu’à la fin de la guerre, et cherchent à faire évoluer leurs esquisses de 1915 vers une « émancipation » des différentes communautés de l’Empire ottoman : Arabes musulmans ou chrétiens, Arméniens, Juifs, Turcs dans les régions où ils sont majoritaires. « Nos accords ne peuvent survivre que sous une forme radicalement modifiée », écrit Sykes à Georges-Picot, « sous peine d’apparaître comme de simples instruments d’exploitation capitaliste et d’agression impérialiste ». De fait, une version partielle des accords, remise à la cour impériale russe et divulguée par les bolcheviks après la révolution d’Octobre, a fait scandale. Les deux hommes rédigent un « préambule » selon lequel la double présence britannique et française ne devrait être qu’ « une tutelle temporaire, validée par les nations libres et le consentement des populations ». Une idée qui conduira au système des « mandats » de la Société des Nations.

Fin 1917, les Britanniques emportent des succès décisifs en Mésopotamie et en Palestine. Aux côtés d’Allenby, le chef militaire, Sykes devient de facto le proconsul politique des territoires conquis ou en passe de l’être. Il est le principal rédacteur de ce qui sera connu sous le nom de « déclaration Balfour » : la reconnaissance officielle des aspirations sionistes en Palestine. Il rédige également un projet de « Déclaration conjointe de la Grande-Bretagne et de la France pour soutenir les Arabes ». Avec Georges-Picot, il travaille à la création d’un Liban chrétien.

A la fin de l’été 1918, le voici de retour à Londres, où il est reçu par le premier ministre, David Lloyd George, et par le roi George V. Puis à Sledmere, pour trois semaines de repos. Il a préparé à ses enfants de mystérieux cadeaux. Ils s’attendent à des trains électriques, des poupées. Grande est leur déception quand ils découvrent six missels reliés, avec le nom de chacun en lettres d’or…

Mais déjà, Sykes repart pour l’Orient, où les Ottomans s’écroulent, après quatre siècles de domination. Quand un armistice est signé avec la Porte, en novembre 1918, il s’indigne de l’omission de toute référence aux Arméniens : « Compte tenu des atrocités inouïes que ces derniers viennent de subir, nous aurions du imposer la reconnaissance immédiate d’un Etat arménien indépendant », écrit-il à sa femme. Il passe le plus clair de ses journées en voiture, soulevant des nuages de poussière ou, quand il pleut, des giclées de boue. Le 15 novembre 1918, il zigzague de Jérusalem à Es-Salt, en Transjordanie (« 160 miles », soit quelque 250 kilomètres, « sur d’impossibles routes turques encombrées de camions et défoncées par les récentes pluies »), puis d’Es-Salt à Ramleh, quartier général des forces britanniques en Palestine, où il fait son rapport, et de là à Tel-Aviv, sur la côte méditerranéenne, où il s’adresse à la Commission sioniste. Au total, plus de six cents kilomètres.

Le 19 novembre, il prend soin de l’émir Fayçal, qui embarque pour la France à l’instigation du colonel Lawrence. Le 24 novembre, il part pour Alep et Hama, dans le nord de la Syrie, où flotte le drapeau quadricolore qu’il avait inventé un an plus tôt. Représentant officiel de la Couronne britannique, il passe en revue des gardes d’honneur australiennes ou bédouines, félicite les nouveaux gouverneurs arabes, – préside de somptueux dîners, où il ne mange pas car une sorte de dysenterie le mine depuis plusieurs semaines. A moins que ce ne soit une forme de la grippe espagnole, qui fait plus de morts que la guerre mondiale. « A propos, la Grippe est épouvantable ici », écrit-il à Edith d’un ton détaché.

Le 18 décembre, il est réélu député conservateur, avec dix mille voix d’avance. C’est sa femme qui a fait campagne pour lui en son absence. Il lui envoie un télégramme en latin : « Adjutrix Mea Et Liberatrix Mea Es Tu » (« Tu es celle qui m’aide et me libère »).

Sir Mark Sykes ne consomme plus que du lait chaud : la maladie contractée au Proche-Orient ne lui laisse pas de répit. Il n’en rédige pas moins de nouveaux mémoires politiques pour le gouvernement. Enfin, en janvier 1919, il retrouve Edith à Paris, où il doit assister Lloyd George pour de la conférence de la paix – et prodiguer ses conseils aux Juifs, aux Arabes et aux Arméniens. Le couple, plus amoureux que jamais, est descendu à l’hôtel de Lotti, près de la place Vendôme, et sort tous les soirs : le Grand Guignol, où ils rient beaucoup, l’Opéra, où ils le baron de Rothschild les reçoit dans sa loge. Mais Edith tombe malade. Mark la soigne jour et nuit. Au moment où elle commence à se remettre, c’est à son tour de contracter une pneumonie, qui l’emporte en moins de vingt-quatre heures. Il avait trente-neuf ans.

