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Israël: Netanyahu est “au-dessous des soupçons” selon le Procureur Général

By   /  25 janvier 2018  /  5 Comments

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Le procureur général Avichai Mandelblit a fait savoir  mardi 23 janvier que la police n’a pas de dossier suffisamment solide pour déférer le Premier Ministre afin qu’il soit jugé pour corruption. Depuis plus de deux ans, les inspecteurs de police rassemblent des pièces pour ce dossier contre le premier ministre autour de son habitude d’accepter des cadeaux somptueux de la part de magnats.

Il ne s’est pas passé un jour, sans que la police ne laisse une fuite s’échapper  à tout un florilège de “journalistes d’investigation”, qui se sont bâtis des carrières flamboyantes à porter la nouvelle que la police allait bientôt présenter un dossier en béton pour corruption contre Netanyahu.

Mais, mardi, ils ont tous été frappés de stupeur imbécile quand “des sources autorisées proches du procureur général” ont lâché la fuite à contre-courant de cette vision toute faite, pour la 2ème chaîne TV,qui disait que la police n’est pas parvenue à apporter les preuves suffisantes au procureur pour qu’il poursuive la procédure devant les tribunaux.

Mandelblit a aussi averti que si le procureur tentait de soumettre le dossier à un tribunal, il serait rejeté par manque de preuves, et que la partie qu’on désignerait comme ayant failli à sa mission ne serait pas le commissaire de police, mais le procureur et le système judiciaire, tous deux subissant une atteinte grave à leur crédibilité.

La grande majorité des médias des principaux courants d’opinion ont été trop abasourdis pour pouvoir réagir. Ils comptaient sur l’absolue certitude de la criminalisation du premier ministre face à leur récit dominant, injecté année après année et elle s’est évanouie trop vite pour qu’ils parviennent à l’assimiler.

Cependant, les initiés au sein des principaux journaux et de la sphère politique savaient depuis un certain temps que le procureur de l’Etat avait donné son préavis à la police : “Vous avez fait du bon boulot, leur a t-il signifié, mais si vous voulez bien ‘excuser, les documents que vous m’avez soumis, dans le “dossier 1000” ( pots de vin) et “Dossier 2000″ (dialogue inapproprié avec un directeur de journal) ne tiendront pas devant la cour. Je ne vois aucune preuve de distribution de pot-de-vin de la part du Premier Ministre”.

Le seul service qu’il a rendu au magnat Arnon Milchen en échange de ses cadeaux très personnels a consisté à lui garantir son visa américain. Ce service n’est pas hors-la-loi, quand le magnat en question a rendu des services importants à la sécurité d’Israël.

Interroger James Packer, un milliardaire australien et ami du Premier Ministre, n’a pas amené un iota de preuve suffisant à appuyer une accusation de corruption – ni même un comportement inapproprié du premier ministre.Le procureur Général Avichai Mandelblit

On pense que le procureur de l’Etat a proposé comme moyen de sauver-la-face à la police de fusionner les deux dossiers, pour être reformuler sous l’accusation “d’abus de confiance”. Mais même sous cette forme, les chances d’inculpation restent marginales, a t-il dit, et même alors, elle est trop mineure pour porter préjudice aux activités politiques de Netanyahu en tant que premier ministre.

Netanyahu lui-même a désigné cette campagne, dont les objectifs avoués sont de trouver un prétexte judiciaire renforçant sa stigmatisation pour corruption, comme une chasse aux sorcières. Il s’avère à présent qu’il en est lavé, ce qui a, de plus,explosé au visage des trois principaux enquêteurs :

L’une: La police israélienne, dont les enquêteurs ont traversé le globe depuis deux ans, sans omettre la moindre pierre à retourner, dans leur quête de preuve de mauvaise action suffisamment puissante pour renverser le premier ministre. Quand ils ont réalisé qu’on ne trouvait nulle part de versement d’argent sale, certains officiers supérieurs de la police ont dégainé une nouvelle arme : une campagne calomnieuse. Ils ont alimenté les médias par des fuites concernant des actions de Netanayahu qui étaient présentées comme douteuses et teintées de corruption. Cette campagne semble avoir été autorisée par le commissaire de police Ronnie Alsheikh, dont les propos ont été cités dans des rumeurs circulant à travers les couloirs des quartiers généraux, démontrant qu’il avait “déclaré la guerre à la corruption et qu’il était déterminé à ne laisser rien ni personne lui faire obstacle dans cette voie”.

Personne ne sait avec certitude d’où provenaient ces rumeurs ni qui elles visaient précisément. Mais, qui que cela ait pu être, les plus hauts échelons de la police auront à présent réalisé qu’ils ont manqué leur cible. Mardi soir, il a été annoncé que le commandant Ronnie Ritman, chef de l’unité Lahav 433, qui a conduit l’enquête sur Netanyahu, a démissionné.

Deux : L’ancien premier ministre Ehud Barak, l’un des ennemis les plus fervents contre Netanyahu, n’a pas perdu de temps avant de faire connaître son point de vue. Il tweetait mercredi : “Le grand blanchiment a déjà commencé. La 2ème chaîne a révélé que le procureur général est terrifié à l’idée que Netanyahu soit acquitté, car c’est ce qui le pousserait au suicide (politique). C’est absurde. La honte éternelle incombe à tous ceux qui blanchissent [la vérité?] ce que tout le monde sait sans avoir besoin d’attendre un procès pour le prouver” [terrible aveu de Barak pour qui la rumeur suffit à accuser].