Il est inhumé le 22 février à Sledmere, au milieu des honneurs militaires et entouré des moines de l’abbaye d’Ampleforth. Edith, entièrement voilée de noir, dépose une couronne barrée de ces mots : « Adjutor Meus Liberator Meus Fuistis » (« Tu as été mon soutien et mon libérateur »). L’écho du télégramme du 18 décembre. Au Moyen-Orient, toutes les communautés prennent le deuil. Elles savent qu’elles sont orphelines. Elles ne savent pas encore que, sans leur noble et excentrique mentor, elles vont s’enfoncer dans un siècle de conflits inexpiables.

Christopher Simon Sykes, « The Man Who Created The Middle East»*. William Collins, London, 2016.

 

 

© Michel Gurfinkiel & Valeurs Actuelles, 2017

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32 Comments

  1. trublion dit :

    boh ! la perfide albion a semé la graine de la violence, la haine et les conflits, pour ses intérêts propres au moyen orient, et ça continue encore, avec les printemps arabes, révolution au yemen, ayatolay en iran, massacres et libre service d’humains en syrie, et autre joyeusetés.
    qu’il ait été un être de bonté, peut-être, mais sûrement plus, un instrument au service de sa majesté.

  2. ixiane dit :

    Et la Palestine ROMAINE ? elle est où ???

  3. trump dit :

    Les accords sykes picot nous avaient prive du Golan que la France (puis le liban) avaient derobe en echange de la region de mossul qu’albion (ensuite l’irak) avait recupere pour sa richesse petroliere
    La guerre des 6 jours,qui nous avait ete imposee par nasser, a remis les pendules a l’heure …..
    Shabbat Shalom le Kulam !

  4. AmiedeSion dit :

    @ Gally : Yéhoudi et Victor boudent-ils ?

  5. szmolski dit :

    Les juifs sont trop doux, si j’avais été chef d’état major pendant la guerre des 6 jours j’aurais ordonné de tout écraser, plusieurs villes arabes auraient été rayées de la carte et les territoires définitivement annexés.

    • christopher.dee dit :

      Punaise, je les aurais écrabouillé ces …
      Pas difficile, si je les vois, si on se rencontre, on se présente…
      Pas clair la carte, les contours manquent de détails !
      Putain de marécage, tout y est flou.
      Obama y a laissé de grosses traces.

      Bon, passons pour l’Histoire récente, la plus ancienne est bien plus fascinante, suivant le sujet.
      Euh, je veux dire qu’un peu d’explication permet d’éviter les tueries !
      Pas sure que cela soit entendu !

      • szmolski dit :

        Israël est trop petit, ça ne va pas et c’est trop tard pour établir un équilibre territorial par les canons, il fallait battre le fer à chaud, il ne reste plus qu’à annexer la Judée-Samarie et acheter des terres comme l’ont fait les américains, la moitié du Sinaï par-exemple, et la ville de Gaza je la pousserais dans la mer au bulldozer 😀 )))

  6. kurt haenel dit :

    C’est vrai que les problèmes du Proche Orient viennent du fait que les anglais faisaient très attention à leurs intérêts. Ils voulaient protéger la Route des Indes ( Gibraltar, Malte Chypre, Suez, Aden etc ;.) et ils voulaient aussi assurer et exploiter les droits de prospection dans le coin. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque les Anglais étaient un peu les maîtres du monde, mais les Turcs étaient aussi une grande puissance. En contrôlant l’Arabie, ils dérangeaient les anglais dans leurs desseins.
    Pour embêter les turcs, il fallait donc fomenter une révolte des arabes contre les turcs.
    Et à partir de là tout est parti, il ne faut pas l’oublier.

    J’aurais bien aimé avoir des avis la dessus….

  7. szmolski dit :

    J’ai vu il y a deux jours un espèce de concert plein air, c’est en Israël, du chant couscous merguez arabisant mais en hébreu, c’est quoi cette musique??? Mais c’est dingue, faut vraiment être juif pied-noir pour aimer ça, moi ça me donne juste envie de me barricader chez moi avec du quadruple vitrage et me mettre un cousin sur la tête, et pour être sûr de ne rien entendre je m’enfile une bouteille de vodka et une triple dose de somnifère. On aurait du diviser le pays en deux, une partie pour les sefs et une partir pour les ashks, comme ça chacun écoute et bouffe ce qu’il veut chacun de son côté 😀 )))
    Ce côté orientalisant qui est venu en Israël avec les juifs des pays arabes est vraiment un truc qui m’emmerde au plus haut point, déjà que je ne supporte pas l’américanisation de la culture israélienne il manquait encore ce contingent d’Enricos Maciaux à chemises bariolées et aux chaussures brillantes qui
    débarquent avec leur ouds et leurs falafels, on pourrait pas leurs filer 3500 dollars pour qu’ils retournent au Maghreb? 😀 )))

  8. Franco-Belge dit :

    C’est un peu facile de dire que les problèmes au Proche-Orient viennent des Britanniques (les Turcs vous diront que c’est à cause du démantèlement de l’Empire ottoman ; les Arabes à cause de la disparition du califat abbasside..), et la création dans la région d’un “grand Etat arabe”, qui aurait rapidement éclaté pour des raisons politiques, religieuses, ethniques (un peu comme le grand Etat slave des Balkans, la Yougoslavie) n’aurait en rien résolu les problèmes. Je pense qu’on aurait du créer un grand Etat arabe dans la péninsule Arabique, et partager la Mésopotamie et le Levant entre Kurdes, Juifs et chrétiens.

    • trublion dit :

      ce n’est pas l’intérêt des occidentaux, britanniques, américains et français, à ce que cette région soit partagée et vive en paix. ceux ci étant les “maitres du monde”, ça ne se fera donc pas.
      tout pas vers cette direction sera étouffé dans l’oeuf.
      le génie juif a su tirer son épingle du jeu. nous servons de catalyseur à la haine pour les peuples de la région. ça ne s’arrêtera pas demain.

    • szmolski dit :

      Le Proche-Orient est une colonie arabo-musulmane, tout comme l’Espagne cette région a été conquise, à l’origine elle était habitée par d’autres peuples, assyriens, chaldéens, kurdes, arméniens, druzes, il n’y avait pas de langue arabe ni d’islam, c’était une terre principalement chrétienne et juive, Au 6 eme siècle av. JC l’araméen était la langue administrative de l’Empire perse et du 3 eme siècle jusqu’à 650 après JC elle était la principale langue écrite du Proche-Orient, contrairement à l’arabe l’araméen est une langue très proche de l’hébreu, la distance linguistique entre arabe et hébreu est équivalente à la distance qu’il y a entre l’anglais et le néerlandais (Pays-bas), alors que la distance entre araméen et hébreu équivaut à celle qu’il y a entre par-exemple l’espagnol et le catalan ou provençal et espagnol, quelque chose de cet ordre, les deux langues appartiennent à la branche sémitique du nord. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/77/Langues_s%C3%A9mitiques.svg/220px-Langues_s%C3%A9mitiques.svg.png
      Et avant l’araméen il y avait l’assyrien, l’akkadien, le babylonien, la région du levant n’a jamais été arabe ni musulmane, cette religion n’était pas encore née, de même il n’y avait pas encore de langue turque, elle arrivée seulement au 11 eme siècle dans la péninsule de l’Asie mineure.

  9. J’ avais commenté ce truc sur J’s’s lors de sa sortie, et personne n’avait relevé…alors bof.
    Sujet interressant en cette 70 année de “reconnaissance” d’Israël sur sa terre…