Le procureur général est un mou (invertébré). Il n’est qu’un homme de paille pour garantir que le pays se noie dans la corruption et descend la pente glissante vers “tiers-monde” (la république bannière)”, poursuit Barak. “Au lieu de présenter des arguments de contorsionnistes et de montrer sa propre peur, Mandelblit devrait se récuser dans la gestion des dossiers contre Netanyahu. C’est bien trop gros pour lui”.

Pour Ehud Barak, qui aspire tant à faire son retour à la vie politique, aucun bsoin de prouver la culpabilité devant un tribunal garant des lois, et il n’y a même pas besoin d’enquête. “Ce que tout le monde sait”, lui suffit amplement, même si plusieurs millions d’autres citoyens israéliens risquent d’insister sur la valeur d’un procès en bonne et due forme avant de présumer quiconque comme coupable [idéal].

Barak n’est pas le seul politicien has-been qui croyait avec certitude en la chute imminente de Netanyahu, qui leur ferait ainsi la courte-échelle, par effet de bascule, pour se hisser vers les sommets. Faisant la queue avec lui, on trouve Yaïr Lapide du Parti de l’Avenir, qui accole le mot “corruption” à la moindre phrase, à côté de son auto-proclamation en tant que “prochain premier ministre” ; ainsi que le nouveau président élu du Camp Sioniste, Avi Gabay, qui doit encore imposer sa marque personnelle ; il y a aussi l’ancien Ministre de la Défense, Moshe Ya’alon et ainsi de suite.

Ils évacuent leurs frustrations contre l’homme qui leur a retiré l’échelle et l’a mise hors de leur portée, le procureur général. Pour commencer, il est menacé (maudit) de “honte éternelle”. Qu’en est-il de la démocratie? Et quel mépris va être déversé contre le système de justice de l’Etat! Depuis plus d’un an, les manifestants anti-Netanyahu ont imposé la présence de vigiles à l’extérieur du domicile du procureur général, à force d’exiger qu’il traîne le premier ministre en procès pour corruption. Samedi dernier, ils l’ont conspué à la sortie de la synagogue où il prie chaque shabbat [sans le moindre soupçon de “honte éternelle” pour ses détracteurs inconditionnels, cela va de soi]

Trois : Les médias des courants dominants, embrigadant leurs reporters les plus en vue et leurs talents les plus fins pour mener cette campagne de promotion de la chute de Netanyahu. Qu’est-ce qui va pouvoir, maintenant, venir remplacer leurs “pronostics faisant autorité”, démontrant que le premier ministre est absolument et irréfutablement coupable et que son inculpation est déjà dans la boîte? Peut-être que s’ils avaient occasionnellement évoqué un risuqe de revers dans l’enquête et équilibré quelque peu leurs reportages, ne seraient-ils pas à ce point obligés de devoir manger leur chapeau. Ils vont, plutôt tenté de lancer une nouvelle campagne, en fabriquant un autre “dossier à charge”…

Source: Jforum – JSSNews

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5 Comments

  1. thaurac dit :

    La gauche, comme en france, a métastasé toute la fonction publique et ce sert de ce pouvoir de nuisance à des fins idéologiques.
    C’est malheureux car je n’aime pas le bonhomme, mais il faudrait faire comme erdogan, nettoyer les écuries d’Augias de tous ces gauchistes syndicalisés, qui ne comprenne le mot “démocratie” que si c’est eux au pouvoir.
    On peut voir la façon “démocratique” de la gauche pour s’accrocher au pouvoir , avec ce qui se passe dans les pays d’amérique du sud et plus discrètement , en france, avec les médias….

  2. Efge dit :

    Bonjour,
    Ce n’est pas “au dessous ” mais “au dessus ” de tout soupçon qu’il faut dire.
    Sinon cela veut dire le contraire.
    Merci
    Efge

  3. Parole de jj dit :

    Barak est devenu fou , on dit en hébreu Timbel il a dijoncté le pauvre encore un rêveur si il croit qu’il peut être accepté en tant que premier ministre mais bon c’est gratuit de pensé il n’a rien à perdre .

  4. Depuis la sortie d’Egypte, nous avons à chaque génération nos Dathan et Aviram… Toute proportion rituelle gardée, on en veut au chef, Bibi. Ceux-là rêvent de défairent le chef et prendre sa place…
    Et pour cela, tous les moyens sont bons, et surtout la médisance.
    On sait le sort réservé à ces destructeurs par le Seigneur des Armées.
    “ils descendirent vivant dans la tombe”…
    Mais aujourd’hui, sur une autre echelle, nous assistons au bashing forcené d’ Ysraël, et les Dathan et Aviram sont des partis politiques des nations, des personnages publiques de celles-ci,… voir les Nations elles-mêmes.
    Il ne s’écoule pas un jour sans que l’on cloue Le Juif-Ysraël au pilori, et particulièrement sur le vieux continent, celui qui a enfanté la Shoah…
    Aujourd’hui, le negationisme devient aussi negasioniste, et se pratique aussi par omission, et/ou “derision”, terme galvaudé et mal utilisé _à mauvais escient _ puisque la dérision ne prevaut que si elle est proclamée par la “victime”, et non point par l’auteur du tourment.
    Si Desproge se moquait du cancer, c’est qu’il en etait atteint… Et les “blagues” fumantes sur la Shoah ne peuvent etre dites QUE par les victimes ou leur “ayant droit”.. Je recommande le dernier G. MILLIERE sur menapress.org…
    Milos Zeman, le Premier ministre Tchèque réélu, est qualifié de Trump européen… Nous sommes en démocratie, paraît-il…
    Trump serait-il devenu un “gros mot”?

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