    http://www.jforum.fr/europe-2018-israel-et-les-juifs-les-questions-qui-fachent.html#comment-159394
    .
    Les Juifs sont ainsi, et peu faiseur d’histoire, qu’ils pensent que “ça va passer”…
    Au point qu’ils retournent (!) dans les pays de leurs tourments, oublieux et peu rancuniers des cendres de leurs aïeux, encore tiedes…
    En touristes… ou émigrants.
    En 1933,en Allemagne et en Autriche, ils pensaient cela…
    En Russie tzariste, ils pensaient cela…
    En Pologne…
    En France…
    En Angleterre…
    En Espagne…
    Au Portugal…
    En Terre d’Islam,
    Sous les Romains…
    Sous les Grecs…
    À Suze,
    Sous les Medes, les Perses, Babylone…
    L’Egypte des pharaons, le creuset…
    Partout, finalement, et même sous differents jougs en Ysraël, des cinquantaines de générations de Juifs ont eu ce comportement mental de “ça va passer”…
    Mamie Rivka avait dit à Jacob : “va chez mon frère Lavan, le temps que la colère de ton frère Essav passe…”
    De même Avraham, qui ne pensait pas que Sarah pouvait lui etre ravie pour le Pharaon, et qui s’attendait à ce que les frasques d’Ysh’mael passent…
    De même Isaac, que les combleurs de puits se lassent…
    …. Et même Ysraël, le pays, aujourd’hui, qui pense que” ça va passer”…
    Peut-être Dieu Lui-même, dans Son infinie Miséricorde, nous a conditionnés à penser ce “ça va passer”, Lui qui attend que l’Homme sorte de sa glaise immemoriale , et s’élève, enfin, au statut de l’Heritier Veritable , sous l’égide du peuple formateur, et formé et élu pour cela. :
    ו וְאַתֶּם תִּהְיוּ-לִי מַמְלֶכֶת כֹּהֲנִים, וְגוֹי קָדוֹשׁ: אֵלֶּה, הַדְּבָרִים, אֲשֶׁר תְּדַבֵּר, אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל.6… Et vous serez pour moi une Royauté de Pretres, “et” une Nation Sainte.’ Tel est le langage que tu tiendras aux enfants d’Israël.”
    Finalement, il faut reprendre les cartes en main, et cesser d’attendre que ” ça passe “…

  10. Ruthy dit :

    Moi j’ai une question a poser à Jonathan Sellem, si toutefois il lui arrive de jeter un coup d’oeil sur son malheureux site.
    Que se passe t’il ici? Gally est resté le seul a se préoccuper de JSSnews dans son maigre temps libre. Ça ressemble a un appartement déserté (mais bien gardé par Rambo le robot) par ses proprietaires, où de temps à autre, on vient arroser les plantes pour qu’elles ne meurent pas.
    Alors, au lieu de mettre un colosse à l’entrée, malgré qu’il n’y a rien a voler, faut soit fermer la boutique, soit la relooker, en résumé, faire qq chose d’intelligent.
    Pardon, mais je trouve ça stupide de laisser ce site entre la vie et la mort.

  11. benkahloun67 dit :

    Que se passe-t-il aux Nations-unies quand une mouche tombe dans une tasse de café?
    L’Italien – jette la tasse et s’en va en rage.
    > Le Français – jette la mouche et boit le café.
    > Le Chinois – mange la mouche et jette le café.
    > Le Russe – boit le café avec la mouche; c’est un extra sans frais supplémentaire…
    > L’Israélien – vend le café au français, la mouche à la Chine et achète pour lui-même une nouvelle tasse de café. Avec le bénéfice des ventes, il met au point un dispositif qui empêche les mouches de tomber dans le café.
    > Le Palestinien – accuse Israël d’avoir mis une mouche dans son café, dénonce l’agression à l’ONU, fait une demande de prêt aux Nations-Unies pour financer l’achat d’une nouvelle tasse de café, utilise l’argent pour acheter des explosifs..
    > Et puis:
    > Il fait sauter la cafétéria où… l’Italien, le Français, le Chinois et le Russe sont tous en train d’expliquer à l’Israélien qu’il doit donner sa tasse de café au Palestinien…

  12. Ruthy dit :

    Gally, refouah shelema pour la pitchounette, je me doutais bien qu’il y avait une bonne raison à ton absence, mais c’est pas normale qu’une personne qui, par ailleurs très occupée, soit la seule a mener un site comme JSS.
    Maintenant, si tu peux dresser le Rambo en notre faveur, ça sera deja une bonne amelioration. 😁

    • Gally dit :

      On va faire ce qu’il faut Ruthy.

      Par contre, il a bossé avec le dernier article de Melles le pauvre, je te dis pas la litanie d’insultes que je viens de voir passer (j’ai encore été pas mal absent), du délire (je parle pas des gens pas d’accord avec l’article, je parle des insultes antisémites…)

  13. szmolski dit :

    C’est dommage, je suis très intéressé par les antisémites, je voudrais connaître leurs sources, il parait que les juifs ont tout l’argent? Mon père est juif et j’ai rien eu moi, je ne sais pas où m’adresser? Si l’un des antisémites pouvait me communiquer son carnet d’adresses je lui serais reconnaissant, je lui file 10%

  14. Sigismund dit :

    Pourquoi ne pas prendre la décision courageuse de fermer ce site, qui est une dépouille, de le ranger dans la genizah du net, et sur ses décombres de repartir avec un nouveau site d’informations plus fonctionnnel avec un cahier des charges identique? Besoin d’informations pointues communautaires francophones et israéliennes , besoin d’un forum interactif ultra-réactif?

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